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La fille de Personne


La quête des origines et l’origine de la création se confondent dans la vie de Luce Notte, étudiante berlinoise partie sur les traces d’un père fantôme. À la faveur de “coïncidences supérieures”, elle croise ainsi le chemin de Franz Kafka, à Prague, puis bien des années plus tard, de Sadeg Hedayat, à Paris. Des écrivains aux fortes affinités électives, oppressés tous deux par la tentation du suicide et la destruction de leurs textes. Devenue l’héritière fortuite de deux inédits des maîtres, Luce incarne la puissance de rêve du lecteur pour faire exister les livres. Son vertige, devant la beauté de cette esthétique spectrale, est aussi celui de l’œuvre au noir qui nourrit tout écrivain.

mars, 2020
11.50 x 21.70 cm
208 pages


ISBN : 978-2-330-13370-2
Prix indicatif : 19.50€



Où trouver ce livre ?

Cécile Ladjali signe avec La Fille de personne un roman d’une beauté spectrale en même temps qu’une méditation vertigineuse sur l’acte de créer.

Lætitia Favro, LIRE

Il y a chez Cécile Ladjali une véritable obsession de la transmission. Elle le dit elle-même, ce qui fait le ciment des filiations n’est pas tant le sang que la puissance des apprentissages, du don de son savoir, de soi. 

Isabelle de Montvert-Chaussy, SUD-OUEST

Le tragique de l’existence imprègne les pages, servies par une écriture tout à la fois âpre et poétique. « Doit-on trouver quelque beauté au chagrin ?» Les deux, parfois, se mêlent.

Christophe Henning, La Croix

De qui et d’où venons-nous ? Quelle est la part d’individuel et de commun dans ce que nous sommes ; celle de ce que l’on a en propre et de l’héritage, familial ou contingent ? Ces questions traversent le texte de Cécile Ladjali comme elles traversent toute vie. Car l’œuvre, c’est aussi la manière dont nous nous inscrivons dans le monde, dont nous faisons corps avec lui, des bribes de nous, inextricablement liées à d’autres, concourant à lui donner forme... humaine.

Sandra de Viviès, GAZELLE

Qui est Luce Notte ? Une amie ? Une muse ? Une fille de personne ? Et si elle était l’œuvre de ces deux génies ?

Marie-Laure Turoche (Librairie Coiffard, Nantes), PAGE DES LIBRAIRES

Pour évoquer deux géants de la littérature, Cécile Ladjali choisit de mettre en avant un personnage de l'ombre, femme inventée de toutes pièces, orpheline et jamais mariée - libre ? C'est un geste étonnant et fort, servi par une écriture incandescente, une langue précise, toujours au plus près des vacillements qui rendent ses personnages si vivants et présents. Derrida, à qui les thèmes de la disparition et de l'écriture étaient chers, constate à la fin de la Dissémination : « Il y a là cendre. » Et le seul fait de l'écrire ravive déjà la flamme.

Victorine de Oliveira, LA VIE

On l’aura compris, tout est symbole, tout est coïncidence, dans le nouveau roman de Cécile Ladjali, les plus petites ficelles comme les cordages les plus résistants.

La nature double de Luce Notte est peut-être la clé de l’équilibre remarquable de ce roman.

Nils Ahl, Le Monde des livres

(…) la figure de Luce sert avant tout d’éclaireuse au lecteur : dans ce côtoiement étroit avec ces écrivains « tombés de l’éther », elle nous escorte avec passion dans les dédales de la création, dans les secrets des généalogies d’artistes. 

Manon Houtart, LE NOUVEAU MAGAZINE LITTÉRAIRE