Lady Hunt | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Domaine français

Août, 2013 / 11,5 x 21,7 / 320 pages


ISBN 978-2-330-02355-3
prix indicatif : 20, 00€


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Lady Hunt

Hélène FRAPPAT

Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d’une maison qui l’obsède, l’attire autant qu’elle la terrifie. En plus d’envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu’il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l’héritage d’une malédiction familiale auquel elle n’échappera pas ?
D’autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris – plus un effet secondaire qu’une carrière. Tandis qu’elle fait visiter un appartement de l’avenue des Ternes, Laura est témoin de l’inexplicable disparition d’un enfant.
Dans le combat décisif qui l’oppose à l’irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs… Trouvera- t-elle dans son rêve la clé de l’énigme du réel ?
Sur la hantise du passé qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, Hélène Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l’effroi et des tourments extralucides de l’âme. Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortilège.

«J’ai rêvé d’une maison. La maison d’une amie très chère, devenue depuis un fantôme : une maison inquiétante, désirable, tant elle m’a ouvert un monde.

La maison est revenue, avec l’insistance douce, le malaise léger, la violence poétique des rêves récurrents.

Alors j’ai décidé d’entrer dans le rêve, de franchir la frontière qui allait me mener à la recherche d’un spectre, mais surtout à la découverte du monde exaltant de l’imagination.

Pour conquérir ce monde, il a fallu qu’un enfant malade disparaisse ; que je rencontre, sur le chemin de l’écriture, des enfants fous qui m’ont ouvert les yeux ; que j’apprivoise la terreur, la séduction, mais aussi la vitalité des ombres s’agitant sur l’écran traumatique de ma mémoire – de toute mémoire.

Lady Hunt est mon roman des premières fois. Premier roman écrit à la première personne ;premier récit greffé à mes expériences esthétiques les plus intenses (roman gothique anglais et américain ; cinéma fantastique) ; première tentative de “partage” de son écriture avec les participants d’une résidence (les patients du service de Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent de l’hôpital Avicenne de Bobigny).

Mon héroïne est hantée par le rêve d’une maison, et le cauchemar d’une maladie. Sa hantise m’a contrainte à affronter la mienne. Plus le “je” était de fiction, plus il a convoqué les images manquantes de ma mémoire, et m’a aidée à construire un récit d’où, pour la première fois, les blancs – blanc de la folie de mon père, épisodes troués de mon enfance, dont la violence est remontée à la surface, telles les fleurs de nénuphars du poème que le père de Laura Kern lui lit chaque soir – se sont remplis, comme un tableau “en réserve” qui s’anime soudain de couleurs, comme le film ensorcelant que vous dictent vos rêves. J’ai ouvert les yeux dans le noir, et me suis avancée sans peur, avec joie, à la rencontre de la petite flamme rouge de Lady Hunt

H.F.

Lady Hunt

Lady Hunt

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