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Le livre noir - Textes et témoignages


Textes et témoignages réunis par Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman.


Le 22 juin 1941, les troupes allemandes envahissent l’Union soviétique. “L’opération Barberousse” est, aux yeux d’Hitler, le début de la guerre d’anéantissement du “judéo-bolchevisme”.

Alors que son armée est obligée de reculer, Staline accepte la création d’un Comité antifasciste juif. Au cours d’une tournée aux Etats-Unis, une délégation de ce comité rencontre Albert Einstein qui suggère que soient désormais consignées dans un “livre noir ” les atrocités commises par les Allemands sur la population juive d’URSS.

Réalisée sous la direction d’Ilya Ehrenbourg et de Vassili Grossman, cette relation “sur l’extermination scélérate des Juifs par les envahisseurs fascistes allemands dans les régions provisoirement occupées de l’URSS et dans les camps d’extermination en Pologne pendant la guerre de 1941-1945” est assez avancée en 1945 pour être envoyée au procureur soviétique du procès de Nuremberg, puis aux Etats-Unis où elle est publiée.

L’édition russe du “livre noir”, elle, ne verra jamais le jour : d’abord censurée, elle sera définitivement interdite en 1947.

En 1952, les principaux dirigeants du Comité antifasciste juif sont condamnés à mort et exécutés d’une balle dans la nuque.

Après l’écroulement de l’URSS et grâce à Irina Ehrenbourg, la première édition intégrale en russe du Livre noir a enfin pu être publiée en 1993 à Vilnius.

La présente édition se veut le plus fidèle possible à ce livre retrouvé, terrible page d’histoire directe et témoignage bouleversant.

octobre, 2019
14.50 x 24.00 cm
1136 pages

Langue : russe
Yves GAUTHIER
Luba JURGENSON
Michèle KAHN
François GUILLAUME LORRAIN
Paul LEQUESNE
CAROLE MOROZ

ISBN : 978-2-330-13006-0
Prix indicatif : 28.00€



Où trouver ce livre ?

Il est impossible de citer la moindre ligne de ce volume, qui décrit l’horreur absolue et vous glace le sang à chaque ligne, mais ce faisant, constitue un témoignage autant hallucinant qu’unique de ce que l’homme a pu faire à l’homme.

« Le Livre noir » ne parut jamais en URSS, alors qu’il fut commandé officiellement dès 1941 par Staline, qui avait accepté aussi la création du Comité juif antifasciste. Mais après avoir pris connaissance de l’impitoyable récit sur les crimes nazis, il décida de le détruire en 1946.

Ici, chaque ligne, chaque mot, chaque témoignage, ont été rapportés par des miraculés d’une semaine, d’un mois, d’une année. Qui peut dire combien de ces témoins virent la fin du conflit et combien d’entre ces survivants n’ont-ils pas été assassinés ensuite par ordre de Staline ? Aux crimes indescriptibles des Allemands, s’ajoutent ceux des fascistes lituaniens ici, lettons là, ukrainiens en Ukraine… qui prenaient les devants commettant des actes monstrueux, pour le plus grand plaisir des membres sadiques, monstrueux, des Einsatzgruppen et de la SS.

Michaël de Saint-Cheron, L'Obs

Le Livre noir des crimes commis par les Allemands sur la population juive d’Union soviétique avait été commandé en 1942 par le Comité antifasciste juif (CAJ) aux écrivains russes Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman. Jamais paru, le manuscrit fut sauvé puis publié à Vilnius (Lituanie) en 1993.

L’HISTOIRE