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Le Boulevard périphérique



Paris, 1980. Alors qu’il “accompagne” sa bellefille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur se souvient de Stéphane, son ami de jeunesse. Au début de la guerre, cet homme l’a initié à l’escalade et au dépassement de la peur, avant d’entrer dans la Résistance puis, capturé par un officier nazi – le colonel Shadow –, de mourir dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Mais Shadow, à la fin de la guerre, s’est fait connaître du narrateur. Son intangible présence demeure en lui, elle laisse affleurer les instants ultimes, la mort courageuse – héroïque, peut-être – de Stéphane. Et la réalité contemporaine (l’hôpital, les soignés et les soignants, les visites, l’anxiété des proches, les minuscules désastres de la vie ordinaire, tout ce que représentent les quotidiens trajets sur le boulevard périphérique) reçoit de ce passé un écho d’incertitude et pourtant d’espérance… L’ombre portée de la mort en soi, telle est sans doute l’énigme dont Henry Bauchau interroge les manifestations conscientes et inconscientes, dans ce captivant roman qui semble défier les lois de la pesanteur littéraire et affirmer, jusqu’à sa plus ultime mise à nu, l’amour de la vie mystérieusement éveillée à sa condition mortelle. Né en 1913, en Belgique, Henry Bauchau est poète, dramaturge, romancier et psychanalyste. Son oeuvre, essentiellement publiée par Actes Sud, est aujourd’hui traduite dans toute l’Europe, aux Etats-Unis, en Chine et au Japon.

janvier, 2008
11.50 x 21.70 cm
256 pages


ISBN : 978-2-7427-7169-1
Prix indicatif : 19.80€



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prix du Livre Inter -

Le récit le plus simple atteint chez Henry Bauchau un paroxysme et une universalité du sensible qui emportent et qui étreignent.

Amélie Dor, Lire

Les raisons d’éprouver la plus grande affection pour le nouveau roman d’Henry Bauchau surgissent l’une après l’autre en bon ordre. La liberté de ton est sidérante, comme si l’urgence de raconter faisait délibérément trembler les bases de l’écriture. Un roman qui éclaire le royaume des ombres.

Claire Devarrieux, Libération

Une œuvre dans les profondeurs poétiques de laquelle mythe personnel, mythes antiques et grandes figures historiques se mêlent. Subtile variation sur le cheminement intime, Le boulevard périphérique descelle les portes trop étanches de la mémoire tout en scandant le rythme d’une vertigineuse valse à trois temps.

Marine de Tilly, Transfuge

Il faut le dire en mesurant ses mots, en se gardant de toute exagération : Henry Bauchau a écrit un roman magnifique, un livre éblouissant.

Robert Solé, Le Monde

Une œuvre dans les profondeurs poétiques de laquelle mythe personnel, mythes antiques et grandes figures historiques se mêlent. Subtile variation sur le cheminement intime, Le Boulevard périphérique descelle les portes trop étanches de la mémoire tout en scandant le rythme d’une vertigineuse valse à trois temps.

Jérôme Goude, Le Matricule des anges

Son livre ne console pas, il élève ; et l'on en sort étrangement apaisé.

Elisabeth Barillé, ELLE

Henry Bauchau livre ici son texte le plus personnel, le plus tendu vers une vérité personnelle.

Aliette Armel, Le magazine littéraire

Le nouveau roman d’Henry Bauchau est traversé d’un souffle qui impose le silence.

Astrid de Larminat, Le Figaro Littéraire

Cet écrivain signe un livre de chevet, dans tous les sens du terme. Un ouvrage oxygénant et obsédant, dont on sent qu’il ne vous quittera plus, et délivrera ses messages au compte-gouttes, au fil des épreuves de la vie.

Marine Landrot, Télérama

Henry Bauchau rassemble, dans Le Boulevard périphérique, les vivants et morts. Magnifique.

Catherine David, Le Nouvel Observateur