Actes Sud Littérature
Domaine français

Août, 2008 / 14,5 x 24,0 / 528 pages


ISBN 978-2-7427-7705-1
prix indicatif : 23, 20€

prix Décembre - 2008
Bourse Thyde-Monnier SGDL - 2008
prix Cadmous - 2008
prix Candide - 2008
prix du Livre Inter - 2009
prix Initiales - 2009

Où trouver ce livre ?
|

Ce livre existe également en version numérique

Zone

Mathias ENARD

Par une nuit décisive, un voyageur lourd de secrets prend le train de Milan pour Rome, muni d’un précieux viatique qu’il doit vendre le lendemain à un représentant du Vatican pour ensuite – si tout va bien – changer de vie. Quinze années d’activité comme agent de renseignements dans sa Zone (d’abord l’Algérie puis, progressivement, tout le Proche-Orient) ont livré à Francis Servain Mirkovi´c les noms et la mémoire de tous les acteurs de l’ombre (agitateurs et terroristes, marchands d’armes et trafiquants, commanditaires ou intermédiaires, cerveaux et exécutants, criminels de guerre en fuite…). Mais lui-même a accompli sa part de carnage lorsque la guerre en Croatie et en Bosnie l’a jeté dans le cycle enivrant de la violence.
Trajet, réminiscences, aiguillages, aller-retour dans les arcanes de la colère des dieux. Zeus, Athéna aux yeux pers et Arès le furieux guident les souvenirs du passager de la nuit. Le train démarre et, avec lui, commence une immense phrase itérative, circulatoire et archéologique, qui explore l’espace-temps pour exhumer les tesselles de toutes les guerres méditerranéennes. Car peu à peu prend forme une fresque homérique où se mêlent bourreaux et victimes, héros et anonymes, peuples déportés ou génocidés, mercenaires et témoins, peintres et littérateurs, évangélistes et martyrs… Et aussi les Parques de sa vie intérieure : Intissar l’imaginaire, la paisible Marianne, la trop perspicace Stéphanie, la silencieuse Sashka…
S’il fallait d’une image représenter la violence de tout un siècle, sans doute faudrait-il choisir un convoi, un transport d’armes, de troupes, d’hommes acheminés vers une oeuvre de mort. Cinquante ans après La Modification de Michel Butor, le nouveau roman de Mathias Enard compose un palimpseste ferroviaire en vingt-quatre “chants” conduits d’un seul souffle et magistralement orchestrés, comme une Iliade de notre temps.
Né en 1972, Mathias Enard a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone. Il a publié deux romans chez Actes Sud : La Perfection du tir (2003) – Prix des cinq continents de la francophonie, 2004 – qui paraît en Babel, et Remonter l’Orénoque (2005). Ainsi que, chez Verticales, Bréviaire des artificiers (2007).




Zone

Zone

Clara Dupont-Monod, Marianne

« C’est hypnotisant, fou, d’envergure…  »


Baptiste Liger, Lire

« Zone déroute autant qu’elle fascine.  »


Vincent Chanson, Chronic’art

« Mathias Enard signe le livre le plus ambitieux de cette rentrée.  »


André Rollin, Le Canard enchaîné

« Une magistrale plongée dans l’Histoire.  »


Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche

« On en parle beaucoup et on a raison. Zone est un des événements de la rentrée littéraire.  »


Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles

« Une raison de croire qu’un autre roman français, gonflé, ambitieux et brillant est possible.  »


Joseph Macé-Scaron, Marianne

« Ce roman est l’œuvre d’un fou. Il faut être franchement allumé pour bâtir ainsi un projet littéraire en 24 chants qui joue avec l’idée d’un roman total.  »


Patrick Grainville, Le Figaro

« C’est le boulot le plus overdosé, le plus écrasant de cette rentrée.  »


Robert Solé, Le Monde

« Il nous donne un livre foisonnant, érudit, inventif, audacieux et déconcertant.  »


Bernard Quiriny, Le Magazine Littéraire

« Il faut se laisser prendre par le rythme de cette fresque époustouflante… L’éblouissement est au bout du chemin.  »


Association du méjan

Actes Sud newsletter

Inscription à la newsletter :

newsletter