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Châtiment



Une série de meurtres brutaux secoue la petite ville de Money, Mississippi : des hommes blancs sont retrouvés atrocement mutilés. Mais ces meurtres recèlent un mystère, car sur chaque scène de crime on retrouve un second cadavre qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Emmett Till, un garçon noir lynché dans la même ville en 1955.
Lorsqu’un duo d’enquêteurs tout en second degré est dépêché sur les lieux, il se heurte à la résistance attendue du shérif, de ses adjoints, du légiste et d’une cohorte de Blancs tous plus racistes les uns que les autres. Les deux agents spéciaux pensent avoir affaire à des crimes punitifs…
Dans cette comédie noire audacieuse et provocatrice, Everett a le racisme et les violences policières dans le collimateur et déploie son intrigue à un rythme effréné, ne laissant aucune chance au lecteur de détourner le regard.

février, 2024
13.50 x 21.50 cm
368 pages

Anne-Laure TISSUT

ISBN : 978-2-330-18616-6
Prix indicatif : 22.50€



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Son sens du comique lui permet toutes les audaces. […] Surtout, au moment où l’intrigue, croit-on, roule toute seule sur les rails du polar, l’auteur bascule dans le fantastique et donne à sa fable une autre dimension, plus subversive et plus poétique. Le tour de force étant de garder jusqu’au bout à la fois suspense, pertinence politique et force comique. 

Alain Nicolas, L'HUMANITÉ

Avec Châtiment, le romancier africain-américain Percival Everett livre un polar satirique percutant, au cœur de l’Amérique raciste. À la fois sinistre et drolatique, un texte essentiel. 

Nicolas Michel, JEUNE AFRIQUE

À la croisée du polar et du western, le roman multiplie les effusions de sang désopilantes au service d’une charge d’une violence décomplexée sur les forces conservatrices américaines. 

Jérémie Noé, LA MARSEILLAISE

Percival Everett, avec des dialogues à pisser de rire, se prend un peu ici pour un Tarantino imaginant une vengeance jouissive défoulante de tous ces descendants de victimes de la ségrégation. [...] Passionnant roman d’Everett qui parvient à faire rire avec un sujet des plus graves et sérieux. 

Thierry Coljon, LE SOIR

Avec la force grinçante et horrifique d’un Jordan Peele (Get Out), Everett se sert de l’affaire Emmett Till pour soulever les œillères de l’Histoire. 

FOCUS VIF

À neuf mois de la présidentielle américaine, Châtiment de Percival Everett est le livre qu’il faut lire. 

Pauline Le Gall, LES INROCKUPTIBLES

Dans un style généreux en apostrophes et apocopes, en gros mots et en scènes surréalistes, tout un pan d'histoire américaine traitée avec humour (il fallait oser) et une égale noirceur, ce qui a valu au Châtiment de Percival Everett d'être finaliste du Pulitzer.

Christelle Ben, LA VOIX DU NORD

Comédie noire audacieuse, provocatrice et tordante.

Sylvie Lecoules, LE TARN LIBRE

Le plaisir de lecture est fort grand, car Percival Everett est un sacré écrivain, capable en trois phrases de vous transporter chez les bouseux les plus redoutables tout en vous offrant des éclats de rire bienfaisants. J’ai vraiment beaucoup aimé.

Bernard Poirette, C'EST À LIRE

[...] Everett, sorte d’oulipien version US, également lecteur de Derrida, s’est amusé à composer un des polars déconstruits mais hautement jouissifs dont il a le secret pour traiter de sujets supposément graves : le racisme, le désir de revanche, sinon de vengeance, quand la justice a ignoré sans discontinuer les centaines de lynchages et de meurtres. 

Alain Léauthier, MARIANNE

La violence, toujours la violence : Percival Everett la dénonce dans ce whodunit parsemé de jeux de mots macabres, de dialogues savoureusement absurdes et d’horreur grand-guignolesque.

Élise Lépine, LE POINT

Dans ce roman, Percival Everett traite la tragédie du racisme avec les armes de l’humour et l’effet de contraste est saisissant, parfois bouleversant, par exemple quand il liste des dizaines et des dizaines de noms d’hommes et de femmes lynchés auxquels il offre un tombeau de papier. 

Nicolas Demorand, FRANCE INTER

Inexorable, irrésistible, le dernier Percival Everett est un sommet d’intelligence corrosive. Et une impitoyable déclaration de guerre au racisme made in USA.

Damien Aubel, TRANSFUGE

Un thriller exceptionnel par son humour mais surtout par sa dénonciation impitoyable du racisme ordinaire.

Florence Dalmas, LE PROGRÈS

Une fable politique mordante. 

Michel Dufranne, FEMMES D'AUJOURD'HUI

Dans son nouveau roman, Percival Everett continue à entremêler les codes du polar et du western pour raconter un monde dominé par le racisme. Percival Everett est un malin, il fait passer l’horreur à coups de grosses blagues et d’humour grinçant. Il joue avec les codes du polar ou du western et ajoute une pincée de fantastique pour brouiller les pistes et faire durer le plaisir.

Christine Ferniot, LIBÉRATION

Avec The Trees (2021), rebaptisé Châtiment, Everett reprend le thème du racisme mais cette fois sous la forme d’une comédie gore totalement déjantée. 

Bruno Corty, LE FIGARO LITTÉRAIRE