43e Rencontres Arles Photographie
Les Rencontres d’Arles célèbrent cette année leur 43e édition, du 2 juillet au 23 septembre. Comme chaque année, Actes Sud s’associe à cette manifestation avec une série de publications sur la photographie. Le Méjan poursuit, quant à lui, sa programmation d’expositions, dans différents lieux de la ville, en présentant des photographes prestigieux et de jeunes talents. Ces expositions sont souvent accompagnées d’un catalogue ou d’un ouvrage sur l’œuvre de l’artiste présenté.
- Présentation des expositions sur le site des Rencontres
- Présentation des expositions sur le site de l'association du Méjan
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Catalogue des Rencontres d'Arles
Alors qu’une surenchère du marché accorde des sommes vertigineuses aux anciens élèves des écoles de Düsseldorf ou de Yale, on est en droit de s’interroger sur ce que sont devenus les plus de six cent quarante étudiants arlésiens. Les trente ans de l’École Nationale Supérieure de la Photographie (ensp) sont l’occasion pour chacun – directeurs, professeurs, anciens diplômés et étudiants – de faire le bilan, et pour le festival des Rencontres d’Arles de présenter le parcours d’une trentaine de photographes et commissaires d’expositions.
Ce projet, imaginé par François Hébel, directeur des Rencontres d’Arles, et Rémy Fenzy, directeur de l’ensp, avec le soutien des enseignants et des anciens directeurs, s’appuie sur deux certitudes : l’école d’Arles reconnaît à la photographie une place à part entière dans l’art contemporain, et son programme ne cherche pas à mouler des élèves dans le style de ses enseignants, mais à les doter de connaissances et de capacités critiques leur permettant d’évoluer dans l’excellence et dans la diversité. Cinq directeurs et enseignants d’écoles d’art et de photographie étrangères sont invités à nominer les quinze photographes qui concourront au prix Découverte.
Devant ce bilan surprenant, tant il est riche de travaux éclectiques, peut-on dire qu’une école française existe ? -
Qu'avez-vous fait de la photographie | Collectif
C’est la question que l’École Nationale Supérieure de la Photographie a adressée à tous ses diplômés à l’occasion de son trentième anniversaire. Sous forme de textes et d’images, leurs réponses, présentées dans cette édition, donnent à voir la diversité de leurs parcours et de leurs démarches : ils sont aujourd’hui photographes, artistes, responsables de centre d’art, iconographes, historiens de la photographie, enseignants, théoriciens, conservateurs… ; irriguant les différents territoires artistiques et intellectuels de l’image.
À travers ces itinéraires singuliers, qui retracent trente ans de recherche et de création, apparaît en filigrane ce qui fait la spécificité de l’ENSP, seule École d’art en France entièrement vouée à l’enseignement de la photographie. -
Infra-mince n°7 | Collectif
La raison d’être de la revue Infra-mince est double. Il s’agit, tout d’abord, de mieux faire connaître l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (ENSP), dont on fête en 2012 les trente ans d’existence. Ce numéro n’est pas une édition spéciale vouée à cet anniversaire car la direction de l’école publie un livre spécifique avec Actes Sud sur le sujet. Pour sa part, la revue, tout en saluant le trentenaire, poursuit son effort de mise en valeur, patiemment et systématiquement engagé depuis le premier numéro. Il vise à présenter à un large public les productions photographiques d’étudiants et d’anciens étudiants de l’ENSP – mais également celles d’autres jeunes gens, pour la plupart étrangers –, en même temps que les débats théoriques et esthétiques traversant et animant l’institution. -
Pour la dernière et pour la première fois | Sophie Calle
La dernière image, 2010
Ensemble constitué de 13 oeuvres indépendantes // Photographies, textes, encadrements et Plexigas.
Je suis allée à Istanbul. J’ai rencontré des aveugles qui, pour la plupart, avaient subitement perdu la vue. Je leur ai demandé de me décrire ce qu’ils avaient vu pour la dernière fois.
La dernière image, réalisée en 2010 à Istanbul, historiquement surnommée “la ville des aveugles”, donne la parole à des hommes et des femmes ayant perdu la vue, pour les interroger sur la dernière image qu’ils ont en mémoire, leur dernier souvenir du monde visible.
Voir la Mer, 2010
Directrice de la photographie : Caroline Champetier // 6 vidéos en couleur sans son, durée approximative, 5’00.
À Istanbul, une ville entourée par la mer, j’ai rencontré des gens qui ne l’avaient jamais vue. J’ai filmé leur première fois.
Dans Voir la Mer, Sophie Calle a invité des habitants d’Istanbul, pour la plupart immigrés de l’intérieur de la Turquie, à regarder la mer pour la première fois, sous l’oeil de la caméra de Caroline Champetier.
Depuis plus de trente ans, Sophie Calle a fait de sa vie, notamment les moments les plus intimes, son oeuvre, en utilisant tous les supports possibles (livres, photos, vidéos, films, performances, etc.). Elle fait désormais partie des artistes les plus importants de notre époque. Aveugles, son dernier livre, est paru en novembre 2011 aux éditions Actes Sud.Exposition présentée à la Chapelle du Méjan
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Lashkars | Massimo Berruti
Massimo Berruti a enquêté dans la vallée de Swat, au Pakistan pour suivre la vie quotidienne des Lashkars, milices civiles historiquement formées par d’anciens guerriers tribaux, qui se placent en première ligne face à la menace talibane pour défendre les leurs, avec le soutien de l’armée pakistanaise. Les Lashkars contribuent à pacifier et sécuriser la zone face aux attentats à la bombe et au risque d’infiltration des insurgés. Massimo Berruti a réalisé ce reportage au Pachtounistan de janvier à avril 2011 dans le cadre du prix Carmignac Gestion du photojournalisme.
Ce prix, créé en 2009, finance chaque année un reportage afin de soutenir en profondeur le travail des photojournalistes. Ainsi, Carmignac Gestion a voulu donner les moyens à des témoins essentiels du monde contemporain d’aller là où les autres ne vont pas.
Après avoir travaillé pour de grands magazines italiens et européens, tels l’Espresso, Internazionale, D la Repubblica delle Donne, Le Monde 2, ou encore The Independent, Massimo Berruti, jeune photoreporter romain âgé de trente-deux ans est membre de l’agence VU’ depuis 2007.Exposition présentée à la Chapelle Saint-Laurent - le Capitole
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Act | Denis Darzacq
Depuis une vingtaine d’années, Denis Darzacq, photographe français, membre de l’agence VU’, construit une oeuvre dont la cohérence subtile et inquiète ne cesse de s’affirmer à travers différentes séries : Ensembles, Bobigny centre ville (avec Marie Desplechin, Actes Sud, 2006), Nu, La chute, Hyper. Act, nouvelle série de Darzacq, fera date. Si elle poursuit la réflexion que le photographe conduit depuis une vingtaine d’années (Ensembles, Chute, Hyper) à propos des questions touchant aux cultures urbaines ou à la place des corps dans l’espace de la cité, elle se confronte ici à une réalité distincte en s’attachant spécifiquement à des êtres en situation de handicap. Acteurs, sportifs, danseurs, les hommes et les femmes que Darzacq a rencontrés dans différents pays (France, Angleterre …) et dont il s’est fait le complice, agissent, jouent, prennent position et échappent aux représentations conventionnelles. Comme si enfin la photographie était parvenue à donner une forme et un sens neufs à l’injonction compassionnelle : « porter un autre regard sur le handicap » …Exposition présentée à la Chapelle Saint-Laurent - le Capitole
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Les failles ordinaires | Géraldine Lay
Géraldine Lay photographie les passants comme les acteurs d’une scène et les villes comme des décors de cinéma. Elle se promène au hasard, nous emmène avec elle sans préméditation, au gré des rencontres. Elle a toujours sur elle un appareil 24x36 qui lui permet de saisir ces instants presque irréels où un événement banal peut basculer dans la fiction. Quel est le lien entre les villes qu’elle a parcourues et les personnages qu’elle fixe dans ses images ? Son imaginaire sans conteste, qui lui fait construire ce récit improbable. Cet ouvrage explore les différentes séries réalisées ces dernières années : “Un mince vernis de réalité”, images intimes du quotidien, hasard de rencontres, de lumières, “Les failles ordinaires”, photographies plus urbaines, entre objets trouvés et portraits sur fond de paysages scandinaves.
Diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie en 1997, Géraldine Lay vit et travaille à Arles. En 2003, elle s’associe à trois photographes pour un projet collectif exposé et publié en 2005 sous le titre : Un mince vernis de réalité (Filigranes). En 2006, elle initie une série de portraits dans les rues de Rome, puis poursuit cette recherche avec Les Failles ordinaires dans différentes villes du Nord de l’Europe. En 2010, elle publie Où commence la scène (Diaphane), à l’issue de sa résidence des Photaumnales à Beauvais.Exposition présentée à la Chapelle Saint-Laurent - le Capitole
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Chardon rouge | Davide Monteleone
Né en 1974 en Italie, Davide Monteleone vit et travaille en Russie et en Italie.
Photoreporter depuis 1998, l’Italien Davide Monteleone est le lauréat 2011 de l’European Publisher’s Award for Photography décerné par cinq éditeurs européens de photographie. Il a parcouru pendant plusieurs années les pays du Nord Caucase (Tchétchénie, Ossétie du Sud, Géorgie, Abkhazie, Daguestan, etc.) confrontées aux conséquences de l’effondrement de l’ex-union soviétique. Son travail, qui s’intéresse aux conséquences des différents conflits et bouleversements de la fin du 20e siècle dans ces régions marquées par une forte diversité ethnique et religieuse et par de puissants enjeux géostratégiques, parvient à restituer la complexité mais aussi la fragilité des situations et des populations confrontées aux nouvelles et fluctuantes frontières que l’Histoire récente écrit le plus souvent par la force.Exposition présentée à la Chapelle Saint-Laurent - le Capitole
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Reflexions masterclasse 2002-2012 | Giorgia Fiorio et Gabriel Bauret
Fondé à Paris en 2002 par Giorgia Fiorio, Reflexions Masterclass est un laboratoire de recherche autour de l’évolution du langage de la représentation visuelle et de la photographie contemporaine et un observatoire interculturel qui s’interroge autour de notre époque. Sur une période de 10 ans et au cours de 30 rencontres RM a été accueilli par 25 institutions européennes différentes et a accompagné la formation de 73 jeunes artistes-photographes parmi les plus reconnus, originaires de 25 pays différents et du monde entier.
Née à Turin en 1967, auteur photographe indépendant, fondatrice et directrice artistique du séminaire photographique international Reflexions Masterclass, Giorgia Fiorio et son ouvrage Le Don reçoivent en 2009 le patronage de l’UNESCO. Son oeuvre développe une interrogation autour de la figure humaine depuis plus de vingt ans.
À paraître en octobre 2012 : Figurae. Photographies de Giorgia Fiorio. Texte de Régis Debray, Gabriel Bauret et Giorgia FiorioExposition présentée aux ateliers SNCF - le Magasin électrique
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Les cabanes de nos grands-parents | Nicolas Henry
La série de photographies “Les cabanes de nos grands-parents” nous entraîne à la rencontre des Anciens à travers le monde, de la France au Vanuatu en passant par l’Inde, le Brésil, le Maroc ou encore la Nouvelle-Zélande et la Suède. Depuis cinq ans, Nicolas Henry a réalisé quatre cents portraits dans une trentaine de pays. Pour chacun, avec les objectifs familiers de la personne photographiée, une cabane, un abri éphémère, a été construit, reflet de son histoire, de son
imaginaire : un poisson-hélicoptère lors d’une pêche à l’arc miraculeuse au Vanuatu ; un gratte-ciel refait avec des bouts de rien dans un campement ouvrier à Shanghai ; les feuilles jaunes de l’arbre africain d’une mama, accrochées à l’arbuste de son jardin français… En écho à la photo, chacun raconte et se raconte, et nous dévoile un pan de son univers.
Le projet est né d’un constat : notre monde est aujourd’hui dominé par l’image de la jeunesse, et celle d’une réussite sociale formatée. Quelle est la place des personnes âgées dans notre société où la transmission de la langue, des histoires et des traditions ainsi que la connaissance de la nature et de la biodiversité sont supplantées par les médias et les systèmes d’éducation ?
Nicolas Henry est né en 1978. Diplômé des Beaux-Arts de Paris (2004), il travaille comme scénographe et metteur en scène. Il a accompagné le projet “6 milliards d’autres” de Yann Arthus-Bertrand en réalisant des prises de vues vidéo et en intervenant comme directeur artistique de l’exposition du Grand Palais. Le projet “Les cabanes de nos grands-parents” a fait l’objet de nombreuses parutions en presse, en France et dans le monde.Exposition présentée aux ateliers SNCF - le Magasin électrique
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Ici au loin | Pentti Sammallahti
L’oeuvre de Pentti Sammallahti est une sorte d’odyssée de l’espace. La terre vue par lui est à hauteur d’homme ou d’oiseau, est blanche comme neige, pure comme elle. Curieusement peuplée d’animaux familiers qui tracent leur chemin dans la solitude d’un lieu indéterminé. Un lieu d’autant moins fini que ses panoramiques ne découpent pas un espace, ils indiquent plutôt une continuité latérale, un glissement vers un ailleurs, qu’il soit de glace ou de brume. Finlandais, Pentti Sammallahti est homme du Nord. Il ne supporte ni le soleil ni la chaleur mais il est en connivence parfaite avec une nature dont il est le prédateur fasciné et dont il sublime l’austérité.
L’ouvrage Si loin d’ici est la première monographie du maître de la photographie finlandaise.
Né en 1950 à Helsinki, Pentti Sammallahti se passionne très tôt pour la photographie. Il débute une carrière d’enseignant en 1974 à la Lahti Art School puis à l’Ecole supérieure des arts et du design à Helsinki. Les années 1990 sont marquées par de nombreuses expéditions photographiques à travers l’Europe, l’Asie, la Sibérie jusque dans les années 2000. En 2005, il part pour le continent africain pour un travail de commande de l’organisation Japan Today. Son travail est exposé à travers le monde entier et il a conçu et autopublié plus de quarante livres ou portfolios.Exposition présentée aux ateliers SNCF - le Magasin électrique
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Le livre des traductions | Arnaud Claass
« Cette exposition réunit quelques images extraites de chacune des périodes successives de mon travail. S’y rencontrent des photographies des grandes villes américaines des décennies 1970 puis 1990, d’autres tirées des ensembles en couleur des années 2000, des éléments extraits de ma période « paysage », de ma phase intimiste, de mes séries sur les objets précaires, sur les formations minérales... Ces ensembles signent d’abord la quête d’une unité de vision. Une place est également ouverte à mon travail en cours : les images sont prises, comme toujours, dans le flux du quotidien, mais elles dialoguent entre elles, ou avec des éléments visuels rapportés, prélevés par exemple dans des journaux papier, produisant des effets à mi-chemin de la vision et de la lecture. Le Livre des traductions ne renvoie pas seulement à l’importance que j’accorde au livre. Ce titre fait aussi allusion à ma conception de la photographie : une activité constante de traduction d’un certain réel (celui, immédiat et changeant, des apparences immédiates) en un autre réel (celui de la photographie, qui peut restituer, par sa littéralité même, le caractère énigmatique des choses les plus évidentes). D’où le titre du nouveau livre de textes que je viens de publier par ailleurs, Le Réel de la photographie. » Arnaud Claass
Arnaud Claass est né à Paris en 1949. Son oeuvre figure dans de nombreuses collections publiques. Enseignant à l’École Nationale Supérieure de la Photographie depuis sa fondation, il a également été invité à de nombreuses reprises par de prestigieuses institutions internationales. Il est actuellement membre du comité de rédaction d’Infra-Mince, la revue de l’ENSP. Il vient de publier Le Réel de la photographie (Filigranes éd.).Exposition présentée aux ateliers SNCF - le Magasin électrique
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Learning from vernacular | Deidi von Shaewen et Pierre Frey
L’exposition propose un tour du monde thématique d’architectures traditionnelles, dites vernaculaires, présentées en maquettes, en films et en photographies. Elle résulte d’une rencontre entre une collection d’architecture, propriété de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, que Pierre Frey s’est chargé de mettre en valeur, et la photographe d’architecture, Deidi von Schaewen, dont l’objectif s’est consacré à ces architectures spontanées.
De cette rencontre rendue possible par Alexander von Vegesack et le Vitra Design Museum, sont nés un livre paru chez Actes Sud et une exposition présentée en Suisse en 2010 et reprise cet été à Arles. À l’origine de cette démarche, se trouve l’évidence que la photographie découvre et rend visible des territoires qui se développent ensuite dans la diversité de leurs problématiques.
L’exposition présente la diversité typologique et la richesse des dispositifs spatiaux que les sociétés humaines se sont données pour organiser leurs locaux d’habitation et leurs espaces de travail. Au moment où le fordisme, appliqué au logement, est battu en brèche, il est essentiel de se souvenir qu’il existe autant d’arts d’habiter que de nuances culturelles et de croyances.
Pierre Frey est docteur en sciences techniques de l’École polytechnique fédérale de Lausanne où il est professeur à la faculté de l’environnement naturel, architectural et construit (EPFL, ENAC).
Après avoir immortalisé les réalisations des plus grands architectes contemporains, la photographe Deidi von Schaewen se fascine, depuis les années 1990, pour les habitations précaires et l’architecture vernaculaireExposition présentée aux ateliers SNCF - le Magasin électrique






