Actualités

    Rencontre avec Christian Garcin, du 19 novembre au 2 décembre, au festival Lettres d'automne

     

    Christian Garcin publie en 1993 son premier livre, Vidas, dans la collection « L’un et l’autre » dirigée par Jean-Bertrand Pontalis chez Gallimard. Son œuvre, ample et protéiforme, est constituée de romans, de recueils de nouvelles, de poèmes, d’essais sur la peinture et la littérature, de livres pour la jeunesse, de carnets de voyage et de quelques autres livres inclassables (lexiques, fictions biographiques, évocations littéraires ou picturales, livre de photos).

    Christian Garcin a également traduit de l’américain des recueils de poèmes de Charles Bukowski, Campbell McGrath ou encore David Kirby (Le Haha , Actes Sud 2018), et a entrepris avec Thierry Gillyboeuf une nouvelle traduction des Nouvelles intégrales  d’Edgar Allan Poe (dont le premier tome est publié par Phébus en mai 2018) ainsi que des Nouvelles complètes  de Melville qui paraîtra chez Finitude.

    Il reçoit en 2012 le Prix Roland-de-Jouvenel de l’Académie Française pour son roman Des femmes disparaissent et le Prix Roger-Caillois pour l’ensemble de son œuvre, à l’occasion de la parution de son essai Borges, de loin.

     Christian Garcin, photo JL Bertini

     

    LE MOT DE L’INVITÉ D’HONNEUR


    « Ce qui m’intéresse, en somme, ce sont les échos, les symétries, les espaces de jonction parfois extrêmement ténus entre les individus, les systèmes de pensée, les époques et les situations vécues – ces liaisons invisibles qui organisent nos vies sans que nous en ayons pleinement conscience.
    Dans le domaine de la fiction, cela peut se traduire par un réseau de passerelles entre personnages et situations à l’intérieur d’un même roman, mais aussi, bien entendu, d’un roman à l’autre : construire une structure, penser le ou les livres comme un système de résonances, de liaisons souterraines, qui irrigue la mécanique de la fiction – le plus souvent à l’insu des personnages eux-mêmes, et dans ce cas c’est l’instance narrative qui le met en lumière et le livre au lecteur. À l’intérieur de cette chambre d’échos les motifs se développent. J’ai un jour utilisé l’image, en décrivant cela, de ces nuages d’étourneaux qu’on désigne du beau nom de “murmuration” J’imaginais leur vol mouvant, fluide et compact à la fois, à l’intérieur d’une cage de verre. Le nuage d’oiseaux, ce sont les motifs de la fiction. Sa direction, imprévisible et mouvante, c’est la langue qui la donne, qui soutient  l’ensemble. La cage invisible, c’est la structure. »

    Christian Garcin

     

    En savoir plus : www.confluences.org



    |
    Association du méjan

    Actes Sud newsletter

    Inscription à la newsletter :

    newsletter