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Le Silence



Paru un dimanche soir de 2022, cinq amis ont prévu de se réunir pour regarder le «Super Bowl». Soudain l’écran de télé devient noir et toutes les connexions numériques se coupent. Une catastrophe semble avoir frappé le monde autour d’eux. Alors, dans le huis clos de l’appartement de Manhattan, les mots se mettent à tourner à vide.

La vie s’échappe, mais où ?

Et le silence s’installe. Jusqu’à quand ?

avril, 2021
10.00 x 19.00 cm
112 pages

Sabrina DUNCAN

ISBN : 978-2-330-14930-7
Prix indicatif : 11.50€



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Livre bref, écriture serrée, comme pour ne dire que l’essentiel en peu de temps, au risque d’un essoufflement. (...) Résultat : un silence ultra-anxiogène, et un roman en forme de cauchemar. (...) Au-delà de l’aspect dystopique ou sci-fi, Le Silence est, ironiquement, un livre quasi beckettien sur le langage. A l’ère de notre soumission à la technologie, aux écrans, aux images qui sont toujours, pernicieusement, accompagnées d’un texte réduit au minimum, ou très technique, ou alors publicitaire, sorte de novlangue très contemporaine, de quoi notre langage est-il fait ? Que dit-on quand on parle en 2022 ? (…). Le Silence ressemble à une satire très sombre de notre temps : à force d’être connecté-es, nous nous exprimons comme des machines, seul-es à crever. 

Nelly Kaprielian, LES INROCKUPTIBLES

A force d’ausculter le chaos du monde, Don DeLillo est devenu un cavalier de l’apocalypse. (…) Ce n’est pas une fresque que nous propose le vieux maître du Bronx dans cette courte fable d’une centaine de pages, mais un tableau intimiste et faussement réaliste. (…). Le monde qui s’arrête vu du dedans. Le chaos s’installe par la seule force de la langue. Une langue qui évoque parfois un étrange croisement entre Beckett et Duras. Don DeLillo, fidèle à son habitude, flirte avec l’abstraction, cultive le mystère. Le lecteur est laissé seul face à la fin du monde, face à son écran noir.

Philippe Chevilley, LES ECHOS WEEK-END

Don DeLillo dépeint l’ultra-solitude et l'intranquillité moderne. (…). La catastrophe humaine a déjà eu lieu, semble nous dire l'auteur américain, l'hyper-connexion défaillante a creusé un mur d'incommunicabilité entre les êtres, où il ne reste plus qu’un silence... assourdissant.

François Lestavel, PARIS MATCH

Dans une fable visionnaire, l’auteur d’Americana, 84 ans, imagine la fin du monde sous la forme d’une gigantesque panne technologique. (…) Donald Richard DeLillo a toujours su que l’homme courait à la catastrophe. Non qu’il possède un superpouvoir qui le transporterait dans le futur sans quitter son bureau de Manhattan. DeLillo a toujours été modeste, et il a vécu en reclus autant qu’il le pouvait. C’est plutôt par les thèmes qu’il aborde qu’il a régulièrement tapé dans le mille. La domination mercantile de la publicité télévisée (Americana), les déchets nucléaires (Outremonde), la violence en Amérique et la logorrhée médiatique (Bruit de fond), la cryoconservation des milliardaires (Zero K), l’assassinat de Kennedy (Libra), la tragédie du 11-Septembre (l’Homme qui tombe). Il n’y manque que le virus. Justement, la nouvelle catastrophe planétaire que DeLillo raconte dans son nouveau roman y fait songer (mais il l’a écrit juste avant la pandémie).

Didier Jacob, L'OBS

À 84 ans, plus affûté que jamais, Don DeLillo interroge non seulement notre actuelle relation au temps et à l’espace (que la pandémie a déjà bien bousculée) mais aussi les fondements même de notre identité humaine : que sommes-nous devenus, à habiter nos Smartphones et nos écrans ? Que reste-t-il de notre perception sensible du réel, des relations entre les animaux sociaux que nous sommes censés être ? Son court roman, celui de notre atrophie, se termine par des monologues très beckettiens : ceux de personnages sidérés et perdus. Juste des solitudes parallèles qui se laissent avaler par le grand silence. Glaçant.

Marie Chaudey, LA VIE

Il cherche la formule mathématique d’une année qui s’est présentée à nous déréglée et gelée.

Philippe Azoury, VANITY FAIR

Roman d’anticipation réaliste, Le Silence démontre une fois de plus le talent de DeLillo à capter l’air de notre époque.

PAGE DES LIBRAIRES

Avec Le Silence, son 17e roman, publié en 2020 aux Etats-Unis et écrit avant la pandémie, il complète une réflexion d’une décennie (L’Homme qui tombe, Point oméga, Zero K) sur l’effondrement d’une civilisation à bout de souffle, en perte de repères. (…) Réduite à quelques lieux (l’avion, l’hôpital, l’appartement), à quelques personnages, cette histoire au langage minimaliste se lit comme une pièce de théâtre sur l’absurde de notre condition. Ecrite avant la pandémie, elle préfigure, peut-être, l’étape suivante : un monde déconnecté et des humains réduits au silence.

Bruno Corty, LE FIGARO LITTERAIRE

Don DeLillo met en scène la fragilité de nos sociétés, la déroute qui guette chaque individu. Il a placé en exergue cette phrase d’Einstein (…) : « J’ignore de quelles armes usera la troisième guerre mondiale mais la quatrième se fera à coups de bâtons et de pierres. » Quant à Samuel Beckett, auquel DeLillo fait parfois songer, un de ses titres résume parfaitement la situation : Cap au pire.

Philippe Kantcheff, POLITIS

Le célèbre écrivain américain, auteur de Cosmopolis, continue de surprendre avec un texte poignant, inquiétant et profondément moderne.

Héloïse Rocca, TELE 7 JOURS

Ce que ramasse DeLillo en ce sec opuscule, n’est-ce pas ce que nous expérimentons à longueur de confinements depuis que le Covid s’est invité dans nos vies ? Tout s’arrête. Quelque chose commence. On ne sait pas quoi. (...) Rien de mieux pour se réveiller les neurones, en ces temps de désastre au ralenti, que de se frotter aux imaginaires du désastre. Surtout quand c’est celui de Don DeLillo, l’un des sismographes les plus précis des forces telluriques qui traversent notre monde, auteur de récits saisissants sur le 11 Septembre, les sectes, l’assassinat de Kennedy, analyste au laser des paranoïas qui nous gagnent.

Jean-Luc Porquet, LE CANARD ENCHAINE

Le huis clos cinglant qu’installe l’écrivain américain est vertigineux. (…). Au dérèglement technologique répond en effet une déstructuration de l’être passant par la dissolution du langage qui s’opère sous nos yeux. Dans son théâtre de la cruauté, Don DeLillo met en garde le lecteur contre l’enfermement et la déshumanisation que génère l’hyperconnexion. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Alfred Lévy, VALEURS ACTUELLES

Un (…) récit visionnaire, où l’Homme est mis à nu quand s’éteignent les lumières de nos technologies.

Martine Fréneuil, LE QUOTIDIEN DU MEDECIN

Le Silence, un livre qui s’interroge sur notre société, coincée entre nouvelles technologies et solitude.

MONACO HEBDO

Pressé, stressé, condensé jusqu’à l’os, pour la première fois ce petit texte brillant – au titre prémonitoire ? – d’un écrivain de 84 ans, toujours aussi mystérieux et coupant, sent confusément la « fin de partie ». Endgame … Même si, dans l’histoire, le Super Bowl, lui, n’a jamais commencé.

Florence Noiville, LE MONDE DES LIVRES

Le silence, court roman de Don DeLillo, réunit les thèmes de prédilection du grand écrivain américain : la technologie toxique ; le « bruit de fond » des conversations new-yorkaises, parsemées d’expressions étrangères ; la transmutation littéraire de la relativité d’Einstein ; les matchs sportifs comme espace sacré ; et l’imminence de l’Apocalypse, où l’effondrement spatio-temporel annonce la fin du mythe américain (...). Un mot peut-il être sculptural, une sorte de Saint-Suaire graphique ? C’est à ce silence-là que les personnages de DeLillo aspirent, celui de la disparition du sens, l’avènement de simples images radieuses et transcendantes. Se dirige-t-on vers la Troisième Guerre mondiale par manque de foi ?

Stéphane Sampson, EN ATTENDANT NADEAU