La petite fille au dé à coudre | Actes Sud
Jacqueline Chambon
Hors collection

Février, 2017 / 12,5 x 19,5 / 112 pages

traduit de l'allemand par : Marie-Claude AUGER
ISBN 978-2-330-07330-5
prix indicatif : 13, 50€


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La petite fille au dé à coudre

Michael KÖHLMEIER

« Et puis un soir, l’oncle ne vint pas à l’endroit convenu.
Elle attendit, comme il le lui avait ordonné. Elle mit ses mains dans les moufles, enfonça le bonnet sur ses oreilles et croisa les bras. Elle rentra la tête parce qu’un bout de son cou dépassait du col. Elle tourna le dos au vent. Des gens passèrent près d’elle mais personne ne dit rien. Elle n’avait pas l’air d’être perdue. Elle avait l’air d’attendre. Et c’est ce qu’elle faisait. Elle voyait les stands du marché, elle voyait aussi le magasin de Bogdan. Elle vit les lumières s’éteindre dans le magasin de Bogdan. Puis les lumières de tous les stands et magasins du marché s’éteindre aussi.
Elle avait froid. Elle n’avait pas faim. »
Une petite étrangère de six ans perdue dans une ville inconnue et deux garçons égarés comme elle vont apprendre à survivre dans un monde où ils n’ont pas leur place. Le portrait bouleversant d’une enfance perdue.



Notes Bibliographiques

« Ecriture simple, directe et efficace. Un récit qu’on n’oublie pas, en raison aussi de ses énigmes.  »


Gérard Lefort, Les Inrocks

« Michael Köhlmeier, déjà repéré en traduction française avec Idylle avec chien qui se noie et Deux messieurs sur la plage : une écriture au laser, avec une économie de moyens littéraires (pas une once de psychologie, un minimum de dialogues, des descriptions « pauvres ») en adéquate osmose avec l’économie de subsistance où la petite va bientôt se démener. Michael Köhlmeier se garde bien d’accabler une hypothétique mauvaise conscience. Ce livre n’est pas un tribunal mais un caillou dans nos chaussures. Qui déjoue toute pitié assassine, tout épanchement émotif, et interdit surtout la mortelle compassion. Un récit gênant jusqu’au malaise et, pourtant, nécessaire.  »


Astrid de Larminat, Le Figaro

« Ce texte de Michael Köhlmeier est avant tout captivant par la beauté qu’il dégage. L’enchaînement des scènes et la raideur du style, comme la démarche d’un Charlie Chaplin, créent un état d’hypnose poétique qui ouvre la perception aux moindres nuances. Ainsi, il peut y avoir dans les soins bien intentionnés qu’un adulte apporte à une enfant une indéfinissable grossièreté. Et dans le geste d’un adolescent des rues qui déchire un Kleenex, crache dedans et frotte le menton d’une petite fille, une grâce qui, pendant une fraction de seconde, déchire les cieux.  »


Claire Devarrieux, Libération

« Pas à pas, l’auteur les suit, les décrit, les réchauffe. (…) Avant cela, nous avons Yza, 6 ans, se perdre dans la ville. Après, d’autres aventures nous déchireront le cœur.  »


Gérard Guégan, Sud Ouest

« Un chef-d’œuvre. Saisissant. Et rare. Très rare.  »


Jean-Luc Tiesset, En attendant Nadeau

« Un conte des temps modernes qui ne laissera personne indifférent. Michael Köhlmeier écrit l’histoire de cet hiver de souffrance avec une grande économie de moyens, dans une langue épurée dont la traduction française a su garder la rigueur et la beauté.  »


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