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Par l’auteur de La Famille royale et de Central Europe (National Book Award 2005), une incursion aussi magistrale qu’envoûtante dans les territoires infinis du surnaturel à travers des histoires de fantômes, de vampires ou autres créatures démoniaques vaquant à leurs magiques ou funestes besognes des Balkans au Japon en passant par le Mexique ou les États-Unis. Au fil de ce kaléidoscope narratif placé sous le double signe de la mort et de l’érotisme, William Vollmann met à contribution la diversité culturelle des mythologies et joue avec les codes du roman d’aventures, du thriller politique, du fantastique, de l’horreur, ou de la "simple" fiction littéraire, pour transporter le lecteur dans un univers fantastique où l’amour et le désir ne cessent de rendre possible l’inimaginable même.  

février, 2021
14.50 x 24.00 cm
896 pages

Pierre DEMARTY

ISBN : 978-2-330-14461-6
Prix indicatif : 28.00€



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Rarement fut mieux rendue l’universalité des obsessions humaines, à l’image du texte Le Fantôme amnésique, (…).

Antoine Faure, LIRE MAGAZINE LITTÉRAIRE

Fiction, non-fiction, Histoire ou histoires... Les nomenclatures sont toujours trop étroites pour l’écrivain. (…) Dernières nouvelles est un ballot de récits reliés entre eux par ce fil rouge tressé de deux motifs que sont le désir et la mort. (...) Si chez Vollmann la narration a parfois des airs de reportage, on est loin du servile mimétisme censé rendre compte d’une vérité « objective ». L’écrivain, à ses heures journaliste, sert la vérité mais au prisme assumé de la subjectivité. L’acuité d’un regard qui saisit une scène discrète, un geste furtif - un détail qui ne tue pas tant qu’il ne prolonge la vie d’un personnage au-delà des mots.

Sean James Rose, LIVRES HEBDO

Pour l’écrivain, qui s’est aventuré sous toutes les latitudes, de Sarajevo à Fukushima, des étendues sauvages du pôle Nord aux alcôves capitonnées de Tokyo, la littérature est un défi, un tour de force permanent, elle ne peut s’envisager autrement. La parenthèse qu’il s’offre, au pays des défunts, est un étourdissant débordement d’énergie, ses Mille et Une Nuits à lui, une profusion de récits qui se nourrissent de tous les styles, tous les siècles, toutes les cultures, toutes les croyances, pour explorer la mort et la mort seule, son univers foisonnant, ses mondes parallèles, son peuple extravagant de fantômes, de vampires, de goules, de beautés fatales, de créatures assoiffées de sexe s’épanouissant dans les magnificences d’un décor en putréfaction.

Laurent Rigoulet, TÉLÉRAMA

“Ceci est mon dernier livre, prévient l’auteur en prologue. Toute publication ultérieure portant mon nom sera l’oeuvre d’un fantôme.” Espérons que ce ne sera pas le cas, tant l’univers de William T. Vollmann est rare qui repousse toujours plus loin les limites de la décence et de l’imaginable.

Yann Perreau, LES INROCKUPTIBLES

L’exercice de style, renouvelant les thématiques et les géographies du fantastique, est brillant. La prose du nouvelliste sait rendre suaves les créatures maladives et répugnantes, brûlantes d’érotisme celles qui fricotent avec un au-delà morbide. Dans la tradition du roman gothique et du romantisme noir qui va du Moine de Lewis, en passant par Frankenstein de Mary Shelley, les contes d’Edgar Poe et de Lovecraft, jusqu’aux terreurs de Stephen King, William T. Vollmann qui prétend, à son acmé littéraire, publier ici son « dernier livre », fait ses gammes avec un sens affûté de l’horreur succulente.

Thierry Guinhut, LE MATRICULE DES ANGES

Ce recueil renferme une trentaine d’histoires, plus ou moins courtes et compréhensibles, qui se partagent le thème de la mort. Comme au fil d’une croisière sur le Styx, on y rencontrera des fantômes et des trolls, des sorcières et des femmes renardes, des vampires et des goules. Partout, l'écrivain farfouille des cimetières, autopsie des cadavres et fixe des crânes droits dans les cavités. (…) Il y déniche des histoires qui, plus qu’à la nouvelle, s'apparentent au conte, à ces grands mythes qui traversent les âges. Placé sous le patronage d’Edgar Allan Poe, truffé de passages labyrinthiques et obscurs.

Adrien Gombeaud, LES ECHOS

Magistralement construit (comme à chaque fois), le récit de l’écrivain s’insinue dans les interstices de cette violence qui constitue le ciment des rapports humains. La mort, l’assassinat et même le sexe, ne sont que l’aboutissement de la grande œuvre de tout humain, celle qui le voit, à chaque étape de sa vie, domestiquer la violence. Dans ces pages, ceux que nous appelons monstres, viennent nous rappeler qui nous sommes réellement.

L'HEBDOSCOPE

Recueil de nouvelles ? Pas vraiment, plutôt un grand polyptyque narratif, dont les panneaux, lentement déployés, se confirment, se complètent et se répondent, révélant les variations et les degrés d’une unique commotion : celle du « caractère charnel de la mort » et de la dimension mortelle de tout accomplissement amoureux. Un planisphère historique de la terreur érotique où Vollmann, par-delà temps et lieux, pourchasse avec une patience érudite et affronte avec une puissance de tunnelier le mystère morbide de l'alchimie amoureuse et les abîmes de la frayeur surnaturelle. (...). Par-delà cette déferlante de monstres et de freaks, cette évocation de prodiges et de superstitions folkloriques, William Vollmann mène, plus profondément, une méditation sur la vie, la survie du couple et la violence intrinsèquement tapie au coeur du lien amoureux.

François Angelier, LE MONDE DES LIVRES

On referme le livre avec l’impression d’avoir été soufflé par une sorte d’explosion intellectuelle, maîtrisée de bout en bout, un ralenti majestueux, panoptique, sidérant - et qu’on appellerait la littérature. Epuisant et faramineux.

L'INCORRECT

Il n’écrit pas, il fait surgir : il a assez vu d’horreurs pour se permettre de décrire les saccages ou les beautés du passé comme si elles étaient là, sous ses yeux. Sa position est toujours la même : subjectivité maximale, très peu de documentation sur le terrain qu’il est censé couvrir, aucun point de vue dominant, ni thèse à défendre, ni camp à choisir (…), sentiment du temps et recherche de l’humanité où qu’elle soit, si possible dans les poches de l’enfer (la Terre n’en manque pas).

Philippe Azoury, VANITY FAIR