Prises | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Lettres néerlandaises

Avril, 2015 / 11,5 x 21,7 / 240 pages

traduit du néerlandais par : Annie KROON
ISBN 978-2-330-04874-7
prix indicatif : 21, 80€


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Prises

Stephan ENTER

À vingt ans, ils étaient quatre, trois garçons et une fille, qui partageaient une passion pour la montagne. Grandes randonnées, escalade, alpinisme, quatre regards fascinés par la beauté des cimes, coeurs à l’unisson exaltés par la performance, le silence.
  À quarante ans, l’un d’eux vient d’acheter au pays de Galles une maison au bord de la mer, un rêve de jeunesse qui à l’époque s’accompagnait de la promesse de s’y retrouver : de chacun revenir de tous les ailleurs de la vie pour reconstruire le temps d’un jour le territoire de l’amitié d’antan.
  À Bruxelles, Paul, demeuré en Europe, et Vincent, installé à Tokyo depuis de nombreuses années, prennent le train pour l’Angleterre, ils vont rejoindre Martin et Lotte aujourd’hui mariés. Espaces et paysages, les voyageurs et les mots sont empreints d’une étrange gravité : le temps prend corps, pose soudain sur les choses un éclairage coloré d’indulgence.
 Et la mémoire se déploie. Ils étaient quatre dans la lumière des Lofoten, ces îles où se confrontent les vagues et la démesure des cimes. Il y a vingt ans, trois hommes, une femme, mais seul Paul a vu Lotte chuter dans les profondeurs d’une crevasse.
 Éprouver ses forces, maîtriser ses gestes, rester en vie. Dans quels replis du temps s’inscrivent l’émotion d’un instant, celles de toute une vie, les stigmates de la peur comme ceux de l’amour, de la douleur et du renoncement ?
 La montagne comme des vagues, des déferlantes aux crêtes blanches, crêtes de pierre issues de la nuit des temps – et audessus, le vol papillonnant de la présence humaine.
 Un très beau roman classique, évocation subtile du passage du temps, le monde porté ici en majesté, miroir tendu à la fragilité humaine.

Prises

Prises

Virginie Bloch-Lainé , Libération

« Dans le train vers le Pays de Galles, les souvenirs assaillent Paul et Vincent. Le dépaysement - Londres qui s'étire puis la nature d'un « vert exubérant », une langue autre que la sienne - est une béance d'où jaillit le passé. L'auteur, néerlandais restitue l'effet hypnotique du cahotement des trains.  »


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