Paradiso | Actes Sud
Actes Sud Beaux Arts
Hors collection

Novembre, 2005 / 21,0 x 29,7 / 124 pages

traduit du français par : Laurence CAILLIERET
ISBN 978-2-7427-5729-9
prix indicatif : 42, 60€


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Paradiso

Lorenzo CASTORE

Réunis pour la douzième fois, les jurés de l’European Publishers Award, représentant six éditeurs européens de photographie, ont récompensé pour l’année 2005 le travail d’un jeune photographe italien : Lorenzo Castore.
Remarqué dès 1999 pour ses reportages sur la vie quotidienne des mineurs de Silésie (“Que Dieu soit avec vous”), Lorenzo Castore, qui vit et travaille à Florence, devient en 2003 membre de la galerie VU.
Avec Michael Ackerman (Etats-Unis) et Antoine d’Agata (France), il appartient à une génération de photographes qui renouvelle en profondeur le style et les thématiques de la photographie documentaire. Ce style, caractérisé par une grande liberté formelle, n’hésite pas à varier les modes opératoires, les angles d’accès et les types de vision pour tenter d’établir une proximité voire une complicité avec le sujet abordé. L’engagement n’est plus compassionnel ou militant, il exprime la quête d’une intimité active.
Dans Paradiso, il est question de Cuba et de La Havane. Ce pays, qui ne cesse d’attirer les photographes en mal de nostalgie rétro, offre à son insu, dans son délitement et sa décrépitude, des images que la pellicule magnifie. Comme l’affirme Christian Caujolle : “A Cuba, la couleur est un piège qui pousse le photographe vers la joliesse.” Lorenzo Castore évite cet écueil ; il n’ignore rien des difficultés et des doutes dans lesquels se débattent les habitants d’une capitale où tout semble s’être figé sous l’œil attendri des touristes… Immergé dans la réalité des personnages qu’il côtoie, le photographe propose des images heurtées, fugitives et sensuelles, une vision haletante en fondus-enchaînés à la fois trames et traces d’une vitalité débordante.
Paradiso, titre emprunté à l’écrivain cubain Jose Lexama Lima, parle de lieux et de gens “à l’exact opposé de notre monde où tout doit artificiellement paraître parfait et invincible ; là-bas, on trouve encore des êtres et des choses qui ne nient pas leur fragilité, et n’hésitent pas à se présenter de manière vraie…”, conclut Lorenzo Castore.


Paradiso

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