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    Polyptyque E.D., hommage à Emmanuel Darley

    Exposition du 5 au 29 juillet

    Polyptyque E. D. Parcours à travers les œuvres d'Emmanuel Darley
    Visite de l'exposition tous les jours en continu de 10 heures à minuit. Vernissage le 5 juillet à 19 heures.

     
    À l’occasion du deuxième anniversaire de sa disparition, en janvier 2016, plusieurs structures se sont regroupées et proposent Polyptyque E. D. Parcours à travers les œuvres d’Emmanuel Darley. Celui-ci a débuté à Toulouse en février 2018, et se termine en novembre 2018 à Narbonne, après être passé par Béziers, Montpellier, Nîmes et Avignon…

    Une exposition des œuvres photographiques d’Emmanuel Darley accompagnera cet itinéraire littéraire et théâtral.

    En partenariat avec la Maison théâtre des littératures à voix hautes Triptyk-théâtre, les ATP à Nîmes  - La Cave Poésie René Gouzenne à Toulouse - La Médiathèque et la Scène Nationale du Grand Narbonne - la Cie Là-bas théâtre à Béziers - La Maison de la Poésie d'Avignon - La Baignoire lieu des écritures contemporaines à Montpellier.


    15 juillet à 20h30 - Lecture "Le Bonheur" par Belà Czuppon
    Production La baignoire, lieu des écritures contemporaines à Montpellier

    "Ils sont sans nom et sans passé, ou ils les ont oublié. On les tutoie pour les arnaquer ou pour les renvoyer chez eux. Ils se tutoient entre eux, ça prête à confusion. Ils sont nés là-bas, ils ont voulu venir ici, on les reconduira là-bas. Ce sont des hommes. Ce sont des femmes. Ce sont des enfants. Emmanuel Darley fait, avec Le Bonheur, une sorte de ronde à la Schnitzler et c'est la parole qui passe d'une silhouette à l'autre. Bribes de vie, lambeaux de destin de clandestins. "Le bonheur", c'est ce qui est promis à ceux qui quittent, en douce, l'Afrique où ils survivent pour le continent européen où ils espèrent vivre" (article critique paru dans Le Matricule des Anges)

    16 juillet à 10 h 15, dans le cadre des Matinales
    Lecture de Xitation, par Marielle Baus et Matthieu Beaudin 
    Compagnie Les Fourmis Rousses

    Xitation évoque la question de la première fois, de comment parler de sexe aussi. Emmanuel Darley mêle innocence et humour et écrit une courte comédie burlesque, avec deux jeunes gens, en train de découvrir à la fois la physiologie et le langage du sexe et du désir. Où est le désir, qu'est ce que c'est, comment le faire naître ? Darley tente le langage de la découverte, du dévoilement, comme la jeune femme et le jeune homme celui des corps et plus largement celle du désir.

    L’écriture d’Emmanuel Darley est économe, succession de courtes phrases tronquées. Il n'a de cesse de réinventer, fouiller la langue. Sous sa plume toujours ces phrases courtes, sèches, pullulant de verbes d'action précipités...Phrases étrangement amputées de verbes, ou de sujets : pas le temps, pas le choix.


    19 juillet à 16h30
    Table-ronde
    Entrée libre dans le cadre de l'exposition
    Rencontre avec des amies comédiennes, des amis comédiens, des auteures, des auteurs, des metteures en scène et des metteurs en scène, des maisons d'édition. Discussion autour de l’œuvre d'Emmanuel Darley.
    Suivi à 17h30 d'une lecture de Une ombre par Denis Lanoy

    Longtemps on passe tout contre ces hommes et femmes qui dans les rues sont inutiles. On les regarde, on tend l'oreille. Longtemps on garde à portée de main, un bout de journal, un fait divers, un homme à l'amour irraisonné. Un jour on réunit les deux, on trouve le lien et qui les unit et de ce lien naît Une ombre : un homme, dans une rue, immobile, le poids d'un immeuble contre son dos, le poids d'une trop lourd secret sur les épaules. E.D.

     

    23 juillet à 20h30
    Lecture de Pas bouger, par Denis Lanoy et Bruno Paternot
    Production : Maison Théâtre des Littératures à voix hautes, Triptyk-Théâtre, Nîmes

    "Soit le point A, soit le point B". Il y a A, un homme qui marche parce que "ceux du départ" lui ont dit que " là-bas " il rencontrera un, une cycliste. C'est un ordre, une mission, le but peut-être de sa vie. Il progresse droit devant, en direction du coucher de soleil. Il y a B, un homme figé, immobile qui, lui, attend le signal qui l'autorisera à entrer dans le mouvement. Il est celui qui répète dans l'économie maladroite, sans respect de la syntaxe : "Pas bouger". Commandement qu'il se donne à lui-même, dans la répétition, dans un refus buté de tout autre vécu, semblable à un soldat de terre cuite de l'empereur Qin Shi Huang. Ils se rencontrent, s'éloignent l'un de l'autre, puis se retrouvent, font un bout de chemin ensemble et à nouveau se séparent comme nous le faisons dans notre vie. Le jour et la nuit se succèdent selon la construction de la pièce, en 6 parties ou scènes. Chacun d'entre eux affirme son point de vue sur la vie. D'un côté le Mouvement, la découverte du monde et de l'autre, la Contemplation.

     




    Maison de la Poésie d'Avignon

    6, rue Figuière

    84000 Avignon

    04 90 82 90 66

    www.poesieavignon.eu

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