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PHOTOGRAPHIE / ART - Les événements de l’été

Expo été

 

À toi appartient le regard - quai Branly, Paris
Nan Goldin - Collection Lambert, Avignon
Narcisse ou la floraison des mondes - Frac, Bordeaux
Orient Sonore - Mucem, Marseille


Les expositions présentées par l’Association du Méjan à Arles :
Mario Del Curto - Zaric - Femmes Photographes -
Géraldine Lay - Antoine Herscher - Marc Nucera -
Jean-Pierre Formica

 

 

 À TOI APPARTIENT LE REGARD

COLLECTIF, À TOI APPARTIENT LE REGARD ET (…) LA LIAISON INFINIE ENTRE LES CHOSES

Pouvons-nous percevoir le monde par les yeux des autres ? Jusqu’où les expériences visuelles proposées par les artistes peuvent-elles nous transporter ? Cet ouvrage et l’exposition qui l’accompagne proposent une plongée dans plusieurs univers sensibles, une mise en relation des pratiques de vingt-six artistes issus de dix-huit pays différents. Utilisant la photographie, l’image en mouvement, la vidéo, l’installation, ils recomposent des récits, interrogent notre rapport aux images, mènent des enquêtes approfondies, questionnent les héritages historiques des photographies, repensent les notions d’appropriation et de réappropriation visuelle. Les travaux présentés nous amènent à considérer les questions de mémoire en relation avec l’absence ou la surabondance d’images. Ils évoquent nos rapports au monde naturel, la construction visuelle et historique des territoires, les photographies et les films comme supports de projection de soi dans des modèles. Dans l’ouvrage, chaque artiste est introduit par l’intermédiaire d’une interview, centrée sur sa formation, son parcours et son travail – présent et passé –, accompagnée de ses travaux photographiques présentés dans le cadre de l’exposition.

 

 EXPOSITION : 

À toi appartient le regard et (...) la liaison infinie entre les chosesau musée du quai Branly – Jacques Chirac (Paris) du 30 juin au 1er novembre 2020.

 

 

Goldin

 

 

NAN GOLDIN, CAHIER DE LA COLLECTION LAMBERT N°3

Le troisième volume des Cahiers de la Collection Lambert est dédié à Nan Goldin, photographe de l’intime et icône de toute une génération. Avec plus d’une centaine d’images, son œuvre est particulièrement bien représentée dans la collection d’Yvon Lambert. D’ailleurs, tous deux – la photographe et le marchand d’art – ont entretenu une relation volcanique et passionnée faite de longs silences et de belles retrouvailles. Environ quatre-vingts portraits pris sur le vif sont reproduits dans cet ouvrage, apparaissant comme autant de traces de la vie d’êtres chers qui se rencontrent, rient, s’enlacent, s’embrassent, s’aiment, souffrent, pleurent, meurent, et vivent de la manière la plus intense qui soit.

 

 

 

 EXPOSITION : 

Je refléterai ce que tu es... De Nan Goldin à Roni Horn : l’intime dans la Collection Lambert (Avignon) du 27 juin au 20 septembre 2020.

 

 

narciss

 

 

COLLECTIF, NARCISSE OU LA FLORAISON DES MONDES

Autrefois reléguée dans la dernière catégorie des genres picturaux avec la nature morte, la fleur semble prendre aujourd’hui sa revanche. Elle s’affirme vivante, s’aventure sur des terrains aussi divers que l’ensauvagement et l’écoféminisme, l’érotisme et l’artisanat, la biologie et la science-fiction. De l’intime au cosmos, la fleur est une acrobate hors pair dans cet interstice entre le masculin et le féminin, la pensée et la matière, la raison et les sens. Tel Narcisse interrogeant son image à la surface de l’eau, elle fait vaciller nos certitudes. À l’ère de l’anthropocène, où la terre est marquée de façon irréversible par l’humain, elle indique de nouvelles voies vers la floraison des mondes, celles des métamorphoses incessantes de la nature comme de l’art.

 

 

 

 

 EXPOSITION : 

Narcisse ou la floraison des mondesau Frac Nouvelle-Aquitaine MECA (Bordeaux) du 23 juin au 22 août 2020.

 

orient

COLLECTIF, L’ORIENT SONORE, MUSIQUE OUBLIÉE, MUSIQUE VIVANTE

Dans un contexte de violences militaires, de révolutions et de contre-révolutions politiques, de bouleversements sociaux et technologiques, de changements démographiques accélérés, est-il possible de présenter ou de représenter la musique arabe ? L’intérêt des articles réunis ici est de fournir aux lecteurs des outils pour comprendre les bases techniques et les caractéristiques esthétiques des musiques du monde arabe, et ainsi appréhender leur diversité. L’ensemble de ces thèmes est examiné à la lumière des bouleversements sociologiques et politiques affectant directement le rôle de la musique dans la construction des identités nationales, les lieux de sa consommation, sa texture sonore et ses instruments, les médiums de sa diffusion, ainsi que ses types de production ou de reproduction. La musique est en effet un prisme privilégié pour appréhender la complexité des sociétés et des régimes esthétiques et politiques dans lesquels elle est produite.

 

 EXPOSITION : 

Orient sonore. Musique oubliée, musique vivanteau Mucem (Marseille) du 22 juillet au 4 janvier 2021.

 

 

 

Expositions présentées par l’Association du Méjan et publications des éditions Actes Sud

Retrouvez l’ensemble de la programmation de l’Association du Méjan, comprenant les expositions des étudiants de l’ENSP (École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles), des artistes Eric Tabuchi et Nelly Monnier (“Décor-Export”) et Boris Vian, sur les sites Lemejan.com et Arles-contemporain.com.

 

 

Mario del curto

MARIO DEL CURTO, LES GRAINES DU MONDE. L’INSTITUT VAVILOV

Chapelle Saint-Martin du Méjan

1er juillet - 30 août 2020

“La découverte de l’Institut à Saint-Pétersbourg fut un vrai bouleversement. Comment ignorer ces richesses et le rôle vital que jouent ce centre de recherche et ses homologues à travers le monde ? Comment a-t-on pu oublier un homme tel que Vavilov et son apport à la connaissance de la biodiversité ? Lui qui, dans un esprit  d’ouverture, ne se contentait pas de faire siennes les connaissances des régions et des pays les plus reculés, mais qui, au contraire, favorisait la multiplication des banques de graines et les échanges entre les scientifiques. Ce fut largement suffisant pour décider de faire un livre, et une exposition, conçu comme un hommage à Nikolaï Vavilov et à tous ceux qui poursuivent sa vision agronomique et sa pensée universaliste.” Mario Del Curto

Parution : Mario Del Curto, Les Graines du monde. L’institut Vavilov, octobre 2019

 

 

 

Zaric

ZARIC, CORPS À CORPS

Chapelle Saint-Martin du Méjan

1er juillet - 30 août 2020

De père serbe et de mère valaisanne, le sculpteur de cinquante-six ans, Nikola Zaric, est décédé en août 2017. Il laisse une œuvre riche, peuplée de créatures mi-homme, mi-animal, reconnaissable au premier coup d’œil. Un univers peuplé de drôles de bestioles aux attitudes familières, silencieuses et poétiques. Des créatures faites de béton coulé qui vivent très bien dans l’espace public, dans les parcs, dans les hauteurs... Si le rêve est la source de l’œuvre de Zaric, elle est aussi emplie de questionnements sur l’origine, les spiritualités, l’éros, les échos de l’enfance : sujets universels ne manquant pas de pouvoir de séduction. Avec ses hommes à têtes d’animal, chacal, cerf ou âne, avec ses femmes lapine ou biche, Zaric cherche à exprimer cette autre part de nous, le plus souvent enfouie ou masquée et nous réinscrit dans la nature.

Parution : Zaric, Corps-à-corps, mai 2019

 

 

Femmes Photographes

FEMMES PHOTOGRAPHES

Galerie librairie Actes Sud

1er juillet - 30 août 2020

Les “grands noms” de la photographie qui s’imposent au fil des expositions et des publications sont, bien majoritairement, masculins. Pourtant, dès la première heure, les femmes photographes existent et elles sont nombreuses ! Conscient de ces disparités, Robert Delpire souhaitait leur consacrer un coffret Photo Poche de trois volumes couvrant toute l’histoire de la photographie qui paraît enfin : cette exposition en est le fruit. Pierre à l’édifice de l’histoire des femmes photographes, c’est une invitation à découvrir toujours plus d’autrices, portée par les goûts subjectifs de Sarah Moon et de Clara Bouveresse.

Parution : Coffret Femmes photographes, Photo Poches n°160, 161 et 162, octobre 2020

 

 

 

Géraldine Lay

GÉRALDINE LAY, S’IL FALLAIT CHOISIR

Croisière

1er juillet - 30 août 2020

“Depuis 2007, j’ai régulièrement été invitée en résidence en France. Mon travail personnel s’est beaucoup enrichi de ces voyages intérieurs qui sont des jalons importants dans mon parcours photographique. Il y a entre elles une familiarité. Chacune vient nourrir mon projet global, les images peuvent se croiser, raisonner ensemble et peu importe leur géographie, elles s’assemblent pour donner une vision intuitive, instantanée et coloriste de notre territoire. J’ai photographié les rues de Saint-Gaudens, d’Orthez ou de Beauvais, les intérieurs de Montauban, Céret et Nantes comme pour apprivoiser le quotidien de ces villes de taille moyenne qui jalonnent notre territoire. Profitant de cette invitation à Croisière, j’associe à cette sélection les premières photographies issues d’une résidence en cours à la Caza d’Oro au Mas d’Azil qui sera exposée en septembre 2020 au Château de Seix.” Géraldine Lay

Le travail de Géraldine Lay est représenté par la galerie le Réverbère à Lyon.

Parution : Géraldine Lay, Failles ordinaires, juillet 2012

 

 

 

Antoine Herscher

ANTOINE HERSCHER, DERNIER ACTE

Croisière

1er juillet - 30 août 2020

Que ce soient des arbres, des lieux à l’abandon, des hippodromes, des carrières de marbre, des zoos, tous les thèmes photographiques d’Antoine Herscher traîtent du rapport de l’homme à la nature.

En 2016, sa série « Arbor », présente des arbres insolites, traités comme des portraits en noir et blanc “qui n’ont rien de remarquable ou d’exotique par leur essence, mais qui font preuve de caractère” (Jean-Paul Curnier). Avec « Dernier acte », ce sont des lieux à l’abandon, qui semblent à mille lieux de nous. Ils sont pourtant tout proches, cachés à notre regard par notre manque de curiosité. Antoine Herscher est plus rêveur que baroudeur. Dans l’objectif du photographe émergent des scènes et des décors oniriques, parfois inquiétants, toujours émouvants.

Parution : Antoine Herscher, Dernier acte, novembre 2019

 

 

 

 

Marc Nucera

MARC NUCERA

Croisière

1er juillet - 30 août 2020

Depuis 30 ans, Marc Nucera sculpte les arbres. Après avoir commencé par travailler le végétal – travail de patience sur plusieurs années pour modeler les végétaux de façon naturelle -, il sculpte les troncs pour sublimer leur essence et leur donner une nouvelle vie. “Remarquable sculpteur de la matière, fin connaisseur de l’univers du végétal, il a tant fréquenté les arbres et leurs mystères que rien ne lui échappe des secrets de leurs courbes, de leurs métamorphoses et de leurs résistances. Il manie ses outils avec une virtuosité sans égale, mêlant délicatesse et détermination. Les plissés, les torsions conçues par cet exceptionnel tailleur de formes et de matière, inerte ou vivante, se jouent de l’ombre et de la lumière et donnent l’impression d’une liquidité, d’une onctuosité, comme d’une fusion de la substance dure, cyprès, cèdre ou platane, qu’il travaille avec une ténacité sans faille.” (Chantal Colleu-Dumond)

À l’occasion de la Saison d’art 2020, Marc Nucera expose ses œuvres dans le parc historique et les écuries du Domaine de Chaumont-sur-Loire jusqu’au 1er novembre.

Parution : Les sculptures de Marc Nucera, mai 2020

 

 

formica

JEAN-PIERRE FORMICA, NOUVELLE NATURE

Croisière

1er juillet - 30 août 2020

Jean-Pierre Formica trouve son inspiration dans la culture méditerranéenne. Il travaille sur le fragment, la répétition, mais aussi la mémoire, la trace, l’empreinte, la sédimentation. Une archéologie contemporaine.

Jean-Pierre Formica a exposé, entre autres, à la Chapelle des Jésuites à Nîmes, au Musée de Toulon, au Musée de Montbéliard, au MAMAC à Nice, à l’Espace Paul Riquet à Béziers, à l’Espace Vallès à Grenoble, à l’Institut français de Tel Aviv, au Musée des Oudayat à Rabat, au centre culturel La cupula de Merida, au Mexique. En 2008, il intervient pour la Nuit Blanche à Paris, et en 2010, investi les caves Pommery pour l’expérience 7. Il présentera ces dernières séries à la Chapelle du Méjan au printemps 2021.

Aujourd’hui, il crée à Croisière une fresque de 20 mètres intitulée « Nouvelle nature ». Une expérience qui se fait l’écho d’une action pour le vivant, celle de pénétrer la nature comme un corps, de vivre ce va-et-vient entre l’homme et la nature.

À paraître : Jean-Pierre Formica, octobre 2020