Dans la tête d'Andrew | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Lettres anglo-américaines

Novembre, 2016 / 11,5 x 21,7 / 192 pages

traduit de l'américain par : Anne RABINOVITCH
ISBN 978-2-330-06910-0
prix indicatif : 21, 00€


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Dans la tête d'Andrew

E.l. DOCTOROW

Dans ce qu’on imagine être le cabinet d’un psychanalyste, un homme évoque l’un de ses amis, un chercheur en sciences cognitives répondant au prénom d’Andrew, qui n’est autre que… lui-même. Victime d’un délitement mental peut-être lié aux recherches requises par sa discipline, Andrew s’est convaincu que le cerveau n’était qu’une machine à mentir et à feindre qui fait de lui un prisonnier à vie. Imperméable à la culpabilité, au chagrin comme au bonheur, il est persuadé que chacun de ses actes nuit aux êtres qu’il aime, qu’un désastre va se produire quoi qu’il fasse, alors que lui-même sort indemne de toutes les épreuves de la vie. Tandis que l’étrange narrateur se confesse, le lecteur s’interroge : ledit Andrew a-t-il bien, lorsqu’il était enfant, provoqué un accident de voiture ? A-t-il, de fait, empoisonné par mégarde son propre bébé ? Une femme a-t-elle vraiment disparu à cause de lui un certain 9 septembre ? A-t-il pour de bon bu des cocktails avec des nains ? Et est-il exact que le président ait été son camarade de chambre pendant ses études à Yale ?
Véritable tempête sous un crâne, ce texte survolté, pétri de malice virtuose et de clins d’oeil littéraires et cinématographiques convoquant aussi bien Mark Twain et Lewis Carroll que Le Magicien d’Oz ou L’Ange bleu, ouvre des mondes vertigineux. C’est le roman d’une Amérique pieds et poings liés à l’inconscient collectif et à son imaginaire artistique, le point d’orgue d’une oeuvre magistrale en forme d’invitation réitérée à voyager sans entraves au pays des expériences-limites.



Pierre Schavey, The Lion

« Peut-être [le roman] le plus étonnant et le plus original d’une œuvre souvent colorée de critique sociale. Exploration désordonnée du temps et de l’espace, le récit auto-critique d’Andrew nous interroge, nous bouscule parfois mais nous passionne toujours.  Un grand et intense roman à tiroirs d’une gratifiante richesse…  »


Eric Chevillard, Le Monde

« Ce roman est un faux dialogue entre lui et son psy, appelé Doc, abréviation qui vaut aussi pour l’auteur, Doctorow. Le lecteur comprend vite qu’il s’agit plutôt d’un monologuqe théâtralisé, entre la confession et l’auto-analyse. Et cependant Andrew raconte la terrible histoire de sa vie et quelque chose nous dit que c’est bien la douleur qu’il essaie de tenir en respect, une douleur incommensurable qui le foudroierait s’il ne l’esquivait par des ruses de conscience mais qui l’a peut-être déjà rendu fou. D’un coup, Andrew le savant froid, Andrew l’androïde, dissipe l’illusion et pénètre le secret sensible de la vie.  »


Christophe Mercier, Le Figaro

« On retrouve le Doctorow dont on est familier, qui interroge les grands mythes américains, éclaire leur signification pour le monde d’aujourd’hui. C’est sans doute [son roman] le plus drôle, comme un divertissement sarcastique et quelque peu amer à propos d’une Amérique trop proche de lui — dans le temps — pour qu’il en parle avec un détachement suffisant.  On sourit donc, souvent, avant de se trouver glacé par ces quelques pages, le cœur serré du livre, où il est question du 11 septembre.  »


Notes Bibliographiques

« Avec un vrai souffle romanesque, à la fois comique et tragique (…), ce monologue où le lecteur entre dans l’esprit du narrateur amuse, captive et questionne.  »


Aurélie Janssens, Librairie Page et plume (Limoges, Page

« La temporalité se trouble, les événements changent de sens. Et si Doctorow prenait simplement un malin plaisir à se jouer de nos cerveaux ? Un roman fascinant, dont on ne sait s’il s’agit d’une ode ou d’un avertissement sur la création, la capacité de nos esprits à imaginer, quelle qu’en soit la conséquence.  »


Damien Aubel, Transfuge

« le chef de service de ces blouses blanches de la littérature, ce pourrait bien être le grand E.L. Doctorow. Une fable aux accents de loufoquerie douce-amère, traversée d’éclats de colère. Dans la tête d’Andrew réussit ce tour de force : faire d’un roman de la psyché un grand roman politique.  »


Hédia Zaalouni, Undernierlivre.net

« Tentative de percer les mystères de son propre cerveau, confession, consultation psychiatrique, le roman de Doctorow garde ses secrets mais offre une plongée dans un imaginaire mouvant, sensible et construit de main de maître un personnage éminemment complexe. Pour son dernier roman, Doctorow s’est laissé aller à décrire un récit déchaîné, dans lequel on retrouve son esprit facétieux, son incroyable talent de conteur, et sa capacité à brosser, en arrière-plan, un paysage fort juste de l’Amérique. Dans la tête d’Andrew est surtout une magnifique leçon de littérature.  »


Fabrice Delmeire, Focus Vif

« Une traversée du miroir étrange et virtuose.  »


Fabrice Colin, Canard Enchaîné

« Une petite bombe de cérébralité joyeuse.  »


Marine Landrot, Télérama

« Sa logorrhée a les accents du Woody Allen des années 1980. Il a beau s’escrimer à scier la branche sur laquelle il chante, ce travail d’autosabotage n’enlève rien à la saveur de ses souvenirs ; au contraire, il les humanise et les magnifie, pour en faire de grands moments littéraires. Doc comme Docteur, le psychiatre tapi dans l’ombre. Mais aussi Doc comme Doctorow, auteur de ce roman agité, le dernier qu’il ait écrit avant de mourir, au cours de l’été 2015. Une fois identifiée cette oreille omnisciente, le livre prend une tout autre ampleur. Dans la tête d’Andrew devient alors un passionnant traité d’écriture, une magistrale leçon de domptage de personnage. Auteur de chefs-d’œuvre historiques très maîtrisés, comme Ragtime ou La marche, E.L. Doctorow a sans doute signé là son œuvre la plus foutraque, la plus débridée, la plus libre.  »


Association du méjan

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