Pascal Dusapin - Etudes pour piano

    Pascal Dusapin

    Pascal Dusapin - Etudes pour piano
    Série : “Images de musique”

    Photographies et musique de Pascal Dusapin
    Texte de Michel Onfray
    Interprète : Vanessa Wagner

    Parution le 9 octobre 2012

     

     

    Inscrit dans la série “Images de musique” des “Musicales/Actes Sud”, ce projet s’articule autour des Études pour piano de Pascal Dusapin interprétées par Vanessa Wagner, d’un texte de Michel Onfray et de photographies de Pascal Dusapin. Il est véritablement conçu comme une oeuvre totale, qui lie la création musicale à la création photographique de Pascal Dusapin.

     

    Pascal Dusapin

    Né à Nancy en 1955, Pascal Dusapin est l’un des plus importants compositeurs français de musique contemporaine. Après avoir étudié avec Olivier Messiaen, Iannis Xenakis et Franco Donatoni, il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome de 1981 à 1983, et reçoit de nombreuses distinctions dès le début de sa carrière. Il a été élu membre de l’Académie des Arts de Munich en juillet 2006 et nommé professeur à la chaire de Création artistique du Collège de Francepour l’année 2006-2007. Il est l’auteur de nombreuses pièces pour solistes, musique de chambre et grand orchestre, ainsi que de plusieurs opéras

     

     

    Pascal Dusapin à propos de l'ouvrage

     

     

    Le photographe peut photographier des sujets ; la lumière devient alors secondaire, son écriture est un moyen pour une fin qui est l’image. Mais il peut aussi photographier la lumière ; les sujets passent alors au second plan, l’écriture devient ainsi une fin pour une autre fin qui se nomme l’image. Pascal Dusapin est un photographe du second monde, un sculpteur de lumière comme il est, dans l’exercice de son métier de compositeur, un sculpteur de temps.
    L’homme qui compose des symphonies, des quatuors, des opéras fait rendre gorge au temps en le contraignant à emprunter ses volutes, ses arabesques, ses flux, ses directions. Le même qui photographie de grandes mégapoles du monde cherche à soumettre l’espace, et il y parvient, en le faisant rentrer dans un cadre où il demeure. Chasseur de temps, dompteur d’espace, sinon dompteur de temps et chasseur d’espace, Pascal Dusapin construit ses photos comme il sculpte des blocs de temps quand il écrit de la musique.
    D’ailleurs, des mélodies s’échappent de ses photos : les friselis à bas bruit d’un blanc qui sature une pièce juste blessée par le noir d’une clenche de porte qui invite à découvrir l’espace agencé autour d’elle ; le murmure du dépliage d’un papier audible dans la saisie du mouvement des branches d’un arbre citadin en hiver ; le son du silence lors du déplacement d’une ombre dans une pièce lumineuse dans laquelle se trouve une table en verre plusieurs fois saisie dans son immobilité troublée par les rais ombragés ; les timbres étouffés montés d’une rue dans une mégapole américaine ; le pas mat d’un homme qui marche entre ombre et lumière, mais aussi entre deux granulations murales, entre deux façons d’être ; la cacophonie du trafic urbain comprimée et retenue, matée, par le verre de vitrines ; le clapotis de l’eau sous la gondole vibrant et dégageant les reflets qui inspiraient Luigi Nono…
    Mais le sujet est un prétexte chez Pascal Dusapin, car il photographie moins des voitures dans les rues, des vêtements dans des vitrines, des chambres d’hôtel, une lampe de chevet posée sur un meuble dans une pièce anonyme, des rues new-yorkaises creusées dans la masse de verre d’un canyon d’immeubles, des canaux vénitiens noirs comme la peste, des scènes de plage où flottent des vêtements vidés de leurs corps, des tables basses dans une pièce vide de tout sauf de lumière, que les modalités de l’immatériel qui se manifestent dans ces incarnations. Certes, il y a la chair du monde, la prose du réel, sinon la prose du monde et la chair du réel, mais il y a également tout ce qui ne vit qu’un temps, comme en musique, le son ne dure qu’un moment bref : le contre-jour, le reflet, l’ombre, la transparence, le flux, le flou, le nuage, voilà le suc de ces fruits de lumière. La trace laissée par des camions sur la plage dit ce qui intéresse essentiellement Pascal Dusapin : l’éphémère. »

    Michel Onfray (extrait)

     

     

    Dates des concerts

    • 9 octobre : Festival Casa da Musica à Porto.
    • 8 novembre : A quia à la Salle Poirel à Nancy et le 9 à Bruxelles
    • 18 novembre : O Mensch ! à l’Arsenal de Metz, le 25 à l’Opéra de Rouen
    • 12 décembre : À l’Opéra de Reims
    • 30 avril 2013 : À La Criée à Marseille.
    • 8 mars 2013 : Création du premier concerto pour violon et orchestre Aufgang avec Renaud Capuçon, à Cologne en Allemagne, puis tournée en Europe.

     

     


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