Dostoïevski, Les années miraculeuses (1865-1871) | Actes Sud
Solin
Hors collection

Novembre, 1998 / 14,5 x 24,0 / 714 pages

traduit de l'américain par : Aline Weill, Severine MEYER
ISBN 978-2-7427-1546-6
prix indicatif : 30, 20€

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Dostoïevski, Les années miraculeuses (1865-1871)

Joseph FRANK

Universitaire éminent, spécialiste internationalement reconnu de Dostoïevski, Joseph Frank a consacré sa carrière à l’étude de la vie et de l’œuvre du grand écrivain russe. La magistrale biographie qu’il signe compte dans sa version originale, chez Princeton University Press, cinq volumes. Couronné par plusieurs prix prestigieux aux Etats-Unis, cet extraordinaire travail critique restitue avec force le contexte social, politique, littéraire et culturel de la période qui a servi de matrice à l’œuvre.
Dans la perspective de l’édition française, le biographe a choisi de recentrer son travail autour des années les plus productives de l’écrivain, de 1865 à 1871, ces "années miraculeuses" qui furent celles de Crime et Châtiment, du Joueur, de L’Idiot, de L’Eternel Mari et des Démons. Ces chefs-d’œuvre pourtant furent écrits dans des circonstances particulièrement tourmentées : la première femme et le frère de Dostoïevski meurent l’un après l’autre, après une liaison tumultueuse et une rupture scandaleuse, il se remarie avec la jeune sténographe qui lui permit d’achever à temps Le Joueur, tous deux s’enfuient à l’étranger pour échapper à leurs nombreux créanciers. Leur séjour, qui devait durer quelques mois, se prolongera plus de quatre ans, et ces quatre années en Suisse, en Allemagne, en Italie… sont marquées par la pauvreté, les crises d’épilepsie, la mort de leur première enfant, un penchant croissant pour le jeu, et un travail acharné afin d’assurer quelques revenus à une famille qui s’agrandit. En prise à ces difficultés permanentes, Dostoïevski conçoit un amour de plus en plus grand pour sa patrie, doublé d’une haine pour les doctrines nihilistes russes, considérées comme une création européenne pervertissant l’âme russe.
Joseph Frank, par l’ampleur de son érudition et la finesse de ses analyses littéraires, fait la preuve brillante de l’interaction profonde chez Dostoïevski entre vie et œuvre : ici, la biographie justifie l’œuvre autant que l’œuvre éclaire la biographie.



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