Les Friedland | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Lettres allemandes

Janvier, 2015 / 11,5 x 21,7 / 304 pages

traduit de l'allemand par : Juliette AUBERT
ISBN 978-2-330-03898-4
prix indicatif : 22, 00€


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Les Friedland

Daniel KEHLMANN

Un après-midi des années 1980, Arthur Friedland accompagne ses jumeaux Iwan et Eric, ainsi que leur demi-frère Martin, au spectacle d’un hypnotiseur. Au fil des numéros, celui-ci fait apparaître leurs aspirations inavouées et des traits de caractère qui vont infléchir leurs destins.
Trente ans plus tard, le 8 août 2008, alors que la crise économique s’abat sur le monde, les fils Friedland connaissent chacun une faillite individuelle.
Martin, prêtre catholique, obèse et boulimique, ne croit pas en Dieu et craint pour son sacerdoce.
Eric, conseiller financier véreux, criblé de dettes, bourré de psychotropes, est au bord du gouffre.
Iwan, son frère jumeau, peintre médiocre, méprise le milieu de l’art où il s’est imposé par usurpation d’identité.
Signes, visions et menaces accompagnent ces quelques jours de canicule durant lesquels la vie des trois frères risque de basculer vers le désastre – ou peut-être va-t-elle leur offrir une nouvelle chance ?
Roman familial déconstruit, enquête philosophique pleine d’ironie, portrait comique de l’époque actuelle – le nouveau livre de Daniel Kehlmann captive par son intelligence et sa drôlerie.

Les Friedland

Les Friedland

Didier Jacob , Le Nouvel Observateur

« Un roman sous hypnose. La nouvelle star de la littérature allemande raconte, dans Les Friedland, le destin d'une famille au bord de la crise de nerfs. On ne parle que de Daniel Kehlmann, depuis qu'il s'est installé à New York et qu'il a été adoubé par le roi Jonathan Franzen. ait à un roman, si tous les faits — la plupart peu ou pas connus — qu’il décrit n’étaient tristement avérés  »


Linn Lévy, Edelweiss

« Daniel Kehlmann est l'un des jeunes écrivains allemands les plus en vue et les plus brillants de l'époque. Une réputation largement confirmée par ce nouveau roman, Les Friedland, traduit en français. Cette histoire d'un père fuyant et de ses trois fils qui marchent à côté de leur propre vie a séduit le monde entier. Si bien que la star des lettres américaines, Jonathan Franzen, habituellement si dur, a déclaré: « Je suis un grand fan dece livre (...). Tout est simplement très, tres drôle.» Très drôle, mais aussi profond et perturbant, car, comme à son habitude, Daniel Kehlmann nous livre ses questionnements métaphysiques.  »


Éléonore Sulser, Le Temps

« Daniel Kehlmann est un remarquable créateur de labyrinthes et d'illusions littéraires. Subtilement, il décale ce qu'il raconte en créant du mystère. Comme les illusionnistes qu'il aime, c'est un escamoteur. Son meilleur tour, qu'il réussit également cette fois, faire disparaître l'écrivain tout en le dotant d'une efficience souterraine.  »


Juliette Einhorn, Le Magazine littéraire

« La crise, finalement, est ce moment où survient ce qui est censé ne jamais se produire : une forme de révocation de l'impensable, où l'impossible devient d'un coup inévitable et où l'efficience, notion financière, devient métaphysique. Cette déshérence en acte, à haute charge ironique, est aussi celle des Friedland, sixième roman de Daniel Kehlmann, petit prodige des lettres allemandes, belle voix d'une littérature germanique ludique qui parvient a mettre a distance les fantômes du nazisme (Les Arpenteurs du monde, qui mettaient en scène l'explorateur Humboldt et le mathématicien Gauss, ont remporté un franc succès en 2006)  (…) L'Allemand Kehlmann décrit avec une cruauté virtuose ce moment ou Éric comprend qu'il ne peut plus s'enfuir, que la prison lui pend au nez mais qu'il est le seul à le savoir, cet intervalle fugace ou l'illusion perdure, sur le point de s'effondrer.  »


René Fugler, Dernières nouvelles d’Alsace

« Une fois encore Daniel Kehlmann fait preuve de son talent et de sa verve de conteur, avec même un regain de subtilité et d'invention.  »


Jean-Luc Tiesset, La Quinzaine littéraire

« Dans ce jeu sans merci, où s'affrontent le désir de liberté et le poids du destin, Daniel Kehlmann fait flèche de tout bois, tout en variant les tons pour éviter d'être trop grave.  »


Julien Burri, L'Hebdo Suisse

« L'enfant prodige de la littérature allemande est de retour. Daniel Kehlmann s'est fait connaître avec Les arpenteurs du monde, paru chez Actes Sud en 2007. Il publie aujourd'hui une redoutable machination littéraire construite comme un Rubik's Cube: Les Friedland, une histoire de perdants grotesques et désespérés. On retrouve son écriture ironique, affectionnant les vertigineux coq-à-l'âne (capable de juxtaposer Nietzsche et des marques de chewing-gum). Un texte tiraillé par la peur de la médiocrité et qui aspire, paradoxalement, à l'excellence.  »


Oriane Jeancourt, Transfuge

« Le scepticisme, à force de creuser nos illusions collectives, de débarrasser l'individu de la famille, de I'héritage, de la mémoire, jusqu'à I'ambition personnelle puisque le peintre refuse d'apposer son nom à son oeuvre, ne risque-t-il pas de placer I'artiste dos au mur, suspendu au-dessus du vide qu'il a creusé ? Kehlmann pose là une question ouverte par ses prédécesseurs postmodernes, Don Del Lillo ou Roberto Bolaño, qui ont chacun tenté de dépasser l'extrême scepticisme hérité du XXe siecle, pour réinterroger le monde contempoiain dans de nouvelles formes (…) Kehlmann n'est définitivement pas Arthur Friedland, il avance entouré d'une famille, celle d'écrivains qui cherchent toujours une bonne raison d'y croire.  »


Jean-Claude Lebrun, L'Humanité

« En 2007, avec Les Arpenteurs du monde, Daniel Kehmann s'était affirmé comme l'un des plus talentueux prosateurs de langue allemande. Les Friedland, servis par une traduction d'une parfaite justesse, en apportent donc aujourd'hui l'éblouissante confirmation.   Esprit inventif et imaginatif, sens de la dramaturgie, ironie et puissance suggestive de l'écriture : Daniel Kehlmann confirme son rang parmi les créateurs de grand souffle et de forte ambition.  »


Nicolas Weil, Le Monde des Livres

« La religion, l'art et surtout la finance font les frais de l'ironie de l'écrivain allemand dans son nouveau roman, centré sur la mystification, Les Friedland. [...]   Ce Wunderkind des lettres germaniques a été formé par la lecture de Borges, Nabokov et surtout du satiriste Karl Kraus (…) Daniel Kehlmann, dont les Arpenteurs du monde (Actes Sud, 2006), a connu un succès mondial, se penche avec Les Friedland sur le monde de la mystification, responsable selon lui de la crise financière dans la dernière décennie.  »


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