Aller au contenu principal

Croire

Sous-titre
Sur les pouvoirs de la littérature



Justine Augier ("De l'ardeur", "Par une espèce de miracle"...) qui pratique et incarne une forme de pudeur et d'éthique littéraire assez uniques voit son projet d'écrire sur la littérature comme lieu de l'engagement entrer en collision avec la maladie et bientôt la mort de sa mère. Alors que la nature même de l'urgence mute, l'intime et l'universel se tressent dans un texte bouleversant de justesse et de clairvoyance. Et qui rappelle le potentiel devenir résistant de chaque lecteur.
À l'intersection du littéraire et du politique un livre bref et fulgurant qui trouve sa place entre Hannah Arendt et Joan Didion. Pas moins.


Rentrée d'hiver 2023

« DANS UN TEMPS D’ENFERMEMENT et de suspens qui rendait curieusement attentif aux dangers de l’époque, l’envie d’écrire sur la littérature et ses pouvoirs m’a traversée une première fois. Elle naissait d’une croyance familière bien qu’intermittente en la puissance de la littérature face à ce qui enferme, écrase le temps, les identités, la langue, les possibles, les luttes et les espoirs. En ces temps suspendus qui nous enjoignaient de revenir à l’essentiel, dans lesquels vibraient toutes nos craintes, existentielles et politiques, j’ai pensé trouver de quoi tenir en revenant à cette croyance en une capacité des phrases à changer quelque chose au réel, par l’entremise de ceux qui lisent. Puis, à mesure que la vie a repris son cours, cette foi a peu à peu faibli, a fini par perdre de son aura brûlante, et j’ai mis de côté les quelques pages écrites.

L’hiver suivant, mon envie s’est imposée de nouveau. Cinq mois plus tôt, nous avions découvert que ma mère souffrait d’une leucémie dont elle allait mourir un mois plus tard. Elle avait passé la plus grande partie des cinq mois qui venaient de s’écouler enfermée dans une chambre stérile d’hôpital, séparée du reste du monde, une pièce dans laquelle, à part le personnel médical, seuls mon frère et moi avions le droit de pénétrer. Lors d’une visite, j’ai évoqué l’envie qui m’avait traversée et, des semaines plus tard, alors que nous pressentions une rechute après des mois de rémission, alors que nous attendions dans la chambre les résultats d’une analyse devant confirmer nos craintes, elle a prononcé ces mots : Il faut que tu l’écrives, ce livre sur la littérature et ses pouvoirs. J’ignorais quelle idée elle pouvait s’en faire depuis son enfermement mais je savais une chose, la possibilité de ne pas l’écrire avait disparu.”

J. A.

janvier, 2023
11.50 x 21.70 cm
144 pages


ISBN : 978-2-330-17483-5
Prix indicatif : 18.00€



Où trouver ce livre ?
Ce livre existe également en version numérique

Un manifeste exaltant les lectures reliant les hommes, en même temps qu'un ouvrage splendide sur les retrouvailles d'une fille avec sa mère.

Si chagrin imprègne ces pages, c'est la confiance dans les mots, capables de changer les choses, qui l'emporte. 

Olivia de Lamberterie, ELLE

Un récit contre l’oubli. Littérature et politique font chemin commun dans cet ouvrage, cousin d'écrits d'Hannah Arendt et Joan Didion.

LE QUOTIDIEN

Magnifique livre… Un texte à ne pas manquer.

CHALLENGES

Une littérature contre l'oubli, mais lumineuse, à l’image de ce livre au propos rédempteur et magnifique.

LIRE MAGAZINE LITTÉRAIRE

Tous ces auteurs disent la fille et la mère, leur lien, leur divergence, leur silence, leur amour. Les phrases deviennent des respirations. L'auteur plonge dans sa mémoire, une mer d'espoir et de larmes. Une bouleversante réflexion sur le deuil, la langue et la littérature.

LE FIGARO LITTÉRAIRE

Justine Augier rassemble ici tout ce qui l’aide à résister. [...] C’est aussi l’histoire d’une fille qui revient vers sa mère et c’est très beau.

Un livre extraordinairement bien écrit et extraordinairement émouvant.

FRANCE INTER - Le masque et la plume

La sensation d’ouverture, d’élargissement et d’élévation du regard – et de la pensée – croît irrésistiblement tandis qu’on avance dans la lecture de cet essai grave, dans lequel le fil des idées de Justine Augier ondoie avec lucidité, et une douce opiniâtreté, autour des thèmes entrecroisés du deuil, du courage, de l’engagement, de la foi – non pas en Dieu, mais en la force sacrée des mots, armes de résistance contre la destruction, le nihilisme, ce qu’en d’autres temps on appelait le Mal.

Nathalie Crom, TÉLÉRAMA

Justice Augier, à la fin de ce récit, l’ayant traversé, comprend qu’elle ne l’a pas fait seule, elle l’a écrit sous la commande de sa mère. Elle cite Perec : L’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie. J’ai pensé en terminant ce livre que cette citation pouvait aussi s’appliquer à nos lectures les plus importantes, lire est le souvenir de nos morts et l’affirmation de nos vies.

Colombe Schneck, MADAME FIGARO

Elle entrelace ici, en un tissu dense, souvenirs personnels et références littéraires, images et citations, pour décrire toutes les formes d'engagements que les mots rendent possibles.

Thierry Cecille, LE MATRICULE DES ANGES

C’est un court récit et pourtant c’est un monde que révèle le nouveau roman de Justine Augier. [...] Elle évoque avec force et pudeur le deuil qui submerge et la littérature qui sauve, qui relie. [...] L’autrice célèbre la complexité en toute chose, en tout être. [...] La littérature est une réconciliation.

Fabienne Lemahieu, LA CROIX

Convoquant des auteurs et autrices qui lui ont donné le goût des idées et des mots (Perec, Antelme, Ernaux, Alexievitch...), l’autrice met de l’ardeur dans les siens pour dire combien la littérature « donne à voir l’obscurité » et ouvre en même temps « la possibilité d’une communauté »

Jean-Marie Durand, LES INROCKUPTIBLES

Croire est cette promesse réalisée. Arraché à la tristesse du deuil, cet essai plonge le lecteur dans un réseau de citations et d'échos qui finissent par tisser une nasse, une toile dont les fils seraient constitués de phrases et de paragraphes empruntés aux auteurs et aux autrices qui non seulement nous aident à vivre, mais qui sauvent probablement l'humanité du chaos le plus absolu. 

Salomé Kiner, LE TEMPS

Récit de la maladie et de la mort d’une mère mêlé à une réflexion sur le pouvoir consolateur des livres et de la littérature. De l’intime à l’universel. Un petit miracle de justesse et d’émotion. [...] Un poignant et sublime chant d’amour. 

Olivier Mony, SUD OUEST

Justine Augier explique pourquoi la littérature comme l’écriture empêchent l’homme de désespérer et constituent le refuge le plus merveilleux, celui qu’on ne pourra jamais nous enlever.

Marie-Rose Guarnieri, LE JOURNAL DU DIMANCHE

C’est un vagabondage dans l’esprit grâce à la littérature, à la poésie et aussi à la musique. [...] Un livre poétique, un livre politique, un livre littéraire. [...] Un très beau livre. 

Laure Adler, FRANCE INTER - L’heure bleue

Un très beau texte, manifeste sur la littérature et, aussi, une déclaration d’amour à sa mère. 

Olivia Gesbert, FRANCE CULTURE - Bienvenue au (Book) Club

Lire, pour l’empêcher de mourir, pour « la retenir ». Quelle folle illusion. Quelle foi, aussi, en la puissance des mots. 

Ce livre, exigeant et solennel comme un serment, le voici : « Croire ».

Jérôme Garcin, L'OBS

Les livres ne peuvent pas tout changer du réel et, cela, Justine Augier n’a pas la naïveté de croire le contraire. Mais ils dégagent deux puissances dont la perception déborde la raison : créer des liens par-delà la mort et prolonger le souvenir de quelqu’un comme le feraient les rayons diffractés d’une étoile.

On sent dans ce livre une incitation, une humilité et une émotion qui touchent au cœur.

Tiphaine Samoyault, LE MONDE DES LIVRES

Justine Augier nous livre là le réel pouvoir de la littérature : sa capacité à agir au plus profond de l’individu, et à ressurgir sans prévenir, dans un moment de détresse, pour, si ce n’est donner sens, du moins consoler. La foi d’Augier est religion. 

Oriane Jeancourt, TRANSFUGE

Du même auteur