Aller au contenu principal

Je suis au monde


Stéphane KIEHLIllustrateur


Quel est le lien entre les campagnes françaises, la jungle amazonienne, Barcelone, le pôle Nord ou la Grande Barrière de corail ? A priori pas grand chose et pourtant, comme le battement d’ailes du papillon avec le tsunami, tous ces lieux sont reliés les uns aux autres par des espèces vivantes et des phénomènes naturels complexes, interdépendants et fragiles. C’est ce qu’explorent les illustrations foisonnantes de Stéphane Kiehl et la plume précise de Pierre Ducrozet et Julieta Cánepa, embarquant les lecteurs dans un voyage autour du monde, pour (re)penser le vivant et interroger la place de l’humain dans ce grand tout. À travers six tableaux, qui sont autant d’immersion dans des paysages variés, ce documentaire propose d’accompagner les enfants dans une réflexion commune mêlant climat, environnement et histoire de l’humanité, pour mieux comprendre notre monde et ses défis, présents ou à venir.


LIRE UN EXTRAIT Ça s’est passé comme ça... Les personnes qui se ressemblent se reconnaissent au premier regard. On s’est reconnus. On est partis en voyage. On est partis vivre à Berlin, à Paris, on est revenus à Barcelone d’où tout était parti, et qui est resté notre quartier général. On a commencé à écrire des livres ensemble. On en lisait, on en écrivait déjà un dans la vie, alors pourquoi ne pas le faire aussi sur papier ? On a inventé des métiers imaginaires comme quand on était enfants. On a suivi des jeunes pleins d’élan qui changent le monde sur tous les plans.
Puis on est repartis en voyage, en Asie, avec une question en tête : comment habiter autrement le monde ? Comment réinventer un accord avec la Terre et le monde vivant ? Comment voyager, marcher, vivre en har-monie avec les éléments ? On a jeté ces questions dans nos deux sacs à dos et on est partis. Il faisait beau, ce jour d’août 2019. Les départs sont toujours pleins d’une joie violente, qui explose au visage comme un matin d’été.
On a plongé dans l’océan indien plein de tortues et de poissons, on a traversé la jungle de Sumatra, on a mar-ché dans l’Himalaya, on a mangé des merveilles et croisé tant de regards.
Plus on avançait, plus des questions surgissaient. On s’est dit qu’on pourrait en faire un livre. Il s’appellerait Je suis au monde et on plongerait avec lui dans le monde vivant pour essayer de le comprendre, de l’aimer encore davantage, de l’habiter et d’en faire partie d’une autre manière.
On rêvait d’une exploration sensible du monde. On a pensé : ce qu’il faut réinventer, c’est notre relation sen-suelle et charnelle à la terre, à la mer, aux mille et un habitants de la planète, du ver à l’albatros. Lorsqu’on est immergés dedans, on se sent appartenir au monde, on comprend que l’on est une pièce dans un ensemble, que le monde vivant est un grand réseau dans lequel tout se tient, dans lequel chaque mouvement a son importance.
Si nous arrivons à sentir à nouveau le monde vivant, la caresse du palmier sur nos mains, le regard du pa-resseux sur sa branche, le pas de l’ours sur la glace et la force des flots marins, alors tout changera. La clef du problème, et de sa solution, se situe là. Nous nous sommes détachés du monde, nous devons trouver la manière de nous en rapprocher.
Tout en explorant ces espaces naturels, on menait une réflexion plus générale. Comment fonctionne ce grand tissu du vivant ? Pourquoi la biodiversité est-elle menacée ? Que s’est-il passé au cours des derniers siècles pour que nous en arrivions là ? Comment parvenir à vivre toutes et tous en bonn

mars, 2021
20.00 x 33.00 cm
64 pages


ISBN : 978-2-330-14825-6
Prix indicatif : 18.90€



Où trouver ce livre ?