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    Yoko Ogawa et Emmanuel Saulnier : un après-midi à Ashiya

    En voyage au Japon au mois d’octobre dernier, le sculpteur Emmanuel Saulnier a rencontré Yoko Ogawa. Touché par l’œuvre de la romancière japonaise et trouvant dans ses livres une intense résonance à son territoire personnel, le sculpteur demande à Léandre Bernard-Brunel de filmer cette rencontre. Sous les yeux du vidéaste se noue alors un dialogue limpide et dense, s’intensifie le questionnement commun aux deux artistes qui travaillent l’un et l’autre sur la perte, tentent l’un et l’autre de circonscrire l’absence, de toucher au plus près, d’écrire et de représenter l’empreinte de la mémoire. Un après-midi à Ashiya est un documentaire de création sur la naissance d’une écriture intérieure, aussi littéraire que sculpturale.

    Le film de Léandre Bernard-Brunel a été présenté par Emmanuel Saulnier à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts le jeudi 24 février.

     

     

    Yoko Ogawa est née en 1962. Elle vit au Japon et se consacre à l'écriture. Elle a obtenu le prestigieux prix Akatagawa pour La Grossesse (Actes Sud, 1997).
    Son oeuvre, désormais traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.

    Manuscrit zéro, le prochain livre de Yoko Ogawa sera en librairie le 6 avril

    Alors que la romancière travaille à un nouveau projet, elle note dans son journal ce qui compose son quotidien fictionnel. A moins qu’il ne s’agisse de l’inverse : notant chaque jour la multitude d’histoires réelles qui peuplent son imaginaire, Yoko Ogawa tente d’avancer, de trouver dans cette forêt d’images la direction de son nouveau roman.
    Des histoires courtes qui s’enchaînent comme autant de pépites constitutives de son oeuvre, des histoires qui forment une mosaïque temporelle au sein de laquelle les individus, les lieux ou les situations du réel vont chavirer, chanceler, pour rejoindre sous sa plume le monde si singulier de ses personnages.
    Manuscrit zéro s’interpose dans l’oeuvre de Yoko Ogawa telle une pause formelle et dans une langue beaucoup plus immédiate.
    [Traduit du japonais par Rose-Marie Makino]

     

     

    Emmanuel Saulnier est né en 1952 à Paris. Il enseigne à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris depuis 2002. Depuis 1975, il expose ses œuvres en Europe et dans le monde. Il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis en 1986, après avoir vécu deux ans à Milan. Une première monographie, Principe transparent, par Jean-Pierre Greff et Luc Lang, lui est consacrée aux Éditions du Regard en 1999. Il réalise plusieurs ouvrages monumentaux dont Rester Résister, à Vassieux-en-Vercors, Fils d’eau pour l’agence de l’eau de Rouen réalisée par Nicolas Michelin et l’ensemble Je vis de l’eau – Elle s’écoule dans le cadre de la commande publique du tramway de Nice pour la station centrale réalisée par Marc Barani qui a reçu l’Equerre d’Argent 2008. En 2004-2005, il expose Place blanche – Place noire dans l’atelier Brancusi du Centre Pompidou. En 2007, le musée d’Orsay l’invite dans le cadre des « Correspondances ». En 2008, il participe notamment à l’exposition Traces du sacré au Musée national d’art moderne et son œuvre Tête est acquise et présentée par le Musée des Beaux Arts de Nancy. En 2009, il publie Expérience chilienne, qui relate son séjour et ses manifestations au Chili avec son atelier. En novembre 2010, plusieurs de ses œuvres sont notamment présentées dans le cadre de l’exposition Tenir debout, au Musée de Valenciennes. De nombreux articles, publications, films ou vidéos sont consacrés à son travail.
    [source : takasagoblog.com - photo © Alice Lescanne]



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