Jean-Marc Bustamante - Cristallisations - Oeuvres 1978-2011 (version française) | Actes Sud
Actes Sud Beaux Arts
Hors collection

Février, 2012 / 22,0 x 28,0 / 312 pages
Coédition Galerie Thaddaeus Ropac


ISBN 978-2-7427-9754-7
prix indicatif : 20, 00€


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Jean-Marc Bustamante - Cristallisations - Oeuvres 1978-2011 (version française)

Jacinto LAGEIRA
Pascale LE THOREL - Directeur D'ouvrage

Jean-Marc Bustamante est l’un des artistes majeurs de la scène européenne, présent
dans les collections de nombreux musées. Au fil des trois dernières décennies, son
oeuvre n’a cessé d’entremêler la sculpture, la peinture et la photographie.
En 1978, avec le projet de “faire de la photo qui ne rende pas compte de l’art, mais qui
soit de l’art en tant que tel”, il réalise ses premiers “tableaux photographiques”. Il
montre, en grand format et en couleur, tout juste encadrées, sans passe-partout, des
vues de maisons, de bâtiments, situés à la périphérie des villes (Tableaux, 1978-1982).
Sans personnages, ces prises de vue veulent “fixer un mouvement lent, celui de la terre,
mais aussi celui de la décivilisation”.
De 1983 à 1987, il signe meubles et objets avec Bernard Bazile, sous le logo Bazile-
Bustamante.
Il poursuit ensuite un travail de sculpteur avec la série des Intérieurs, des “réminiscences
d’objets découpés ayant rapport au corps” ou des Paysages, objets abstraits,
reliefs muraux ou sculptures.
Il présente les Lumières (1987-1993), des photos de revues d’architecture des années
1930 et 1960, en noir et blanc, qu’il rephotographie et sérigraphie sur un plexiglas dont
la transparence métamorphose la représentation, car il est tenu en avant du mur par
quatre supports métalliques.
Il utilise la même technique pour les Panoramas (2002), des dessins abstraits agrandis,
reportés à l’encre sur plexiglas, qui lui permettent de “créer une relation nouvelle entre
le mur et cet objet hybride qui n’est ni une peinture, ni une photographie, ni une sculpture,
tout en relevant un peu de chacun de ces domaines”. Il montre encore, en superposition,
des images en couleur de grandes villes et de leurs banlieues, comme Buenos
Aires, Miami, Tel-Aviv ou les abords de lacs suisses.
En 2003, des personnages apparaissent dans ses photographies : il réalise pour la
Biennale de Venise Le Pavillon des Amazones, une “chapelle païenne”, dans laquelle il
mêle portraits photographiques, peintures et dessins abstraits sur plexiglas.
Jacinto Lageira écrit depuis toujours sur le travail de Jean-Marc Bustamante et a entrepris,
avec l’artiste, une analyse des différentes séries et une étude retraçant les rapports
de Bustamante avec l’histoire de l’art, de la photographie, avec la philosophie ou encore
l’actualité. À ce jour, aucune véritable monographie intégrant des éléments biographiques
complets et une analyse précise de chacune de ses séries ne lui a été consacrée.
Ainsi, l’objet de cette publication est de faire un point complet ; elle est illustrée d’une
très nombreuse iconographie établie avec la collaboration de l’artiste et d’un ensemble
de photographies documentaires réunissant des points de vue sur ses expositions.
 
Né en 1952 à Toulouse, Jean-Marc Bustamante fait des études en sciences économiques à
Toulouse (1969-1972) et apprend la photographie auprès de Denis Brihat (1973-1975). En 1978, il
devient assistant du photographe William Klein. Sa première exposition personnelle a lieu en
1982 à Paris. Il vit et travaille à Paris, où il enseigne à l’École des beaux-arts. En 2003, il
représente la France à la Biennale de Venise. Depuis 2004, il assure la direction artistique du
Printemps de Septembre (Toulouse).




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