Le Trésor des Lettrés | Actes Sud
Imprimerie nationale
Arts du livre

Mars, 2010 / 24,5 x 27,0 / 248 pages


ISBN 978-2-7427-8888-0
prix indicatif : 59, 90€


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Le Trésor des Lettrés

Cabinets de calligraphie chinoise

Lucien X. POLASTRON

Àtoutes les époques de l’Empire chinois, le lettré, homme de culture et de pouvoir, s’est entouré d’ustensiles, riches ou savamment humbles, qui forment le support de son rêve ou les amis intimes de son raisonnement, avant de devenir objets de convoitise et de collection. Encre, pierre, pinceau, papier sont, très tôt, désignés par l’expression wenfang si bao, les « quatre trésors du lettré ». Les entoure un petit monde d’accessoires – pressepapier, verseuse à eau, pot à pinceaux, pose-bâton d’encre, pose-poignet etc. – qui sont autant de chefs-d’oeuvre artisanaux dont la délicatesse s’est enrichie et diversifiée en Chine, puis au Japon, au long des millénaires. Non contente d’avoir inventé le papier et l’encre indélébile, ainsi que cet instrument au génie polyvalent qu’est le pinceau, la Chine en assure la pérennité en les confectionnant imperturbablement selon des recettes ancestrales et raffinées. Mais, depuis les années 1990, semble être entamé le déclin de l’artisanat savant, déjà remarqué au Japon. Aussi cet ouvrage s’empresse-t-il de visiter les ateliers encore actifs afin de noter en détail les gestes, de décrire les savoir-faire, en même temps qu’il déambule à travers les grandes collections aristocratiques et impériales auxquelles cette production a donné lieu, quasiment jamais exposées dans les musées qui les détiennent aujourd’hui… sans oublier de jeter un oeil aux prix de vente faramineux atteints par les plus beaux de ces objets sur les places de Hong-Kong, de New York ou de Londres. Le Trésor des Lettrés est bien la somme qu’attendaient les connaisseurs, les amateurs de curiosités et tous ceux que fascine la culture de l’Extrême-Orient. Mais pas seulement. Après avoir accumulé pendant plus de trente ans les informations sur les techniques, l’histoire et les styles qui font la richesse de la papeterie chinoise et japonaise, l’auteur livre ici tous ses secrets, dont le plus précieux : parce que la composition des objets de la calligraphie et de la peinture repose strictement sur des matières naturelles, le connaisseur qui les manipule y voit un sésame pour la relation homme-univers, cette notion d’harmonie générale qui est le fondement de la pensée extrême-orientale. L’encre, la pierre, le pinceau et le papier, ainsi que tous les accessoires qui les entourent, sont, depuis fort longtemps, appelés des « trésors ». Ce livre nous dit que c’était doublement vrai.



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