Aller au contenu principal

Tout ce bleu


Artiste peintre noir américain, Kevin Pace, la soixantaine, se consacre depuis plusieurs années à un tableau très grand format qu’il dissimule jalousement aux regards de tous, gardant le secret sur ses avancées comme il garde secrets bien des épisodes de sa vie, notamment une escapade adultère à Paris et un périple bouleversant dans le Salvador de 1979 au bord de la guerre civile, où il a commis l’irréparable. Mais aujourd’hui, c’est à sa fille de seize ans de lui confier ce qu’elle ne peut avouer à personne d’autre.

Tout ce bleu est le roman des secrets. Ceux que l’on  emporte dans la tombe. Ceux que l’on partage ou qui taraudent. Leur poids, leur pouvoir, leur effet dévastateur y sont disséqués à mesure que se déploie le passé de Kevin, de son mariage bâti sur des mensonges aux traumatismes du Salvador qui ne cessent de le hanter.

Sur les couleurs changeantes du bonheur, la mutation des sentiments et la création dans tous ses états, Percival Everett offre à son lecteur une saisissante incursion dans les tréfonds, tantôt chatoyants, tantôt ténébreux, de sa mythologie personnelle d’homme et d’artiste.

octobre, 2019
11.50 x 21.70 cm
336 pages

Langue : américain
Anne-Laure TISSUT

ISBN : 978-2-330-12824-1
Prix indicatif : 22.50€



Où trouver ce livre ?
Ce livre existe également en version numérique

Dans un roman tout en subtilité, Percival Everett dévoile une nouvelle facette de son travail à travers le récit de la vie d’un peintre, marquée par le secret.

Gladys Marivat, Lire

Percival Everett n'écrit jamais deux fois le même livre. […] Dans son nouveau roman, on dirait bien que Percival Everett omet volontairement de faire une démonstration de son intelligence... pour nous livrer son opus le plus touchant. […] Si le formidable humour de Percival Everett n'est évidemment pas absent de ce livre, il est utilisé avec parcimonie, comme pour laisser plus de place à la douceur. C'est une réussite et un bonheur.

Hélèna Villovitch, ELLE

Un roman de peintre composé avec autant de brio que d’intelligence. [...] Le roman saisit ces moments d’affleurement, lorsque l’ombre s’approche de la lumière, lorsque le secret remonte à la surface, cet entre-deux ambigu où les choses ne sont plus tout à fait cachées, pas encore totalement révélées.

Damien Aubel, Transfuge

Un roman à la construction habile, qui relie les fils de l’histoire de son héros. [...] Le polyvalent Percival Everett est peintre. Cela se ressent dans sa description très imagée de ce parcours intérieur. Ou comment se réconcilier avec ses vies manquées.

Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo

Les caricatures sont savoureuses et la dérision est jubilatoire, entre deux digressions enamourées sur le sens des couleurs.

Simon Bentolila, Le Nouveau Magazine Littéraire

Sa palette ample et précise à la fois n’est pas là seulement pour décrire le blues de l’artiste et réécrire une énième fois le topos du poète maudit. Dans les bleus de Perse, cobalt, céruléen, Alice, et topaze, Everett, fin technicien et maître du suspense, dissémine à la manière d'un impressionniste traces, indices et pistes. Quitte à exiger de son lecteur le même petit pas en arrière que celui auquel est contraint Kevin, à Paris, devant les toiles d’Eugène Boudin, afin de restituer la totalité de l'image, ou en tout cas essayer. Car peut-être est-il - et c’est là la belle proposition de ce roman - des choses que l'on ne peut vraiment représenter qu'avec de la distance, de la couleur et sans le secours des mots.

Zoé Courtois, Le Monde des Livres

L’auteur de Glyphe et du Supplice de l’eau donne avec ce récit, où les péripéties s’ordonnent autour d’une figure d’illusoire maîtrise, un roman d’une intelligence virtuose, où le brio n’étouffe jamais le flou que demande l’émotion.

Alain Nicolas, L'Humanité

Que d’intelligence contenue dans ce roman magnétique sur les choix qui déterminent une vie et ses secrets. Loin du thème rebattu des tourments de la création, l’Américain donne de la profondeur à une exploration intime dominée par le bleu, couleur… de la loyauté.

Frédérique Bréhaut, Le Maine Libre/Le Courrier de l’Ouest/Presse Océan