Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, au temps de la révolte des Rustauds | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Hors collection

Avril, 2018 / 11,5 x 21,7 / 352 pages


ISBN 978-2-330-09745-5
prix indicatif : 22, 80€


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Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, au temps de la révolte des Rustauds

Tragique pastorale

Harry BELLET

 La suite attendue des Aventures extravagantes de Jean Jambe­creuse, artiste et bourgeois de Bâle.
1521 : les janissaires turcs menacent une chrétienté divisée. De très jeunes gens ambitieux se partagent le monde connu : Soliman, François Ier, Henri VIII et Charles Quint, qui mo­dèlent à eux quatre l’Europe du début du xvie siècle.
Il en est un cinquième dont le rôle est déterminant : un moine allemand, Martin Luther, provoque une remise en cause des croyances, et met en difficulté l’Église romaine, où trois papes se succèdent en quatre ans. En s’appuyant sur les Écritures, il donne de l’espoir aux paysans alsaciens et alle­mands qui, découvrant que le servage et les corvées excessives ne figurent pas dans l’Évangile, se révoltent. C’est la guerre des Paysans de 1524-1525, également baptisée la “révolte des Rustauds” : sur fond de revendications religieuses, sociales et économiques, le conflit regroupera près de trois cent mille paysans et fera cent mille morts.
À Bâle, le jeune Jean Jambecreuse, peintre reconnu, pa­tronné par Érasme et bourgeois considéré (surtout des dames), découvre les joies et les angoisses de la paternité, mais égale­ment les aléas de la vie d’artiste, voire de la vie tout court, en ce siècle qui est aussi celui de Rabelais – fait de bruit, de pail­lardise et de fureur, charnière entre le Moyen Âge qui ne veut pas finir et la Renaissance qui se cherche.
Le personnage de Jean Jambecreuse est inspiré de celui du peintre Hans Holbein (1497-1543). Les éléments connus de sa biographie sont scrupuleusement respectés, mais, Dieu merci, ils sont lacunaires : pour le reste, on retrouve les joies un peu canailles du fabliau médiéval ou du roman picaresque, quand le langage subissait les mêmes tiraillements et les mêmes métamorphoses que le monde où il s’élaborait.



Myriam Prat, Un autre regard

« Toute la saveur de ces XVe et XVIe siècles se trouve dans ce roman.  »


Jean-Paul Gavard-Perret, Le Littéraire.com

« L’érudit roman­cier ne rate pas l’occasion de s’y livrer [à l’érotisme] dans son fabliau cruel d’une aube du XVIème siècle agité mais robo­ra­tif et joyeux. Entre saga pica­resque et fabliau, un monde et son lan­gage se dis­tordent.  »


Serge Hartmann, Dna

« Le romancier s’est infiltré dans la bio lacunaire [de Hans Holbein] en imaginant les aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, et artiste et bourgeois de Bâle. Très attendu, le tome 2 se déroule au temps de la révolte des rustauds.  »


Cécile Lecoultre, 24 Heures

« Les aficionados des paillardises de Teulé pactiseront sans peur avec ce diable de Jean Jambecreuse. Sous couvert d’une tragique pastorale, l’historien sait digérer la complexité ambiante à coups de saillies drolatiques sans perdre l’acuité factuelle. La bagarre de Martin Luther en devient lumineuse, c’est dire !  »


Daphné Bétard, Beaux-Arts Magazine

« Nourris de fabliaux médiévaux, [les] romans [d’Harry Bellet] racontent l’itinéraire d’un virtuose du pinceau, arriviste et un peu salaud. Un régal d’érudition et d’humour écrit dans une veine rabelaisienne grivoise.  »


Laurent Lemire, Livres-Hebdo

« Harry Bellet livre un nouvel épisode des aventures truculentes de Jean Jambecreuse. Ce souci du vrai n’empêche pas la paillardise à une époque où l’on vide chopines et goussets. Harry Bellet s’en donne à cœur joie dans une suite rabelaisienne où l’on croise Erasme et Till l’Espiègle à Bâle, François Ier à Lyon, Thomas Cromwell à Londres, le pape Clément VII à Rome et Soliman le Magnifique à Constantinople. La documentation historique est rigoureuse, les situations vraisemblables et les dialogues savoureux. Harry Bellet prend plaisir à travailler la langue et à se servir de l’histoire. Le lecteur le ressent en retour et lorsqu’il apprend que Jambecreuse se rend à Londres sur la recommandation d’Erasme pour y rencontrer Thomas More, il attend la fin de cette trilogie avec gourmandise.  »


Association du méjan

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