Naomi Klein : « Tout peut changer » | Actes Sud

    Naomi Klein : « Tout peut changer »

    Le Syndney Peace Prize - Prix international de la paix australien décerné par la Fondation pour la paix à l'Université de Sydney - distingue des personnalités influentes qui œuvrent pour la paix, la justice et la non-violence. Ont déjà été salués par ce prix, les combats d'auteurs tels que (entre autres) Arundhati Roy, Noam Chomsky et Desmond Tutu.

    Naomi Klein reçoit le Sydney Peace Prize 2016

    Le jury récompense Naomi Klein « parce qu’elle expose les causes structurelles de la crise climatique et pointe du doigt les responsables, parce qu'elle nous encourage à résister aux niveaux local, national et international en exigeant que de nouvelles mesures soient prises afin de partager les ressources de notre planète d’une manière égalitaire et respectueuse des droits de l’homme, enfin parce qu'elle nous rappelle le rôle-clé de la démocratie pour instaurer une meilleure justice et de profonds changements. »

     

     

     

    Tout peut changer

    Tout peut changer. Capitalisme et changement climatique

    Coédition Actes Sud/Lux

     

    Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La «vérité qui dérange» ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre.
    Au-delà de la crise écologique, c’est bien une crise existentielle qui est en jeu – celle d’une humanité défendant à corps perdu un mode de vie qui la mène à sa perte. Pourtant, prise à rebours, cette crise pourrait bien ouvrir la voie à une transformation sociale radicale susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable, mais aussi plus juste.

    On nous a dit que le marché allait nous sauver, alors que notre dépendance au profit et à la croissance nous fait sombrer chaque jour davantage. On nous a dit qu’il était impossible de sortir des combustibles fossiles, alors que nous savons exactement comment nous y prendre – il suffit d’enfreindre toutes les règles du libre marché : brider le pouvoir des entreprises, reconstruire les économies locales et refonder nos démocraties. On nous a aussi dit que l’humanité était par trop avide pour relever un tel défi. En fait, partout dans le monde, des luttes contre l’extraction effrénée des ressources ont déjà abouti et posé les jalons de l’économie à venir.

    Naomi Klein soutient ici que le changement climatique est un appel au réveil civilisationnel, un puissant message livré dans la langue des incendies, des inondations, des tempêtes et des sécheresses.
    Nous n’avons plus beaucoup de temps devant nous.
    L’alternative est simple : changer... ou disparaître.

    Tant par l’urgence du sujet traité que par l’ampleur de la recherche effectuée, l’auteur de No Logo et de La Stratégie du choc signe ici son livre le plus important à ce jour.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Naomi Klein

     

    Journaliste, essayiste et réalisatrice, diplômée de la prestigieuse London School of Economics, Naomi Klein est l'auteur de best-sellers planétaires tels que No Logo, traduit dans 28 langues et La Stratégie du choc, traduit dans 30 langues. Elle contribue régulièrement à la rubrique internationale de The Nation et de The Guardian et s'est rendue en Irak pour le magazine Harper's. En 2004 elle a réalisé un film documentaire, The Take, sur l'occupation des usines en Argentine, qu'elle a coproduit avec le réalisateur Avi Lewis. En 2010 Michael Winterbottom adapte la Stratégie du choc au cinéma dans un documentaire diffusé au festival du film de Sundance.

     

     

     

    « Une période de crise comme la nôtre actuellement est une occasion de réfléchir à l'histoire. »

    Paru en 2008 et réedité prochainement en collection de poche Babel, la Stratégie du choc déconstruit le rapport entre les crises et l'ultralibéralisme.

     

     

    Qu'y-a-t-il de commun entre le coup d'état de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, le naufrage de l'épopée Solidarnösc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri-Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraib ou Guantanamo, aujourd'hui ?

    Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement d'un « capitalisme du désastre. » Approfondissant la réflexion entamée avec son best-seller, No Logo (Actes Sud, 2001) Naomi Klein dénonce, ici, documents à l'appui, l'existence, depuis plus d'un demi-siècle, de stratégies concertées pour assurer la prise de contrôle de la planète par les multiples tenants d'un ultralibéralisme qui a systématiquement mis à contribution crises, désastres ou attentats terroristes - et qui n'a pas hésité, du Chili de Pinochet à Guantanamo - à recourir à la torture sous diverses formes pour substituer aux acquis des civilisations et aux valeurs de démocratie la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.

     

     

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