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La Confrérie des chasseurs de livres


Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d’histoire. François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution. Quand il reçoit la visite d’un émissaire du roi, il est loin d’en espérer plus qu’un dernier repas. Rebelle, méfiant, il passe pourtant un marché avec l’évêque de Paris et accepte une mission secrète qui consiste d’abord à convaincre un libraire et imprimeur de Mayence de venir s’installer à Paris pour mieux combattre la censure et faciliter la circulation des idées progressistes réprouvées par Rome. Un premier pas sur un chemin escarpé qui mènera notre poète, flanqué de son fidèle acolyte coquillard maître Colin, jusqu’aux entrailles les plus fantasmatiques de la Jérusalem d’en bas, dans un vaste jeu d’alliances, de complots et de contre-complots qui met en marche les forces de l’esprit contre la toute-puissance des dogmes et des armes, pour faire triompher l’humanisme et la liberté.

Palpitant comme un roman d’aventures, vif et malicieux comme une farce faite à l’histoire des idées, regorgeant de trouvailles et de rebondissements, L«a Confrérie des chasseurs de livres» cumule le charme et l’énergie de «Fanfan la Tulipe», l’engagement et la dérision de «Don Quichotte» et le sens du suspense d’un Umberto Eco.


«Je tombe sur ceci, à propos du poète François Villon, condamné à être pendu :

Le 5 janvier 1463, le Parlement casse le jugement et bannit Villon de Paris. Nul ne sait ce qu’il advint de lui par la suite.

Comment résister à une telle invite !
D’autant plus que Villon est le héros romanesque par excellence. Téméraire, attachant, tragique, rebelle. Mais aussi farceur, gredin, mystérieux. Parfait pour un récit d’aventures. Et puis Villon, c’est surtout un combat. Des comptes à régler avec le pouvoir, l’injustice, la souffrance humaine. Une épopée de l’esprit et de la lutte pour la liberté. Impossible de cantonner un tel personnage dans un seul lieu, un seul niveau de lecture, une seule intrigue. Enfin, il y a les livres. Autres héros de cette histoire. Et la poésie.
L’invite se transforme vite en défi.
C’est alors que je fais appel à la Confrérie des chasseurs de livres. Constituée d’érudits, de mercenaires, de mécènes, d’agents secrets, elle offre à Villon une mission à la mesure de son génie débridé. Et de son insolence. Mais comme c’est à l’esprit contestataire que mon roman rend hommage, Villon n’obéira pas aveuglément aux consignes et montera son propre coup d’éclat. En franc-tireur.
Ces mêmes chasseurs de livres possèdent un arsenal de manuscrits et éditions dont la diversité abracadabrante me donne toute licence pour inclure en un même volume un conte picaresque, un écrit subversif, un traité de bibliophilie, un roman d’espionnage, un essai de psychologie, quelques poésies et deux canulars. Seule façon de mettre en scène une destinée aussi riche et complexe que celle de Villon sans la priver de sa dimension de légende.
Mon précédent héros s’était mis dans l’idée de Sauver Mozart. Villon, lui, va sauver ce qu’il appelle la Parole. Et par là, tous deux sauvent leur âme, sinon la nôtre. On ne peut sauver la musique qu’en la jouant. Et la parole qu’en parlant. Ou en écrivant. Même des histoires. Surtout des histoires.
Ceci est l’une d’elles. »

R.J.

août, 2013
11.50 x 21.70 cm
320 pages


ISBN : 978-2-330-02261-7
Prix indicatif : 21.00€



Où trouver ce livre ?
Ce livre existe également en version numérique

Jerusalmy s'en donne à cœur joie, dans cette saga picaresque échevelée et érudite, où il emporte son lecteur, ravi.

Mais, par-delà son intrigue, le roman peut se lire comme un hymne d'amour au livre, outil de connaissance et de civilisation, face à tous les fanatismes et tous les obscurantismes. Un combat éternel

Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo

Un thriller littéraire moyenâgeux des plus originaux, hymne au pouvoir de l'écrit et à la magnificence du livre.

Marianne Payot, L'Express

Un roman aussi ludique qu'érudit.(..) Du style, de la verve et du panache, Jerusalmy éclaire avec malice l'aube de la Renaissance.

François Lestavel, Paris Match

Un fort roman d'aventures emballant, plein d'énergie, de malice, d'insolence et d'érudition. (...) Un voyage épique que l'on dévore d'un bout à l'autre…

Alexandre Fillon, Lire

Une aventure digne d'un roman picaresque mâtiné de conte philosophique. Après Sauver Mozart, (…), Raphaël Jerusalmy donne naissance à un tout autre univers narratif, vibrant de saveurs, de couleurs et de sensations.

À la gloire des livres et de la liberté, un roman d'aventures profond et bondissant comme son héros inattendu, le poète François Villon.

Emmanuelle Giuliani, La Croix

À lire (Raphaël Jerusalmy), on découvre que les fréquentations successives de l'envers de l'histoire contemporaine et des vieux grimoires valent toutes les sessions de creative writing du monde. L'énergie qui se dégage de son roman témoigne de quelque choses de vécu.

C'est une riche idée qu'a eue Raphaël Jerusalmy de chanter les gloires et les beautés d'Eretz Israël en se déportant loin dans le temps. Surtout pour lancer un héros aussi inattendu que François Villon du marché de Tibériade aux fermes de la vallée du Jourdain.

Il y a beaucoup de choses qui nous parlent et nous plaisent, dans ce roman d'aventures, à la fois gothique et plein de belles couleurs. Et l'une d'entre elles plus que les autres : François Villon en agent secret de Sa Majesté le Roi de France.

Sébastien Lapaque, Le Figaro Magazine

Le romancier se tient à la table de mixage, croisant le roman d'aventures avec un roman intellectuel et spirituel, un roman policier et un roman d'espionnage. Non pas une reconstruction historique mais une représentation de l'aube de la Renaissance à la lumière de la modernité. Tout simplement remarquable.

Jean-Claude Lebrun, L'Humanité