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    Décès d’Emmanuel Darley, dramaturge et romancier

     

    Emmanuel Darley est né à Paris en 1963. Après une enfance ponctuée de nombreux déménagements (jusqu’en Afrique), il revient dans la capitale en 1977. Il commence des études de cinéma qu’il abandonne rapidement. Il devient alors libraire pendant quelques années. Il s’installe à Narbonne. Il anime des ateliers d’écriture.
    Sa création littéraire est d’abord marquée par deux romans : Des petits garçons (P.O.L, 1993), Un gâchis (Verdier, 1997). Il se lance ensuite dans l’écriture théâtrale, publié chez Théâtre Ouvert : Badier Grégoire (1998), Une ombre (2000), Souterrains (2001), puis chez Actes Sud-Papiers : Indigents (2001), Pas bouger suivi de Qui va là ? (2002), C’était mieux avant (2004), Flexible, hop hop ! suivi de Être humain (2005), Le Mardi à Monoprix suivi de Auteurs vivants (2009), Aujourd’hui Martine (2010) et Rouge suivi de Monsieur le (2015). Il a été auteur associé de la compagnie Labyrinthes, dirigée par Jean-Marc Bourg. Il écrit au fil des commandes des pièces courtes et d’autres pour le jeune public : Plus d’école et Là-haut la lune, École des loisirs, 2002 et 2003 ; Les Cinq doigts de la main, collectif, Actes Sud-Papiers, “Heyoka Jeunesse”, 2006 et Mon ami le banc en mai 2015. Il obtient le prix littéraire Charles Bisset en 2003 pour son roman Un des malheurs paru chez Verdier en 2003. Actes Sud publie en 2007 son roman Le Bonheur.
    Emmanuel Darley est décédé le 26 janvier 2016.

     

     

    « Emmanuel Darley s’est imposé, tant par ses romans que ses pièces de théâtre, comme un écrivain très sensible, original, profond. »

    Armelle Héliot, Le Figaro

    « Emmanuel Darley excelle pour faire parler ceux qui ont du mal avec le langage. »

    Laurence Cazaux, Le Matricule des Anges

    « Avant tout un texte à lire, une voix, une écriture rare sur la révolte qui ne peut s’en tenir aux mots. Un texte d’Emmanuel Darley est toujours l’audace d’une langue à part.
    Qui ne l’a jamais lue, entendue, doit le faire. Il est rare d’ailleurs qu’on prenne autant de plaisir à lire une pièce qu’à l’entendre. Sous sa plume toujours ces phrases courtes, sèches, pullulant parfois de verbes d’action précipités… Phrases parfois étrangement amputées de verbe, ou de sujet : pas le temps, pas le choix, le «on » ici est roi, le groupe emporte tout, qui galvanise ou tétanise. »

    Aude Bredy, Le Goût de l’absolu à propos de Rouge

     

     

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