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Indépendance

Sous-titre
Terra Alta II



Melchor quitte provisoirement sa Terra Alta d’adoption pour venir prêter main-forte aux services de police de Barcelone dans une affaire de tentative d’extorsion de fonds basée sur l’existence présumée d’une sextape. L’enquête doit être menée avec célérité et discrétion car la victime est la maire de la ville.
L’inspecteur plonge alors dans l’univers de la haute bour­geoi­sie catalane et de ses rejetons élevés au-dessus des lois. Protégées par un clan qui leur assure une impunité de classe, ces âmes si bien nées connaissent peu de limites et la vie des sans-grades leur est parfaitement indifférente. Sous un vernis de raffinement, ces privilégiés n’ont rien à envier aux prostituées et aux junkies peuplant les bas-fonds qui ont vu naître l’enquêteur. Et quand le chantage est assorti d’une demande de démission de l’édile, il apparaît évident qu’il est le fruit d’une manœuvre politique visant à déstabiliser la mairie pour favoriser quelques intérêts. L’indéfectible intégrité de Melchor est mise à rude épreuve au contact des rouages du pouvoir, là où règnent le cynisme, l’ambition décomplexée et l’arrogance des nantis.
Indépendance est un roman furieux qui brosse un portrait sans fard des élites politiques et économiques barcelonaises et vient épingler un mouvement souverainiste qui, en guise d’indépendance, entendrait surtout préserver celle de sa caste.

mai, 2022
14.50 x 24.00 cm
352 pages

Aleksandar GRUJICIC
Karine LOUESDON

ISBN : 978-2-330-16543-7
Prix indicatif : 23.00€



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Avec Indépendance, l’écrivain espagnol n’a pas seulement écrit un passionnant roman policier. Il a exhumé les racines d’un mal protéiforme, nationaliste, et sociétal.

Labyrinthe fictionnel, roman hargneux, haletant, peuplés d’innocents détestables et de coupables fracassés, Indépendance est aussi et avant tout, le récit d’une descente dans les bas-fonds de la bourgeoisie catalane.

Fabrice Colin, LIRE MAGAZINE LITTÉRAIRE

Ce qu’il y a de très étonnant et de particulièrement réussi dans cet Indépendance, c’est combien l’allégresse romanesque de Javier Cercas n’est jamais desservie par la noirceur de son propos. Au contraire, paradoxalement, elle la renforce. Pour autant, le sentiment qui semble par ailleurs prédominer ici chez l’auteur c’est la colère. Une rage froide le saisit à l’évocation de ce pays, le sien, qui ne se pique d’indépendance que pour mieux cacher l’étendue de sa corruption morale.

Olivier Mony, LH MAGAZINE

Ce n’est pas son meilleur roman mais c’est un roman exceptionnel, tant Javier Cercas s’avère l’un des plus grands écrivains vivants de langue espagnole.

Un tel alliage entre la logique policière, qui suit son cours pour mettre fin à une machination politique, et le grain de folie de l’écrivain, qui déroule le récit avec la précision d’un horloger faisant épisodiquement dérailler son mécanisme, donne force et saveur à ce polar in progress. Jamais le jeu avec les codes narratifs ne se maintient au détriment de l’épaisseur subtile des personnages. Lire Javier Cercas, c’est être conquis sans reddition imposée pour autant.

Antoine Perraud, LA CROIX

Fausses pistes, rebondissements, trahisons et dénonciations, rythment ce roman, qui pose la question de la légitimité, de la violence quand la justice des hommes fait défaut. Que le lecteur soit rassuré : Javier Cercas reste fidèle à son immense talent.

Thierry Clermont, LE FIGARO LITTÉRAIRE

Comme d’habitude, l’écrivain mène magistralement son récit, pratique la mise en abîme de manière à la fois ludique et profonde. La vérité et le mensonge s’entremêlent dans un jeu de miroirs vertigineux. Voici un art romanesque qui allie le plaisir du divertissement à l’intelligence. Ce n’est pas si courant. Sans ostentation, l’auteur des Soldats de Salamine livre sa « morale » : « Les romans ne servent à rien, sauf à nous sauver la vie. »

Christian Authier, LE FIGARO MAGAZINE