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Jeudi 11 mars 2010 |
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Ingeborg Bachmann est née en 1926 à Klagenfurt en Carinthie (Autriche), une région sur la frontière entre le monde germanique et le monde slave, région avec laquelle elle entretient une relation amour/haine. Survivre au traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale exigeait, pour elle comme pour de nombreux Allemands, de faire retour sur ses origines et d’en surmonter le poids. La Carinthie, ses tensions ethniques et ses contradictions incarnent cette douleur, et l’Anschluss en 1938, alors qu’elle était âgée de douze ans, imprègne à jamais sa perception du monde et son œuvre, jusqu’à devenir parfois la métaphore de la relation d’un homme avec une femme.
Soucieuse de lutter avec les armes de l’esprit contre toutes les formes de domination, Ingeborg Bachmann fait alors des études de philosophie, de psychologie et de langue allemande à Klagenfurt, Innsbruck, Graz et Vienne. En 1950, elle soutient sa thèse de philosophie sur Martin Heidegger : La réception critique de la philosophie de l’existence chez Martin Heidegger. Mais, c’est dès 1946 qu’elle publie ses premières nouvelles (Le Passeur, Les Lettres à Felician).
La publication de son recueil de poème Le Temps en sursis lui assure un succès à la fois public et critique. Elle devient la porte parole d’une poésie lyrique qui renoue avec la tradition des plus grands écrivains allemands d’avant-guerre. Son style tranche alors avec la poésie de l’après-guerre. En 1948, elle fait la connaissance de Paul Celan qui, le premier, lui montre la voie d’une écriture totalement investie par les contradictions littéraires issues de la Seconde Guerre Mondiale. C’est en ce sens qu’elle fr7quentera le fameux « Groupe 47 ». Il s’agissait de produire une langue nouvelle, adaptée aux exigences de l’histoire. En 1953, Ingeborg Bachmann reçoit le prix du Groupe 47.
A partir du début des années 1960, Ingeborg Bachmann écrit toujours de la poésie, mais se consacre de manière plus manifeste à la prose. La virulence de son propos, la ferveur de ses convictions et la complexité de son style apparaissent de manière plus explicite encore. Le succès est alors au rendez-vous.
Révolté et féministe, Ingeborg Bachmann sut sa vie durant assumer de nombreux combats par exemple en s’engageant contre la guerre au Vietnam, la bombe atomique ou en quittant, en 1967, son éditeur Piper parce qu’il avait choisi le poète nazi Hans Baumann pour traduire les poèmes d’Anna Akhmatova.
L’œuvre d’Ingeborg Bachmann a été couronné d’importants prix littéraire et elle est traduite dans de nombreux pays.
Dans ce Thesaurus sont réunis des textes importants en prose et toutes les nouvelles d’Ingeborg Bachmann, une des grandes figures de la littérature allemande d’après-guerre. A sa mort tragique en 1973 lors de l’incendie de son appartement à Rome, Thomas Bernhard dira : « Elle est la poétesse la plus intelligente et la plus importante que l’Autriche ait produite au cours de ce siècle. »
• Lettres à Felician
• Le Passeur
• La Trentième Année
• Trois sentiers vers le lac
• Franza
• Requiem pour Fanny Goldmann
• Berlin. Un lieu de hasards
• Ce que j’ai vu et entendu à Rome
• Le Bon Dieu de Manhattan
• Leçons de Francfort. Problèmes de poésie contemporaine
Extrait de la postface de Cécile Ladjali, auteur de Ordalie, paru en aôut 2009 chez Actes Sud.
En 2006, dans la collection Archives privées, paraissait la biographie d'Ingeborg Bachmann par Hans Höller.
Yoko Ogawa est l’une des plus brillantes romancières du Japon d’aujourd’hui. Ses romans sont traduits dans le monde entier. Elle a obtenu les prix les plus prestigieux de son pays et fait partie depuis peu du jury du Prix Akutagawa (l’équivalent de notre Goncourt). Toute son œuvre est publiée chez Actes Sud.
A travers dix-huit textes qui couvrent dix ans d’écriture, toute l’ambiguïté rêveuse, l’inquiétante étrangeté, la poétique concision qui irriguent les récits de cette étonnante auteure japonaise, devenu parfaitement culte en France.
• La Désagrégation du papillon
• Une parfaite chambre de malade
• Un thé qui ne refroidit pas
• La Piscine
• Les Abeilles
• La Grossesse
• Le Réfectoire un soir et une piscine sous la pluie
• La Petite Pièce hexagonale
• Amours en marge
• L'Annulaire
• Hôtel Iris
• Tristes revanches
• Parfum de glace
Chacun de ces textes existe séparément dans le catalogue d'Actes Sud.
Viennent de paraître : Cristallisation secrète et en Babel, Les Paupières.
Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, Hubert Nyssen a publié son quinzième roman en mai 2009 : L’Helpe Mineure. “Elles défilent dans sa mémoire, ses héroïnes, a écrit Nancy Huston. On sent comme il les aime et comme il tient à ce que nous les aimions. Il savait qu’il avait mille choses à apprendre, tant du corps des femmes que de leur esprit. Ce sont elles qui se taillent la part du lion dans ses romans.”
Conseiller et enseignant dans plusieurs universités, titulaire de plusieurs prix littéraires, diariste infatigable, Hubert Nyssen, qui est né à Bruxelles en 1925, s’est installé en Provence en 1970 où il a fondé les éditions Actes Sud.
Retrouvez l'intégralité des Carnets d'Hubert Nyssen ainsi que son actualité sur son site.
Parus cette année : L'Helpe mineure et deux tomes de l'édition quintessenciée des Carnets : L'Année des déchirements (année 2007) et Ce que me disent les choses (année 2008).
La collection de documentaire Empreintes a réalisé un documentaire sur Hubert Nyssen, diffusé en avant-première au Méjan et sur France 5 en janvier.
Au sommaire de ce volume, les premiers romans d’Hubert Nyssen : Le nom de l’arbre, La mer traversée, Des arbres dans la tête, Eleonore à Dresde et Les Rois borgnes.
“D’abord elle s’était appelée Juliette. Puis je l’avais appelée Hélène. La difficulté de la nommer ou plus exactement de choisir un nom (un cri) qui la refléterait tout entière traduisait une autre difficulté, celle de rassembler mon personnage dispersé dans les jours successifs de notre rencontre. Je ne pouvais accéder à la réalité de Juliette, à la mienne, qu’à la condition d’admettre qu’elle était alternativement Juliette et Hélène ; et moi, en dépit d’un seul et même patronyme, un cortège, un désordre.”
Premières lignes du Nom de l’arbre, le tout premier roman d’Hubert Nyssen ici réédité quelques quarante années plus tard et où déjà se dessinent l’architecture, le nuancier, la partition de l’œuvre à venir. Quelques lignes comme une voie ouverte dans les maquis de la mémoire, une envolée vers les trois autres romans qui composent cette édition : des livres comme autant de splendides paysages avec femmes où l’égarement règne en maître.
Mais ne nous y trompons pas, Hubert Nyssen n’a jamais composé des romans de formation dans la tradition classique, il a édifié les différentes harmonies d’une fugue infinie sur la trace d’un spectre, d’une mère peut-être, à moins qu’il ne s’agisse d’une figure tutélaire, inconnue et sublime…
Sur ces livres certains écrivaient alors...
• Le nom de l’arbre
« Ce livre est une quête du passé, l’interrogation d’un homme sur sa propre identité. Mais cette poursuite du souvenir est aussi une fête de l’imaginaire, cette recherche de la vérité, un chaudron de sorcière où bouillonnent mirages, fantômes et fantasmes (…) Ainsi Le nom de l’arbre peut-il donner lieu à plusieurs lectures (subjective, romantique, politique, structurelle). Mais d’abord, le lecteur y prendra plaisir. »
Claude Bonnefoy, La Quinzaine Littéraire
• La mer traversée
« Un livre qui ne cesse de provoquer la méditation sans jamais perdre son intérêt romanesque. On le lit en se lisant soi-même et en découvrant par ses symboles notre siècle. »
Max-Pol Fouchet, VSD
• Des arbres dans la tête
« A l’incompréhension de soi-même succède toujours une nouvelle étape, radieuse et comme illuminée. Le propre d’Hubert Nyssen est une sorte d’apesanteur heureuse. Et de ses superbes variations sur l’impossibilité à se connaître on trouve d’harmonieux prolongements dans sa poésie. »
Alain Bosquet, Le Figaro
• Eléonore à Dresde
« L’étonnante réussite de ce livre est qu’on ne sent nulle part le procédé. Cette aventure nous est contée dans ses clairs-obscurs avec une apparente désinvolture, un humour, un charme. Mais justement, le charme n’est-il pas le propre du diable ? »
André Brincourt, Le Figaro
• Les Rois Borgnes
« Beau et coloré comme un tableau de Bruegel, ce roman est le portrait mobile de nos vies, passionnelles et ridicules, claires et confuses, joyeuses et sinistres, ostentatoires et dissimulées, orgueilleuses et dubitatives. Cirque, foire, théâtre ? Qu’importe, Les Rois Borgnes, c’est la littérature : elle nous désigne et elle nous touche. »
Jérôme Garcin, l’Evènement du Jeudi
Les autres livres d'Hubert Nyssen parus chez Actes Sud.
Nouvelliste et romancière, Claude Pujade-Renaud a reçu le grand prix de la Société des gens de lettres en 2004.
Elle a publié la quasi-totalité de son œuvre chez Actes Sud :
Les Enfants des autres (1985 ; Babel n° 699), Un si joli petit livre (1989 ; Babel n° 389), Vous êtes toute seule (1991 ; Babel n° 125), La Chatière (1993 ; Babel n° 826), La Danse océane (Babel n° 234), Belle Mère (1994, Goncourt des lycéens ; Babel n° 246), Martha ou le Mensonge du mouvement (Babel n° 235), La Nuit la neige (1996 ; Babel n° 322), Le Sas de l’absence (1997, Prix de l’écrit intime 1998 ; paru en Babel avec le récit La Ventriloque, n° 425), Platon était malade (1999 ; Babel n° 547), Celles qui savaient (2000), Au lecteur précoce (2001 ; Babel n° 600), Le Jardin forteresse (2003 ; Babel n° 646), Chers disparus (2004 ; Babel n° 757) et Le Désert de la grâce (2007 ; Babel n° 959).
• Les Enfants des autres
• La Danse océane
• Un si joli petit livre
• Vous êtes toute seule ?
• Martha ou le Mensonge
du mouvement
• Belle mère
• Platon était malade
• Le Jardin forteresse
Chacun de ces textes existe séparément dans le catalogue d'Actes Sud.
Vient de paraître, un roman de Claude Pujade-Renaud : Les Femmes du braconnier
Né en 1934 dans le Västerbotten (Suède du Nord), Per Olov Enquist est l’auteur d’une vingtaine de romans, nouvelles et pièces de théâtre pour la plupart traduits en français depuis 1970.
Disponibles chez Actes Sud : Le Cinquième Hiver du magnétiseur (Babel n° 511), L’Extradition des Baltes (1985 et Babel n° 449), L’Ange déchu (1986), Ecrits sur le sport (1988), Le Second (1989), L’Heure du lynx (1989), La Bibliothèque du Capitaine Nemo (1992), Hamsun (1996), Le Médecin personnel du roi (2000 et Babel n° 553), Selma (2001), Blanche et Marie (2006 et Babel n° 806).
• Le Cinquième Hiver du magnétiseur
• Hess
• Le Départ des musiciens
• Le Second
• L’Ange déchu
• La Bibliothèque du capitaine Nemo
Chacun de ces textes existe séparément dans le catalogue d'Actes Sud.
Vient de paraître, un récit de Per Olov Enquist : Une autre vie
Paul Auster est un écrivain américain né en 1947 à Newark dans le New Jersay.
De 1965 à 1970, il étudie les littératures française, anglaise et italienne à Columbia University où il obtient un Master of Arts. Il publie à cette époque, des articles consacrés essentiellement au cinéma dans la Columbia Review Magazine, et commence l’écriture de poèmes et de scénarios pour films muets.
De 1971 à 1975, il s’installe à Paris et, en connaisseur attentif de notre langue, il traduit Dupin, Breton, Jabès, Mallarmé, Michaux et Du Bouchet. Unearth, son premier recueil de poèmes paraît aux Etats-Unis en 1974, puis en France, en 1980, aux éditions Maeght.
Sa Trilogie new-yorkaise, constituée de Cité de Verre (1987), Revenants (1988) et La Chambre dérobée (1988), paraît aux éditions Actes Sud et connaît un succès immédiat auprès de la presse et du public.
Suivront des essais, des recueils de poésie et de nombreux romans, dont Moon Palace (1990) ou encore Léviathan qui obtient en 1993, le Prix Médicis étranger.
Paul Auster a aussi écrit des pièces de théâtre dont Laurel et Hardy vont au paradis qui a été joué au Théâtre de La Bastille en 2000, Cité de verre a été adapté en bande dessinée par David Mazzucchelli en 1995. En 1993, La Musique du hasard a fait l’objet d’un film réalisé par Philip Haas.
Passionné depuis toujours par le cinéma, Paul Auster réalise Smoke et Brooklyn Boogie en collaboration avec Wayne Wang. En 1996, ces deux films sont diffusés sur les écrans internationaux. Smoke obtient le Prix du meilleur film étranger au Danemark et en Allemagne.
En 1998, Paul Auster écrit et réalise Lulu on the bridge, avec Harvey Keitel, Mira Sorvino et Willem Dafoe, film sélectionné à Cannes dans la catégorie “un certain regard”.
Il poursuit son activité de cinéaste en réalisant La Vie intérieure de Martin Frost d’après un scénario composé à partir de l’une des intrigues de son roman, Le Livre des illusions, en 2007.
En 2009, il publie Seul dans le noir aux éditions Actes Sud.
En France, toute l’œuvre de Paul Auster, traduite en trente-cinq langues, est publiée chez Actes Sud. Il est membre de The Academy of Arts and Letters et a reçu le Prix du Prince des Asturies en 2006 (entre autres distinctions prestigieuses).
Paul Auster vit à Brooklyn avec sa femme, la romancière Siri Hustvedt.
• Mr Vertigo
• Tombouctou
• Le Livre des illusions
• La Nuit de l’oracle
• Brooklyn Follies
• Dans le scriptorium
Chacun de ces textes existe séparément dans le catalogue d'Actes Sud.
Vient de paraître, le dernier roman de Paul Auster : Invisible