Actes Sud Littérature
Lettres hispaniques
ISBN 978-2-7427-2293-8
prix indicatif : 18,14€
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Lettres hispaniques
Juin, 1999 / 11,5 x 21,7 / 210 pages
traduit de l'espagnol par : Claude BLETONISBN 978-2-7427-2293-8
prix indicatif : 18,14€
Genre
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Les filles du capitaine
Gonzalo TORRENTE BALLESTER
De laveu même de Gonzalo Torrente Ballester, Les Filles du capitaine réunit les principaux ingrédients dun roman "presque à leau de rose" : un capitaine de vaisseau, exécuté pour ses idées à la fin de la guerre civile, laisse une veuve éplorée qui mourra de chagrin et deux orphelines, Cristina et sa cadette Chon. Les surs quittent alors les "lumières" madrilènes pour regagner le berceau familial : Villarreal de la Mar, cité imaginaire des côtes galiciennes où la population, qui a déjà elle aussi rendu sa sentence, est à pied duvre pour accueillir "les filles du fusillé rouge".
Son attente ne sera pas déçue puisque léducation progressiste des jeunes femmes se plie bien mal aux codes de conduite de la vie provinciale et à son cortège de convenances. Leur libre arbitre détonne dans cette aristocratie militaire qui mesure la valeur à laune des galons et voit les filles de bonne famille se livrer une lutte sans merci pour alpaguer les cadets encore disponibles, à grand renfort de kermesses et dopérettes viennoises.
Si les tentatives des surs pour entrer dans les rangs de cette société bien futile sont prétextes pour lauteur à en dépeindre avec jubilation les vicissitudes, elles donnent matière à une réflexion plus grave sur les différentes formes de résistance à lobscurantisme qui a suivi la guerre civile.
Son attente ne sera pas déçue puisque léducation progressiste des jeunes femmes se plie bien mal aux codes de conduite de la vie provinciale et à son cortège de convenances. Leur libre arbitre détonne dans cette aristocratie militaire qui mesure la valeur à laune des galons et voit les filles de bonne famille se livrer une lutte sans merci pour alpaguer les cadets encore disponibles, à grand renfort de kermesses et dopérettes viennoises.
Si les tentatives des surs pour entrer dans les rangs de cette société bien futile sont prétextes pour lauteur à en dépeindre avec jubilation les vicissitudes, elles donnent matière à une réflexion plus grave sur les différentes formes de résistance à lobscurantisme qui a suivi la guerre civile.





