Les femmes sont des guitares (dont on ne devrait pas jouer) | Actes Sud
Jacqueline Chambon
Hors collection

Septembre, 2017 / 14,5 x 22,5 / 992 pages

traduit de l'allemand par : Stéphanie LUX
ISBN 978-2-330-08157-7
prix indicatif : 27, 80€

Prix Transfuge du meilleur roman germanophone - 2017

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Les femmes sont des guitares (dont on ne devrait pas jouer)

Clemens J. SETZ

La Villa Koselbruch est une résidence médicalisée qui accueille des personnes souffrant de handicaps physiques et mentaux. Natalie, la nouvelle auxiliaire et l’héroïne attachante de ce roman, est chargée de s’occuper d’Alexander Dorm, un homme en fauteuil roulant. Imprévisible et irascible, Dorm reçoit la visite régulière de Christopher Hollberg, dont il est amoureux jusqu’à l’obsession, mais dont il a pourtant détruit la vie quelques années plus tôt. Toute la clinique chante la magnanimité de Hollberg, mais très vite, Natalie sent que derrière le sourire du visiteur se cache quelque chose de plus inquiétant. Poussée par la curiosité et afin de protéger Dorm, elle va se lancer dans une véritable enquête pour ressusciter un passé aussi trouble qu’intrigant et tenter de percer à jour les motivations secrètes de Hollberg.
À travers la sensibilité de Natalie, ses peurs, son équilibre mental vacillant et son imagination dévorante, le monde se charge d’une brillante aura poétique et se peuple de personnages lunaires : un oracle narcoleptique aux paupières ouvertes ; un prostitué en blouson de cuir, fragile et envoûtant ; un dessinateur borderline aux oeuvres éphémères ; des animaux étranges visibles ou invisibles… Autant de totems et de guides qui aident la jeune femme à affronter la difficulté qu’est le simple fait d’exister quand on pense être hors champ. Tous les personnages de cette oeuvre foisonnante, qu’on les nomme fous, excentriques ou “extra-ordinaires”, sont autant d’inventions créatives pour donner à voir ce que serait le monde si l’on inclinait un peu la tête.

Les femmes sont des guitares (dont on ne devrait pas jouer)

Les femmes sont des guitares (dont on ne devrait pas jouer)

Stéphanie Lux, Le Matricule des anges

« Il y est question d’un jeune stalker, Alexander Dorm, qui a fait basculer la vie de sa victime, Christopher Hollberg, quelques années auparavant. Bien sûr, l’histoire se passe dans l’institut médicalisé où vit le jeune homme, une probable vengeance tisse ses fils, et Natalie, la jeune auxiliaire-héroïne (héroïque), se perd dans l’arrangement qui lie le client à son ancienne victime et unique visiteur. Mais ce roman est avant tout férocement drôle et inventif, furieusement poétique, si bien qu’à lier cette sorte d’enquête que mène Natalie pour avoir le fin mot de l’histoire, les possibilités de l’esprit semblent infinies, littéralement en expansion. Cette année, je l’ai passée aux côtés de l’héroïne, Natalie, perdue dans une histoire plus vaste et plus méchante qu’elle (…). Ce roman foisonnant se définit tout autant par la myriade de digressions animalières, ésotériques ou science-fictionnelles qui le parcourent, ainsi que par les jeux divers sur la langue.  »


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