Nord-nord-ouest | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Domaine français

Janvier, 2015 / 11,5 x 21,7 / 272 pages


ISBN 978-2-330-03893-9
prix indicatif : 20, 00€

Prix des Mémoires de la mer - 2016
prix Encre Marine - 2015
prix de la Ville d’Asnières-sur-Seine - 2015
prix Ouest France Étonnants Voyageurs - 2015

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Nord-nord-ouest

Sylvain COHER

Ils ont traversé la France en diagonale, de la frontière italienne à la Bretagne, et veulent quitter le pays au plus vite. Lucky et le Petit ont poussé comme des frères, à la vie à la mort, et s’en sont toujours sortis en se serrant les coudes. À Saint-Malo, une fille qui s’est entichée de Lucky dérègle leur routine. Le Petit la voudrait loin, ou bien plus près de lui.
L’idée est simple et folle : ils vont rallier l’Angleterre sur un voilier de plaisance. Ils ont grandi dans le calme bleu de la Méditerranée, ne connaissent pas grandchose de la mer, seule la Fille a naguère pris quelques cours de voile. D’ici deux jours, ils espèrent boire une Guinness dans un bar à marins de l’autre côté de la Manche. Une vie nouvelle pourra commencer…
Dans ce huis clos à ciel ouvert, la mer, mystérieuse étendue de beauté fourbe, confronte chacun aux deux autres et à ses propres cauchemars. La liberté et la peur, la solidarité et la solitude, la jeunesse et la destinée, tels sont les motifs de ce voyage incertain sublimé par une écriture au rythme précis, aux métaphores saisissantes, à la poésie vénéneuse.

“Vouloir écrire sur la mer, c’est chercher une petite place dans le foisonnement des livres qui ont été écrits sur elle. La démarche peut sembler déraisonnable, tant la bibliothèque est imposante. Quoi dire après Pierre Loti, Ernest Hemingway, Herman Melville, Joseph Conrad, Jack London, Édouard Peisson, Blaise Cendrars, Bernard Moitessier, Nikos Kavvadias, Nicholas Monsarrat ou Björn Larsson ? Des écrivains, des capitaines et des marins. Une mer plus écrite que je n’ai eu le mérite de la voir. Tempêtes, cyclones et naufrages lointains. Pourtant, le désir d’écrire “mon” livre de mer m’accompagne depuis mes premières lectures. Restait à savoir comment, et c’est un article de presse qui m’a offert le commencement de ce roman. Un simple fait divers, lu il y a des années de cela et gardé depuis bien au chaud dans un carnet de notes. À cette époque, je possédais avec des amis un petit voilier du côté de Saint-Malo. J’avais appris “dans la presse régionale qu’un autre voilier – je l’imaginai aussitôt semblable au nôtre – avait été volé non loin sur la côte et retrouvé en Irlande ou en Écosse (à présent, je n’en suis plus très sûr). Dans le bateau déserté, on avait repêché une sorte de carte. Un gribouillage sommaire, insuffisant pour naviguer où que ce soit. Le journal signalait les difficultés que rencontrait le propriétaire pour rapatrier son bien, sous-équipé pour affronter un territoire maritime réputé difficile. Deux lignes évoquaient les voleurs, probablement plus chanceux qu’expérimentés. L’article s’enhardissait à supposer qu’il s’agissait de fugitifs, ou de clandestins.
C’est leur voyage que j’ai tenté de reconstituer dans Nord-nord-ouest, en leur prêtant un voilier que je connaissais bien : le Slangevar. L’aventure pouvait enfin commencer.”

S. C.

Nord-nord-ouest

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Sylvain Coher lit un extrait de "Carénage"


Sylvain Coher présente "Carénage"

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