Je danse toujours | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Un endroit où aller

Mars, 2003 / 10,0 x 19,0 / 50 pages


ISBN 978-2-7427-4243-1
prix indicatif : 10, 00€


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Je danse toujours

Timothée FOMBELLE (DE)
Timothee DE FOMBELLE

Le récit au plus que passé, tel qu’elle aurait pu l’écrire si elle en avait réchappé, d’une femme condamnée pour ses actes de résistance.
Rendre la parole à ceux qui l’ont perdue est un de ces miracles dont la littérature a le pouvoir. Durant la Seconde Guerre mondiale, Claire reçoit un inconnu appelé "Blanche" dans son appartement et transcrit pour lui, à la machine, des messages qu’il lui dicte, avant de faire disparaître les petits rubans de papier compromettants où sont consignées de dangereuses informations. Cet homme, elle aurait pu l’aimer, l’épouser, vieillir avec lui et voir grandir leurs enfants. Cette guerre, elle aurait pu tout autant la traverser sans encombre, n’en garder que des souvenirs, repeindre la cuisine une fois la paix revenue, raccrocher les tableaux sur le mur, et vivre des étés à la campagne, en juin, avec le chant des oiseaux et l’odeur des arbres en fleurs. Mais au lieu de cela, un homme à l’accent étranger fait irruption dans son petit appartement un certain soir, pose un manteau sur les épaules de Claire et l’emmène avec lui. Blanche disparaît. Et là prennent fin les souvenirs vécus.
L’histoire très simple de cette femme parmi tant d’autres qui participe à la résistance et paie cette participation de sa vie prend ici un tour inhabituel. "Je voulais vivre" dit-elle, et son récit se mêle à celui de ces années fictives et sacrifiées avant l’heure.
Le texte de Timothée de Fombelle trouve son origine et sa puissante singularité dans le chaos des possibles non réalisés. Car Claire est morte avant que la guerre ne finisse. Et avec elle cet homme qui la rejoignait certains soirs, avec qui elle n’a partagé que de possibles bonheurs à venir. D’une écriture limpide et franche, l’auteur parvient à faire le récit d’une existence qui a tourné court, récit tout entier orienté du point de vue de cet avenir tout à coup refusé, et qui, de ce fait, révèle la fragilité de l’existence et l’ineptie de la guerre.
Lu par Caroline Silhol dans le cycle "Texte nu" de Jean-Michel Ribes, en Avignon l’été 2002, Je danse toujours a recueilli un grand succès.

Je danse toujours

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