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    *Mouhassaron mithli : Un assiégé comme moi.* | Documentaire de Hala Alabdalla sur l'intellectuel Farouk Mardam-Bey

     

    « Là-bas, au bout du long tunnel, un assiégé comme moi allumera sa plaie d’une bougie pour que tu le voies secouer les ténèbres de sa cape. »
    Mahmoud Darwich

     

    Un assiégé comme moi est diffusé dans la catégorie compétition internationale, dans le cadre du Cinéma du réel, festival international du film documentaire | Centre Pompidou du 18 au 27 mars

    Vendredi 18 Mars 21H00 Cinéma 1

    Samedi 19 Mars 13H30 Luminor Hôtel de Ville

    Mercredi 23 Mars 13H00 Petite Salle

     

    « Là-bas, au bout du long tunnel, un assiégé comme moi allumera sa plaie d’une bougie pour que tu le voies secouer les ténèbres de sa cape. » Ces mots du poète Mahmoud Darwich accompagnent Farouk Mardam-Bey, éditeur syrien engagé exilé en France depuis cinquante ans. Soucieux d’accompagner de l’extérieur les évolutions politiques et culturelles des pays arabes, il fait figure de passeur entre l’Europe et le Moyen-Orient. Le dispositif du film est dévoilé d’emblée puisque l’on voit l’équipe de tournage s’affairer dans son appartement avant un dîner qu’il prépare pour ses amis. C’est dans la cuisine, lieu de mélange et de plaisir que s’ancre le portrait, ainsi délesté de toute pompe hagiographique. De même que couper des légumes s’avère propice au récit personnel, la réception des convives permet d’élargir le portrait à des points de vue pluriels, ceux d’une communauté informelle et transnationale d’intellectuels humanistes. Principalement axées sur la situation syrienne actuelle, les discussions des commensaux apportent une lueur d’espoir, certains évoquant des initiatives venues des habitants des zones libérées. En faisant précéder ces conversations d’archives où Farouk et son ami discutent des vers de Darwich, Hala Alabdalla souligne la distinction entre attachement à une culture et patriotisme. Le film aurait en effet pu s’appeler, d’un autre vers de Darwich : « La terre nous est étroite ». (Charlotte Garson)

    Source : Cinéma du réel

     

    Né à Damas, Farouk Mardam-Bey a travaillé comme conseiller culturel à l'Institut du monde arabe. Il dirige la collection Sindbad chez Actes Sud. Il vit en France depuis 1965.



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