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La Part du Sarrasin



Après avoir conquis sa “part de Gaulois” en devenant le premier bachelier de sa cité, Magyd Cherfi , alias “le Madge”, fi le s’établir en centre-ville avec un colocataire, débute pour de bon dans la musique et commence à écu mer avec son groupe les scènes campagnardes ou périphériques, mêlant textes engagés, poésie du quotidien et rock dévastateur. Dans cette France des années 1980 où le Front national bombe le torse, ses anciens potes du quartier se mobilisent pour rejoindre la grande Marche des beurs. Pour peu de temps encore, sur Mitterrand se porte l’attente d’un pays moins raciste. Mais le délit de faciès a de l’avenir, les coups pleuvent et le métissage est la pire des qualités. Chanter pour ceux de la cité – les Sarrasins – est aussi illusoire que demeurer soi-même dans l’inatteignable identité du made in France.

Entre autodérision, gouaille et violence, un esprit libre cherche sa place et zigzague son chemin familier. À défaut d’une histoire nationale qui lui ressemble et le rassemble, le Madge fait chanter les mots, revit et restitue les années pré-Zebda, évoque tous les désirs et tous les malentendus, rencontre l’amour de sa vie et projette sur notre temps les images d’une jeunesse prise entre la peur, la colère et l’espérance.

août, 2020
11.50 x 21.70 cm
432 pages


ISBN : 978-2-330-13517-1
Prix indicatif : 22.00€



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C’est un récit sans concession, qui a le mérite de nous faire entrer dans le cœur des cités et de parler sans détour des problématiques d’intégration si actuelles et tellement reniées. Le « flow » de Magyd Cherfi donne au récit une oralité si prenante que nous arrivons au bout du récit, à bout de souffle et changés à jamais.

MAZE

Magyd Cherfi puise dans la lecture ce qu'il nous donne quand il écrit : les morceaux épars d'une histoire qu'on ne lui a pas racontée quand il était môme. Enfant de la cité mais aussi d'ailleurs, « Le Madge » a toujours aimé lire, et cette passion traîtresse lui a valu des baffes. Du béton il a pris le meilleur, puis il a pris la route en parolier de Zebda.

RAMDAM

Cherfi boxe les mots, triture les images, carambole les clichés pour une peinture des années 1980 et des enjeux encore plus vivaces aujourd’hui. Comme avec Zebda, ça danse et ça cogite grave.

Yannick Delneste, SUD-OUEST

On rit beaucoup à la lecture de cette chronique d’une jeunesse française dans une époque à la fois si lointaine et si proche. Les dialogues crépitent, les sentences fusent, on entend la voix de chaque personnage. On n’est donc guère surpris de croiser dans La Part du Sarrasin une référence à la comédie italienne et au Fanfaron de Dino Risi tant Magyd Cherfi emprunte au genre la drôlerie, la truculence, la cruauté, l’acuité du regard. (…) Si l’écrivain prend parfois des accents à la Michel Audiard, il ne néglige pas la tendresse, la nuance, le goût du paradoxe. (...) « L’universel, on l’atteint de chez soi » disait Pagnol, à qui on ne peut s’empêcher de penser ici. La Part du Sarrasin donne raison au maître marseillais et confirme avec éclat le talent d’écrivain de Magyd Cherfi.

Christian Authier, LE FIGARO LITTÉRAIRE

Un tsunami poétique bouillant, cru, juste. Une histoire de potes, de musique, de rébellion... Ce récit autobiographique, suite de Ma part de Gaulois (…), éclaire les écartèlements dus à la double origine.

Muriel Fauriat, LE PÈLERIN

(…) derrière le récit qui ressuscite les copains, la musique, le militantisme politique, Magyd Cherfi aborde une autre quête, celle d’un amour majuscule pour son double féminin, aux « lèvres en pâte de fruit » et aux yeux « en amandes couchées. » Cette relation gourmande, durable, gémellaire, lui tend peut-être le seul miroir dans lequel il peut se reconnaître. On imagine, et on espère, que cette fresque se poursuivra pour aborder les années Zebda, et la suite de sa passion amoureuse.

Léo Pajon, JEUNE AFRIQUE

Le Madge, qui a pourtant l’oreille fine, cogne comme un sourd sur ce passé qui l’a construit et qui en a fait, contre vents et marées, un homme libre. Ebouriffant. Un grand bonheur de lecture.

Serge Raffy, L'OBS

Se désincarcérer de la société patriarcale archaïque maghrébine vers laquelle renvoie pourtant le racisme tout en surplomb de la patrie des droits de l’homme et du citoyen : voilà le mouvement de balancier qui rythme et fait chavirer le livre. Autre tension : une langue crasse et vulgaire, mais manipulée avec une science des échos, des assonances, des tête-à-queue et des commotions. Une langue toute de surprises et d’embuscades, pratiquant à la bonne franquette l’alchimie du verbe : la boue finit par se lire comme de l’or.

Antoine Perraud, LA CROIX

La Part du Sarrasin, dans une parlure plus drue, égrillarde, volontairement malpropre mais toujours aussi inventive et pleine d’un suc irrésistible, évoque sa vingtaine, sur fond d’espoirs, vite douchés, nés de l’arrivée au pouvoir d’une gauche prétendue antiraciste. (…) La Part du Sarrasin décrit, de l’intérieur, la plongée des années 1980 dans « une éternité indigène ».

Antoine Perraud, LA CROIX

Le Toulousain raconte l'amitié, l'amour aussi, la construction de l'identité, la façon dont les causes, sociales, politiques, nous dépassent parfois, nous modèlent pourtant. C'est émouvant, c'est drôle, c'est intelligent. 

Amélie Maurette, NICE MATIN / VAR MATIN

Ici on tchatche, on ferraille, ou alors on déblatère, on « tronçonne ». L’invective se fait inventive, la ponctuation, gouailleuse ; et la grammaire, dans la bouche des uns ou des autres, contorsionniste. Porteuse de vie(s), la langue de Cherfi dit la difficulté de trouver sa place pour une génération de Beurs, tiraillée entre des injonctions sans cesse contradictoires.

Anthony Dufraisse, LE MATRICULE DES ANGES

La Part du Sarrasin est une chronique très drôle, vivante, truculente, en forme de roman d’initiation. Magyd Cherfi n’épargne rien ni personne : les caïds, les belles âmes, la bêtise à front de taureau…

Si la tragédie n’est pas absente, c’est pourtant l’enthousiasme et l’espérance qui palpitent dans ces pages. 

Christian Authier, L'OPINION INDÉPENDANTE

Raconter aux Français une histoire de Français qui n’entre pas dans l’histoire de France ? C’est l’engagement dans l’écriture de Magyd Cherfi, (…). Avec une faconde des faubourgs qui réinvente le roman social du XIXe siècle, il explore à présent La Part du Sarrasin (Actes Sud) dans cette France des années 1980-1990 qui se croyait multiculturelle. Une histoire d’amour, de fraternité et d’illusions perdues. 

Catherine Portevin, PHILOSOPHIE MAGAZINE

Magyd Cherfi, le glorieux, le Madge, comme on dit chez lui, chez les gens qui l’aiment, et on en fait partie ! 

La part du Sarrasin, c’est formidable.

Elisabeth Quin, ARTE "28'"

On apprécie qu’il nous bouscule et nous amène à nous poser les bonnes questions qui sont plus que jamais essentielles. On se délecte du soleil dans sa voix et de la fièvre dans ses mots. 

Muriel Balay (Librairie Syllabes, Millau), PAGE DES LIBRAIRES

L’enfant de la cité d’urgence devenu étudiant doit se construire entre tiraillements identitaires, culpabilité, engagement politique et discriminations. 

Sylvie Tanette, LES INROCKUPTIBLES

Magyd Cherfi s’intéresse cette fois-ci aux jeunes années rock pré-Zebda. Un récit de jeunesse, où le racisme des années 1980, les malentendus, la violence et le désir tissent l’écheveau de la personnalité de cet esprit libre. 

AFRIQUE MAGAZINE

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