Mélancolie vandale | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Domaine français

Janvier, 2012 / 11,5 x 21,7 / 224 pages


ISBN 978-2-330-00231-2
prix indicatif : 19, 10€


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Mélancolie vandale

Roman rose

Jean-yves CENDREY

2010. Dans Berlin réunifiée, Kornelia Sumpf, cinquante-trois ans, interprète de son état, fille d’un fervent communiste et ancien employé de la Stasi au temps de la RDA, traverse dans les deux sens un Mur qui n’existe plus depuis vingt ans, en proie à des nostalgies bancales et à des désirs désordonnés, entre sexe de la dernière chance et douteuses extases matérielles.
Femme de devoir, au sourire immuable mais dont la jeunesse s’enfuit inexorablement, Kornelia, qui souffre, entre autres maux, de ne pas avoir l’amour de l’argent, porte sur les mutations du monde qui l’entoure un regard aussi perplexe qu’exalté. Victime du vol de son vélo, c’est sous un ciel de neige qu’elle poursuit un trivial chemin de croix, et dans les décors fantastiques de cette ville immense qu’elle tente de réconcilier en elle les mythologies de la défunte RDA avec les contradictions de l’Allemagne nouvelle où le marché s’emploie, d’expéditive manière, à liquider une Histoire prétendument maudite.
A travers l’héroïne de son “roman rose” naufrageant sur les rives du temps, entre un passé et un futur également improbables, Jean-Yves Cendrey rend un hommage aussi halluciné que drolatique à une ville-symbole, désormais livrée aux promoteurs mais où l’utopie tente de prendre ses quartiers.



La Vie

« Jean-Yves Cendrey, installé à Berlin depuis quatre ans, distille une ironie acide pour dépeindre des lendemains qui déchantent. Grinçant.  »


Muriel Steinmetz, L'Humanité

« C'est à la fois drolatique et hallluciné. Les menus incidents de la vie de cette femme sont dépeints dans un style qui va vite, de la gravité à l'esprit farce.  »


Le Nouvel Observateur

« Avec son écriture expressionniste, Cendrey a su trouver les sonorités et les images pour décrire une ville complexe, où le spleen affleure loin des clichés de la métropole en vogue.  »


Camille Thomine, Le Magazine littéraire

« Un chevauchement d'abject et d'incongru où s'emblématisent toutes les variables du roman : outrance absurde de la consommation, promesses fallacieuses de lendemains qui chantent, rémanence obsédante du passé dans le présent.  »


Le Matricule des anges

« Fidèle à une éthique qui a toujours fait préférer les perdants aux vainqueurs, Cendrey (et Kornelia) s'attache à suivre la course "d'une monotonie passionnante" d'un vieillard cachectique an dentier proémonent. La farce atteint ici des sommets et nous sauve par le rire de la honte d'être, peu ou prou, acteur de ce monde-là.  »


Raphaëlle Leyris, Le Monde

« Cette femme sans qualité dérive, erre (…) à travers une ville à l’« anarchitecture » hallucinante, qui hésite entre l’effacement des traces du passé et le « tourisme de l’horreur ». Elle a pour seul guide la langue baroque, gorgé d’ironie de Jean-Yves Cendrey [qui fait] de cette épopée dérisoire le portrait étrangement captivant d’une femme qui affiche un sourire constant mais que désespère son incapacité  à être heureuse.  »


Thomas Mahler, Le Point

« Abattant tout mur entre tragédie et burlesque, ce roman cinglant confirme Jean-Yves Cendrey comme l’un des meilleurs cartographes du malaise contemporain.  »


Association du méjan

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