Le Grand Nord-Ouest | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Domaine français

Août, 2018 / 14,5 x 24,0 / 320 pages


ISBN 978-2-330-09658-8
prix indicatif : 21, 50€


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Le Grand Nord-Ouest

Anne-marie GARAT

Fin des années 1930. Lorna del Rio quitte précipitamment les beaux quartiers d’Hollywood avec la petite Jessie et fonce vers le Grand Nord-Ouest du Yukon et de l’Alaska, sur les routes, par mer et jusque sur les anciennes pistes indiennes. Son périple croise les légendes de l’épopée de l’or et des trappeurs d’antan, avec pour seul guide une mystérieuse carte folle et ses munitions de première nécessité : son étole de vi­son, sa trousse à maquillage, son colt, une fortune volée dans le coffre d’Oswald Campbell, feu l’obèse papa de Jessie ; et surtout une sacoche pleine de vilains secrets. D’où vient-elle, que fuit-elle ? Que cherche l’intrépide pin-up, qui change de nom à tout bout de champ et ment comme elle respire ?
L’histoire de cette cavale, c’est Jessie qui, quinze ans plus tard, un soir d’avril 1954, la raconte à Bud Cooper, dans la banlieue d’Anchorage. Car qui d’autre que Bud tendrait l’oreille pour comprendre ce qu’a vécu Jessie, l’année de ses six ans, protégée par Kaska, l’Indienne gwich’in, puis réfu­giée dans une autre tribu, et enfin exfiltrée par l’homme que le FBI a payé pour “délivrer” la fillette ?
Roman de la mémoire et des dernières frontières, des lé­gendes et des mythes amérindiens, Le Grand Nord-Ouest in­vite également en filigrane entre ses pages, où plane l’ombre de Jack London, toute une galaxie de figures de fiction où l’Alice de Lewis Carroll rencontrerait le Petit Chaperon Rouge, Peau d’Âne ou Ali Baba, mais aussi le Kid de Chaplin et Citizen Kane. Avec ce magistral nouveau roman, Anne-Marie Garat convie une fois de plus le lecteur à un éblouissant voyage.

« QUAND J’AI COMMENCÉ CE ROMAN, j’ignorais dans quelle cavale se lance Lorna del Rio la flibustière au volant de sa Dodge cabossée. D’elle, je ne sais rien encore, sauf la direction qu’elle prend, ça j’en suis sûre : celle du grand Far West alaskien et canadien…
Moi, j’ai plutôt six ans, comme la petite Jessie qu’elle embarque dans sa fuite le lendemain de son anniversaire sur la plage de Santa Monica, où son père vient de se noyer.
Ou alors je suis Bud Cooper qui l’écoute quinze ans plus tard raconter ce qui lui est arrivé avec sa mère à la poursuite d’un trésor ou d’un mirage d’enfance sur les pistes forestières, comment petite sœur du Kid ou jumelle de Little Orphan Annie elle est devenue Nez de renard, puis Qui donne ses dents, et puis Njyah avec Herman et avec Kaska, une Gwich’in en exil, jusqu’à rencontrer les Indiens tutchone d’Äyèsh’i Män – de qui je n’ai aucune idée.

Bien sûr que si, j’en sais quelque chose ! Depuis le temps que je dévore récits, romans, films et ouvrages sur les peuples nord-amérindiens, potlatchs et totems, compagnies de traite de peaux et fourrures avec coureurs de bois, chercheurs d’or et trappeurs en traîneaux de chiens, et dernières frontières… Toute fiction étant peu ou prou autobiographie de son auteur, j’aurais pu me demander ce qui me prenait soudain d’écrire un western, d’enfourcher ce genre typiquement masculin. Justement, voyons de quoi il retourne… Car il se trouve que je suis allée voir par là-bas après avoir écrit La Source, dont ce roman n’est pas la « suite », plutôt la résurgence, manière de mieux approcher l’altérité de ce monde, et cette fois écouter la voix des ombres et des esprits, des âmes sauvages qui viennent parfois dans nos rêves nous parler de nos vies antérieures de mille fois mille ans. »

A.-M G.

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