Dans la tête d'Andrew (EPUB) | Actes Sud
[Actes Sud] Littérature
Lettres anglo-américaines

Novembre 2016

traduit de l'américain par : Anne RABINOVITCH
ISBN 978-2-330-07172-1
prix indicatif : 15, 99€


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Dans la tête d'Andrew (EPUB)

E.l. DOCTOROW

Victime d’un délitement mental sans doute lié à l’exercice de sa discipline et aux recherches afférentes, un neurologue s’est persuadé que le cerveau n’était qu’une machine à mentir et feindre qui fait de lui un prisonnier à vie. Dressant autour de lui une muraille de mots, il s’ouvre de ses affres à un médecin à travers un récit aussi surexcité que digressif où un comique époustouflant le dispute à la tragédie de la démence et son insondable souffrance.
Après Homer et Langley, un nouvelle invitation à un voyage jubilatoire au pays des expériences-limites. 



Pierre Schavey, The Lion

« Peut-être [le roman] le plus étonnant et le plus original d’une œuvre souvent colorée de critique sociale. Exploration désordonnée du temps et de l’espace, le récit auto-critique d’Andrew nous interroge, nous bouscule parfois mais nous passionne toujours.  Un grand et intense roman à tiroirs d’une gratifiante richesse…  »


Eric Chevillard, Le Monde

« Ce roman est un faux dialogue entre lui et son psy, appelé Doc, abréviation qui vaut aussi pour l’auteur, Doctorow. Le lecteur comprend vite qu’il s’agit plutôt d’un monologuqe théâtralisé, entre la confession et l’auto-analyse. Et cependant Andrew raconte la terrible histoire de sa vie et quelque chose nous dit que c’est bien la douleur qu’il essaie de tenir en respect, une douleur incommensurable qui le foudroierait s’il ne l’esquivait par des ruses de conscience mais qui l’a peut-être déjà rendu fou. D’un coup, Andrew le savant froid, Andrew l’androïde, dissipe l’illusion et pénètre le secret sensible de la vie.  »


Christophe Mercier, Le Figaro

« On retrouve le Doctorow dont on est familier, qui interroge les grands mythes américains, éclaire leur signification pour le monde d’aujourd’hui. C’est sans doute [son roman] le plus drôle, comme un divertissement sarcastique et quelque peu amer à propos d’une Amérique trop proche de lui — dans le temps — pour qu’il en parle avec un détachement suffisant.  On sourit donc, souvent, avant de se trouver glacé par ces quelques pages, le cœur serré du livre, où il est question du 11 septembre.  »


Notes Bibliographiques

« Avec un vrai souffle romanesque, à la fois comique et tragique (…), ce monologue où le lecteur entre dans l’esprit du narrateur amuse, captive et questionne.  »


Aurélie Janssens, Librairie Page et plume (Limoges, Page

« La temporalité se trouble, les événements changent de sens. Et si Doctorow prenait simplement un malin plaisir à se jouer de nos cerveaux ? Un roman fascinant, dont on ne sait s’il s’agit d’une ode ou d’un avertissement sur la création, la capacité de nos esprits à imaginer, quelle qu’en soit la conséquence.  »


Damien Aubel, Transfuge

« le chef de service de ces blouses blanches de la littérature, ce pourrait bien être le grand E.L. Doctorow. Une fable aux accents de loufoquerie douce-amère, traversée d’éclats de colère. Dans la tête d’Andrew réussit ce tour de force : faire d’un roman de la psyché un grand roman politique.  »


Hédia Zaalouni, Undernierlivre.net

« Tentative de percer les mystères de son propre cerveau, confession, consultation psychiatrique, le roman de Doctorow garde ses secrets mais offre une plongée dans un imaginaire mouvant, sensible et construit de main de maître un personnage éminemment complexe. Pour son dernier roman, Doctorow s’est laissé aller à décrire un récit déchaîné, dans lequel on retrouve son esprit facétieux, son incroyable talent de conteur, et sa capacité à brosser, en arrière-plan, un paysage fort juste de l’Amérique. Dans la tête d’Andrew est surtout une magnifique leçon de littérature.  »


Fabrice Delmeire, Focus Vif

« Une traversée du miroir étrange et virtuose.  »


Fabrice Colin, Canard Enchaîné

« Une petite bombe de cérébralité joyeuse.  »


Marine Landrot, Télérama

« Sa logorrhée a les accents du Woody Allen des années 1980. Il a beau s’escrimer à scier la branche sur laquelle il chante, ce travail d’autosabotage n’enlève rien à la saveur de ses souvenirs ; au contraire, il les humanise et les magnifie, pour en faire de grands moments littéraires. Doc comme Docteur, le psychiatre tapi dans l’ombre. Mais aussi Doc comme Doctorow, auteur de ce roman agité, le dernier qu’il ait écrit avant de mourir, au cours de l’été 2015. Une fois identifiée cette oreille omnisciente, le livre prend une tout autre ampleur. Dans la tête d’Andrew devient alors un passionnant traité d’écriture, une magistrale leçon de domptage de personnage. Auteur de chefs-d’œuvre historiques très maîtrisés, comme Ragtime ou La marche, E.L. Doctorow a sans doute signé là son œuvre la plus foutraque, la plus débridée, la plus libre.  »



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