Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, artiste et bourgeois de Bâle | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Hors collection

Mars, 2013 / 11,5 x 21,7 / 368 pages


ISBN 978-2-330-01606-7
prix indicatif : 22, 80€


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Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, artiste et bourgeois de Bâle

Assez gros fabliau

Harry BELLET

1515. Pendant que Français, Italiens et Suisses s’étripent à Marignan, que le pape Léon X s’acharne à embellir Saint-Pierre de Rome, qu’Henry VIII d’Angleterre n’a encore qu’une épouse – celle de son frère – et que le prince turc Suleïman se prépare à devenir Soliman le Magnifique, le jeune Jean Jambecreuse, peintre comme son père et son frère aîné, quitte sa ville natale d’Augsbourg pour parfaire son apprentissage à Bâle, ville alors en plein essor. Jean veut connaître le latin, la langue internationale de l’époque, celle qui, il le pressent, lui permettra de passer de l’ancien statut d’artisan à ce nouvel état dont on commence à parler en Italie et qui rapproche le peintre du poète : celui d’artiste. Il va alors se frotter aux plus grands penseurs de son temps : Érasme, pour lequel il illustre les marges de l’Éloge de la folie, mais aussi Léonard de Vinci, qu’il suit jusqu’à Amboise où le vieil homme termine ses jours, et auquel il dérobera certains papiers compromettants. De surcroît, pardelà l’apprentissage de son art, il va faire celui de la vie, laquelle – en ce siècle qui est également celui de Rabelais – est faite de bruit, de paillardise et de fureur.
Le personnage de Jean Jambecreuse est inspiré de celui du peintre Hans Holbein (1497-1543). Cet ouvrage a la saveur d’un fabliau moderne : brillant, succulent et drôle, il joue avec finesse des genres et du langage. Rigoureusement documenté, il nous immerge au coeur du xvie siècle par le truchement des aventures souvent teintées de grivoiserie du jeune Holbein.



Bachar Rahmani, Afrique Asie

« De ce récit (dont on attend la suite avec impatience) servi par une langue riche et abondante en foisonnements de toute nature — nous sommes bien au siècle de Rabelais, on ne décroche pas.  »


Isabelle Potel, Air France Madame

« Harry Bellet (…) réussit la prouesse d'un roman historique qui décrit la violence et la cruauté d'un début de XVI° siècle agité, avec viols, assassinats, noyades de femmes adultères et bûchers de maquerelles innocentes, tout en étant étrangement joyeux, sans doute en raison d'une grivoiserie assumée.  »


Jean-Bernard Vuillème, Le Temps

« Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, artiste et bourgeois de Bâle, est à la fois l'œuvre d'un érudit et d'un romancier déjanté.  »


Philippe Regnier, Le Quotidien de l'Art

« Fruit de longues et minutieuses recherches historiques, le tout mêlé à l'imagination débordante de l'auteur, le récit n'épargne rien des affres et des plaisirs de la vie dans l'Europe de la Renaissance ! Le lecteur suivra avec passion Jean Jambecreuse dans une traversée des Alpes jusqu'à Milan, avant de se retrouver à Amboise en 1519.  »


Paulin Cesari, Figaro Magazine

« Cette vie d'artiste est narrée dans une langue remarquablement travaillée, à la fois percutante, érudite et légère. Une excursion vertigineuse à travers une époque merveilleusement incarnée.  »


Isabelle Falconnier, L'Hebdo

« Mitonnant une langue succulente, grivoise, drôle, rabelaisienne et savante, ce roman ébouriffant dresse un paysage passionnant et documenté de l'Europe à la veille de la Réforme.  »


Serge Hartmann, Dernières nouvelles d'Alsace

« S'il faut lire ces Aventures extravagantes, c'est aussi et surtout pour le plaisir de se laisser porter par une langue pleine de saveur, truculente, verte, qu'Harry Bellet déploie avec un certain bonheur.  »


Sophie Flouquet, Beaux Arts Magazine

« Grivoiseries et références de haut vol à l’histoire de l’art se télescopent et brossent un panorama décalé de l’Europe, à la veille du grand chambardement de la Réforme. Rabat-joie s’abstenir…  »


Michel Genson, Républicain lorrain

« Harry Bellet restitue ici, à la manière d’un « assez gros fabliau », un XVIe siècle coloré, violent, puant, paillard et savant. Il le fait avec un goût revigorant du picaresque et de la langue drue. Que voilà du beau et bon plaisir.  »


Jean-Guy Soumy, Populaire du Centre

« Voilà un roman que l'on pourrait qualifier de picaresque, de rabelaisien.  »


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