Azami

    Azami
    Azami || Aki Shimazaki

    Parution janvier 2015

     

    Mitsuo Kawana, la jeune trentaine, est étonné quand il croise par hasard Gorô Kida, un ancien camarade de classe devenu le président d’une importante compagnie. Il est encore plus surpris lorsque celui-ci l’invite dans un club très sélect où travaille une autre ancienne amie d’école, la belle et mystérieuse Mitsuko, devenue entraîneuse.
    Mitsuo mène une carrière de rédacteur pour une publication culturelle en attendant l’occasion de fonder sa propre revue d’histoire. En dépit d’un certain détachement sexuel, il s’entend bien avec Atsuko, la mère de ses deux enfants. Il se contente de fréquenter les salons érotiques pour combler ses besoins. Mais ces récentes retrouvailles fortuites raviveront en lui les rêves et les désirs de jeunesse.
    Avec sa prose intimiste et précise, Aki Shimazaki explore cette fois ce que l’on devine derrière la paroi trop lisse des apparences.

    “On a raison de dire que j’écris « en français des romans très très japonais ». J’ai vécu au Japon jusqu’à l’âge de vingt-six ans et je n’avais jamais été à l’étranger avant cet âge. Je suis contente de pouvoir conserver mes origines japonaises à travers mes romans. En même temps, quand j’écris un roman, ce qui est important, c’est que mon histoire touche le coeur du lecteur. Je raconte la vie d’individus, ce qui est universel. La société japonaise ou des événements historiques du Japon que j’utilise ne sont qu’une toile de fond ou bien un thème secondaire.
    Par ailleurs, mon style minimaliste, simple et direct est assez éloigné de la plupart des oeuvres littéraires japonaises. Les écrivains japonais écrivent de manière plus détournée. On ne dit pas les choses directement, au Japon.
    [...] J’aime le style du haïku, ce court poème japonais de dix-sept syllabes. Si l’on trouve chez moi un héritage de la littérature nipponne comme les haïkus, j’en serai honorée. J’ai tenté d’écrire de ces poèmes quand j’étais étudiante, mais sans grand succès. Pour moi, c’était plus difficile que d’écrire des romans. [...]
    C’est ma façon de m’interroger sur mes racines, de porter un regard critique sur le Japon. Bien que je sois maintenant canadienne, en tant que Japonaise d’origine je crois avoir la responsabilité de connaître ce que nos ancêtres ont fait.”

    A. S.

     

    Aki Shimazaki

    Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Elle est l’auteur d’une pentalogie intitulée Le Poids des secrets, intégralement publiée par Leméac / Actes Sud, qui comprend Tsubaki (1999 ; Babel n° 712), Hamaguri (2000, Prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec ; Babel n° 783), Tsubame (2001 ; Babel n° 848), Wasurenagusa (2003, Prix Canada-Japon ; Babel n° 925) et Hotaru (2004, Prix du Gouverneur général du Canada ; Babel n° 971).


    Après Mitsuba (2007), Zakuro (2009) et Tonbo (2011), Tsukushi (2012) est le quatrième volet de son second cycle romanesque publié par Leméac / Actes Sud.

     

     

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