Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins | Actes Sud

    Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins

     

    Toxic Story est une enquête scientifique sur les adjuvants et le récit d’une lente prise de conscience: celle d’un médecin-chercheur qui, confronté aux liens d’intérêts minant le monde de la santé et celui de l’industrie pharmaceutique, a néanmoins choisi le parti de la science. Le parti des patients.

     

     

    EXTRAIT

    « Est-il besoin que je réaffirme ma position ? Écolier, j’ai longtemps eu des camarades poliomyélitiques au fond de ma classe ; interne, j’ai assisté, impuissant, à l’agonie atroce d’enfants atteints d’encéphalite post-rougeoleuse et j’ai vu des collègues mourir en quelques heures d’hépatite virale fulminante après s’être blessés avec un instrument souillé. Neuropathologiste, j’ai en revanche eu le bonheur d’assister à la quasi-disparition, grâce au vaccin, d’une maladie grave dont j’étais devenu spécialiste : la panartérite noueuse, qui peut se développer à la suite d’une infection par le virus de l’hépatite B. Grâces soient rendues à Louis Pasteur, la vaccination a changé nos vies. Elle est indispensable. Mais j’ai un autre credo : il n’y a pas de ‘bonnes’ et de ‘mauvaises’ maladies, de ‘bons’ et de ‘mauvais’ sujets de recherche. Tout malade mérite d’être pris en considération. Toute maladie mérite d’être étudiée afin d’être soignée et, si possible, évitée. Quand bien même la croissance des bénéfices des industriels devrait s’en trouver transitoirement ralentie. Aujourd’hui, en France, la myofasciite à macrophages touche peut-être un millier de personnes identifiées qui se trouvent pour beaucoup dans l’incapacité de travailler, parfois de vivre, sans que leur maladie soit reconnue. C’est déjà inacceptable. Mais avec le syndrome de la guerre du Golfe et une proportion sans doute significative de syndromes de fatigue chronique inexpliqués, c’est une part importante de la population mondiale qui pourrait souffrir d’une même pathologie. Et cette pathologie n’est pas imputable aux vaccins, mais à leurs adjuvants aluminiques antédiluviens. »

    Toxic Story, p. 179-180

     

     

    PROLOGUE

    L’histoire que j’entreprends de raconter ici n’a pas encore de dénouement. C’est d’ailleurs pourquoi je l’écris, porté par l’espoir d’en hâter la fin. Elle n’a pas de héros mais des protagonistes. Je suis l’un d’eux depuis vingt-deux années, par un de ces concours de circonstances qu’on peut nommer au choix chance ou malchance, hasard ou destin.

     

    C’est l’histoire d’une nouvelle pathologie, devenue peu à peu l’histoire d’une longue trace. Si le coupable court depuis 1926, la première scène de crime n’est photographiée qu’en 1993, et il faudra attendre encore cinq ans avant qu’il soit identifié. En 2016, il circule toujours sans être inquiété alors que la liste de ses victimes ne cesse de s’allonger. Chacun de ses procès, toujours dans l’ombre d’un huis clos, s’est soldé jusqu’à aujourd’hui par un non-lieu. « Faute de preuves », disent les autorités compétentes. Faute, surtout, de moyens. Car l’Etat, sidéré par la complexité de l’affaire, demeure en retrait.

     

    Ceci n’est pourtant pas un roman policier. Si cet ouvrage se veut le récit d’une enquête, elle a pour cadre hôpitaux et laboratoire, et la traque qui s’y trouve relatée n’est pas celle d’un homme mais celle de particules cristallines dont la taille dérisoire a longtemps occulté la toxicité. Avant que ne débute cette histoire, j’en ignorais jusqu’à l’existence et l’usage. En apprenant à les connaître, j’ai découvert avec stupeur que ceux qui préconisent leur injection chez l’homme depuis des décennies n’en savaient guère plus que moi. Leur titre officiel d’adjuvant incite d’ailleurs à la confiance : l’hydroxyde d’aluminium, pour ne citer que le plus répandu, n’est que l’humble serviteur des vaccins, dont il favorise l’action – à moindres frais pour les laboratoires en charge de leur production. En vertu de quel mécanisme ? Avec quelle destinée après l’injection ? Mystère. Mais à quoi bon se poser la question, après tant d’années de bons et loyaux services sans faux pas apparent ?

     

    Depuis 2014, nous avons les preuves scientifiques que le discret « adjuvant », loin de se dissoudre dans les tissus après avoir fait son office, non seulement persiste longuement dans l’organisme, mais peut migrer dans le cerveau pour n’en plus ressortir. De sa présence dans le système nerveux, nous avions des indices bien avant de l’y débusquer, à travers les effets neurotoxiques avérés de l’aluminium et le long calvaire de nos patients. Manquait la « plausibilité biologique » d’un lien de causalité, sans laquelle les patients, taxés de malades imaginaires, sont invariablement priés de consulter en psychiatrie. Nous l’avons aujourd’hui – chez l’animal… Qui plus est, la compréhension des mécanismes biologiques mis en œuvre a permis d’identifier des facteurs génétiques de susceptibilité chez nos patients, ouvrant la voie à des mesures préventives individualisées.

     

    Bien au-delà des seuls vaccins, ces découvertes ouvrent, en outre, des perspectives vertigineuses sur la manière dont divers facteurs environnementaux des plus courants pourraient favoriser la survenue de nombreuses maladies chroniques. Pourtant, le doute, toujours lent à s’estomper et de surcroît favorable à des intérêts financiers considérables, subsiste chez les autorités appelées à statuer. Et tant qu’il durera, des femmes, des hommes du monde entier continueront de souffrir, de nouvelles victimes viendront inexorablement grossir leurs rangs. Corollaire non moins préoccupant : ce déni persistant d’une toxicité désormais avérée induit dans la population une méfiance grandissante à l’endroit de la vaccination. Le médecin que je suis ne saurait s’y résoudre.

     

     

    Ce déni persistant d’une toxicité désormais avérée induit dans la population une méfiance grandissante à l’endroit de la vaccination. Le médecin que je suis ne saurait s’y résoudre.

     

    Bien au-delà des seuls vaccins, ces découvertes ouvrent, en outre, des perspectives vertigineuses sur la manière dont divers facteurs environnementaux des plus courants pourraient favoriser la survenue de nombreuses maladies chroniques. Pourtant, le doute, toujours lent à s’estomper et de surcroît favorable à des intérêts financiers considérables, subsiste chez les autorités appelées à statuer. Et tant qu’il durera, des femmes, des hommes du monde entier continueront de souffrir, de nouvelles victimes viendront inexorablement grossir leurs rangs. Corollaire non moins préoccupant : ce déni persistant d’une toxicité désormais avérée induit dans la population une méfiance grandissante à l’endroit de la vaccination. Le médecin que je suis ne saurait s’y résoudre.

    L’histoire commence un matin de décembre 1993…

     

     

    Romain Gherardi est chef de service du Centre expert en pathologie neuromusculaire de l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Il est l'un des spécialistes reconnus des pathologies neuromusculaires liées au virus du sida et des interactions entre les cellules souches et les autres cellules du muscle. Il a publié plus de trois cent cinquante articles scientifiques. "Toxic Story" est son premier ouvrage.


    Association du méjan

    Actes Sud newsletter

    Inscription à la newsletter :

    newsletter