Le Registre de l'inquiétude | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Lettres scandinaves

Octobre, 2018 / 11,5 x 21,7 / 448 pages

traduit du norvégien par : Céline ROMAND-MONNIER
ISBN 978-2-330-11344-5
prix indicatif : 23, 00€


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Le Registre de l'inquiétude

Linn ULLMANN

Père et fille parlaient de ce projet depuis des années : écrire ensemble un livre sur la vieillesse. Car vieillir, disait-il, c’est un labeur. Le fameux réalisateur avait des règles pour tout, en particulier pour la façon dont ils allaient passer du temps ensemble. Ils se retrouveraient exactement à la même heure tous les matins. Ce serait planifié et contrôlé. Mais lorsqu’ils s’installent enfin avec le magnétophone, la vieillesse l’a déjà rattrapé et leurs conversations deviennent imprévisibles, saccadées. Sa mémoire est défaillante et il navigue entre plusieurs réalités. Père et fille sont obligés de tenter quelque chose qu’ils n’ont jamais fait : improviser. De façon tout à fait inattendue, ces dernières conversations les mènent dans des territoires inconnus, à la fois lucides, oniriques, drôles et mélancoliques.
Avec gravité, tendresse et humour, Le Registre de l’inquiétude dresse le portrait éclairé et sincère d’une enfant impatiente de grandir et de parents qui préfèrent rester des enfants. C’est également l’histoire d’un vieil homme qui s’efforce de maîtriser son propre épilogue, car la vieillesse, tout comme la mort, doit se planifier avec sérieux et ambition, à l’instar de n’importe quel travail. Un texte lumineux sur l’oubli, le temps, le besoin d’amour et le deuil – et sur les nombreuses histoires, souvent contradictoires, que constitue une vie.



Jessica Nelson, Point de Vue

« Entre souvenirs et secrets révélés, deuils et films partagés, réflexions sur la filiation et retranscriptions de conversations, le lecteur est plongé dans une parenthèse filiale exceptionnelle d'intimité.  »


Virginie Bloch-Lainé, ELLE

« Ni dans la forme ni dans le fond, Le Registre de I’inquiétude n’est un récit d’enfance classique. Linn Ullmann varie justement les registres et les rythmes. Linn Ullmann, elle, ignore la plainte et aligne son humour sur cette sobriété.  »


Isabelle Spaak, Le Figaro Littéraire

« Un récit lumineux.  »


Elisabeth Barillé, Le Figaro Magazine

« L'auteur y enchâsse ses souvenirs – des plus anciens aux plus récents dans une nudité d'intelligence, tendre et cruelle comme la vie même.  »


Didier Jacob, L’Obs

« La force du récit de Linn Ullmann, sa beauté nue, stupéfiante, et son indicible émotion tiennent dans ce qu’elle a su retrouver ses impressions d’enfance… C’est triste et enjoué. C’est presque un film. Bergmanien.  »


Gérard Lefort, Les Inrockuptibles

« Elle baguenaude au hasard de souvenirs chaotiques qui remontent de certains abysses douloureux, elle divague sur les chemins de traverse d'une vie "hors la loi", mise à distance par un humour sur soi permanent.  »


Alexandre Fillon, Lire

« Linn Ullmann revient sur l'enfant qu'elle a été et la femme qu'elle est devenue, ses années passées à New York. « Se souvenir, c'est regarder autour de soi, encore et encore, avec la même stupéfaction », écrit-elle joliment. Ce qu'elle fait ici en parlant de la perte et du manque, de l'absence et de la solitude.  »


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