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La nuit est mon jour préféré



Tom, psychiatre israélien à l’hôpital de Hod Hasharon près de Tel Aviv, soigne plusieurs patients, parmi lesquels Hephraïm Steiner, musicien octogénaire, et Roshan, jeune Palestinienne enceinte mais enfermée dans le déni de sa grossesse. Deux cas passionnants pour ce médecin dont les recherches portent sur l’inaudible, sur la communication intra-utérine – et qu’obsède ce qu’il a vécu et croit avoir entendu, le 11 septembre 1995, depuis le ventre de sa mère, alors que se jouait dans l’espace un drame : Soyouz ne répondait plus.


Rentrée d'hiver 2023

« À L’HEURE DES RÉSEAUX, les hommes sont seuls. Le paradoxe m’a frappée durant la période de claustration pandémique qui fut également celle de la rédaction du roman. Le monde m’évoquait une chambre capitonnée dans laquelle je hurlais alors que personne ne m’entendait.

Emblématique des dialogues de sourds, la guerre, et en particulier le conflit israélo-palestinien, sert de cadre romanesque. Le couple d’ennemis Tom-Roshan en incarne la tragédie. Or leur possible réconciliation interroge le pouvoir salvateur du langage. Car le salut par les mots authentiques – ceux qui se distinguent des déluges verbaux, de l’hystérie médiatique – évite le malentendu. Cette gageure (la construction de soi et du monde à la faveur d’un dialogue) est le point nodal de tous mes livres.

Les personnages du roman sont enfermés (dans le remords, la maladie, la folie, la haine) et ces barrières invisibles rendent l’échange avec l’autre problématique.

Cette atonie est incarnée par trois personnages : un astronaute dont la liaison avec la Terre est interrompue, un bébé dans le ventre de sa mère, une femme plongée dans le coma. Tous perçoivent le monde autour d’eux, mais personne ne les entend.

Flux de consciences et élément aqueux forment ainsi la matière du livre.

La question des origines m’obsède. Les recherches de Tom sur la vie intra-utérine, le déni de grossesse de Roshan sont des thématiques intimes que j’ai déplacées dans la fiction pour mieux m’en saisir.

Si la parole des fous demeure la plus sage, le territoire des uns la part congrue des autres, et le déni de réalité la conscience d’une mélancolie refusant de s’énoncer, ce roman des contraires qui s’attirent et des paradoxes qui s’érigent en loi explore le monde où chaque voix ne peut résonner qu’en écho avec celle d’autrui.”

C. L.

janvier, 2023
11.50 x 21.70 cm
288 pages


ISBN : 978-2-330-17385-2
Prix indicatif : 21.50€



Où trouver ce livre ?
Ce livre existe également en version numérique

Oscillant entre silences et secrets, ce nouveau roman de Cécile Ladjali s’intéresse aux renaissances lorsqu’on n’a pas été épargné par des blessures intenses. « Qu’est-ce qui peut faire tomber les murs, sinon l’amour », et la force de la vie.

Kerenn Elkaïm, LIVRES HEBDO MAGAZINE

Dans un jeu d’échos entre présent et passé, entre limbes océaniques et altitudes stratosphériques, Cécile Ladjali entremêle les destins de personnages en lutte contre leur solitude. Virtuose et funambule, son écriture tisse des correspondances au cœur d’une fiction qui n’a pas besoin de perdre son lecteur pour le subjuguer, et qui nous parle de dialogue, de paix et d’amour sans avoir recours à de grands discours.

Laëtitia Favro, LE JOURNAL DU DIMANCHE

Magnifique mise en scène du tragique dans l’amour – sur fond de conflit israélo-palestinien –, le nouveau roman de Cécile Ladjali accorde à la parole donnée et reçue le statut de personnage. Poétique et bouleversant. 

Solange Bied-Charreton, MARIANNE

Au-delà des apparences et de ce que nos identités disent de nous, La Nuit est mon jour préféré nous offre de contempler des possibles comme seule la littérature le permet.

Laëtitia Favro, LIRE MAGAZINE LITTÉRAIRE

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