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Humeur noire



C’est lors d’une visite au musée d’Aquitaine de Bordeaux, dans l’exposition consacrée à la traite négrière, qu’Anne-Marie Garat tombe en arrêt devant un certain cartel aux termes pour le moins équivoques. Né d’une colère qui aurait pu rester passagère, ce livre revient, avec toute l’honnêteté et l’énergie qu’on connaît à son auteur, sur l’humeur noire qui s’installe, qu’elle a beau raisonner, jusqu’à ce qu’elle vire à l’obsession, ouvrant sur une infinité de questionnements. Aux premiers rangs desquels le rapport d’une ville à son histoire, l’amnésie ou le mensonge collectif, le très actif et toxique déni du passé esclavagiste et colonial. Réflexion qui interroge aussi et autant son propre rapport, intime et conflictuel, à sa ville natale, à son appartenance et donc à son enfance, sa famille, sa propre trajectoire. Et, bien sûr, le nerf de la guerre pour un écrivain : les mots, le langage, leur rôle et leur puissance ou leur nuisance dans nos représentations de l’Histoire et de la vérité. Où se vérifie que tout est lié, que tout importe au même titre.


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février, 2021
11.50 x 21.70 cm
304 pages


ISBN : 978-2-330-14452-4
Prix indicatif : 21.80€



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La Bordelaise se crispe magnifiquement sur les silences de sa ville natale, habile à détourner les réalités de son histoire. (…) Tous ces déracinés logeaient dans le quartier Saint-Seurin, peuplé d’affranchis noirs et de métis. (...) « Humeur noire ». Quelle métaphore fabuleuse. Quelle trouvaille ! L’humeur noire, la colère de l’auteure. L’humeur noire de l’atrabile. L’humeur noire du mélancolique. Mais aussi cette ténébreuse feinte de Bordeaux qui a su flatter les imaginations avec l’évocation exotique des cargaisons venues des îles lointaines, le sucre, le cacao, le coton, l’indigo, la vanille ou le café. En taisant le reste. (…) Et là, le texte d’Anne-Marie Garat devient absolument flamboyant.

Isabelle de Montvert-Chaussy, SUD-OUEST

Une réflexion profonde aux accents de brûlot. (...) Elle se pense sans peur sur l’histoire maquillée de sa ville natale, et bien au-delà.

Muriel Steinmetz, L'HUMANITÉ

Alerte, éruptif, mordant dans sa forme autant que rigoureux et documenté sur le fond, Humeur noire n’est pas seulement l’expression d’une colère blanche. Riche de ses réflexions sur les enjeux de mémoire et de transmission, sur l’éthique du langage et le pouvoir des mots et de la lecture, il s’affirme aussi comme un formidable livre de combat.

Christine Rousseau, LE MONDE DES LIVRES

Après la lecture d’un cartel minimisant l’esclavage à Bordeaux, Anne-Marie Garat entre dans une « Humeur noire » et donne un livre nécessaire. (...) Ce livre d’humeur semble loin de sa production romanesque qui est l’essentiel de son oeuvre. Pas tant que cela : il réunit quelques-unes des obsessions fondamentales qui la traversent tout entière.

Pierre Maury, LE SOIR

Ce « livre-éruption », comme l’appelle l’auteur, décrit avec sensibilité et justesse le rapport très personnel que chacun entretient avec l’Histoire. Magnifique et nécessaire !

Gérard de Cortanze, HISTORIA