Alaa EL ASWANY - J'aurais voulu être égyptien



j'aurais voulu être égyptien

“Si je n’étais pas né égyptien, j’aurais voulu être égyptien”, la célèbre citation de Mustapha Kamel donne le ton de ce recueil : voici l’Egypte placée sous le feu d’un écrivain amoureux de son pays et qui, par le détour de la fiction, fait apparaître les turpitudes et les contradictions d’une société à la dérive.

Les blessures les plus douloureuses nous sont souvent infligées par nos plus proches. Partant de cette épineuse conscience, on retrouve dans ce recueil qui réunit une novella et neuf nouvelles, la vraie maîtrise et le faux détachement avec lequel Alaa El Aswany aime à disséquer l’hypocrisie, la violence, les abus de pouvoirs d’une société en profonde crise de foi comme de moralité. Thèmes qui lui sont chers mais qu’il attaque cette fois par le prisme de l’individu, de la famille, d’une salle de classe ou d’une relation amoureuse.

Refusé de publication par l’Office du livre, pour cause d’insulte à l’Egypte, le premier de ces récits “Celui qui s’est approché et qui a vu”, donne précisément à voir un monde où règne faux semblants et hypocrisie. Est-il possible pour un homme qui déteste tant la société dans laquelle il évolue qu’il assimile ses membres à des microbes s’agitant sous un microscope, de survivre en son sein ? Le cynisme religieux peut-il triompher contre la décence humaniste ? Un homme peut-il mettre de côté la pensée d’un délicieux plat de haricots assez longtemps pour porter le deuil de son père ?




En plus d’exceller à décortiquer ce genre de questions narquoises, J’aurais voulu être égyptien offre aussi une attachante galerie de portraits : où l’on voit notamment une danseuse de cabaret vieillissante accorder la bénédiction d’un monde en fuite à l’amant de son fils ou un garçon infirme remporter une victoire subjective sur un désastre objectif.
Encore une fois, Alaa El Aswany fait s’élever, vibrante, la voix passionnée de l’humanité bouillonnante du Caire d’aujourd’hui.



Biographie

Alaa El Aswany Né en 1957, Alaa El-Aswany exerce le métier de dentiste dans le centre du Caire. Il parle français, anglais et espagnol, mais c’est un authentique égyptien populaire, enraciné dans la terre noire de la vallée du Nil, de la même veine que Naguib Mahfouz.
Son roman L’Immeuble Yacoubian, porté à l’écran par Marwan Hamed en 2006, est devenu un phénomène éditorial international.
Alaa El Aswany est aussi l’auteur de Chicago.

biblioL'Immeuble Yacoubian
Actes Sud, 2006 et Babel n° 843

biblioChicago
Actes Sud, 2007 et Babel n°941




Rencontres avec Alaa El Aswany

  • PARIS, du 2 au 16 mars : journées organisées en l'honneur d'Alaa El Aswany par le Centre culturel égyptien, l'IISMM et l'INALCO.
  • BRUXELLES, les 7 et 8 mars : invité de la Foire du livre.
  • ARLES, le 10 mars à 18h30 : rencontre à la Chapelle Saint-Martin du Méjan avec Hubert Nyssen, Thierry Fabre, Michel Parfenov, Gilles Gauthier.
  • MARSEILLE, le 11 mars à 18h30 : rencontre à la Bibliothèque départementale 13, en compagnie de Gilles Gauthier, son traducteur également ambassadeur de France au Yémen.
    Animée par Thierry Fabre, directeur de la collection “Bleu” chez Actes Sud, rédacteur en chef de La pensée de midi.
    Lecture par Marc Roger.
  • PARIS, du 13 au 15 mars : au Salon du livre.
  • PARIS, le 16 mars à 16h au Théâtre du Rond-Point, salle Roland Topor.
    Lecture par Simon Abkarian, suivie d'une rencontre avec l'auteur, animée par Tristan Savin, journaliste au magazine Lire.
    Entrée libre.
  • TOULOUSE, du 10 au 14 juin au Marathon des mots.