André Markowicz | Le Soleil d'Alexandre
Poésie lyrique du romantisme russe, choix, traduction, iconographie et présentation d'André Markowicz
Un travail magnifique d'André Markowicz qui aborde un continent trop méconnu. » Thierry Clermont, Le Figaro littéraire
André Markowicz, traducteur passioné
André Markowicz a notamment traduit pour la collection Babel l'intégralité de l’œuvre romanesque de Dostoïevski (vingt-neuf volumes), mais aussi le théâtre complet de Gogol ou celui de Tchekhov (en collaboration avec Françoise Morvan). Tout son travail tend à faire passer en français quelque chose de la culture russe, et notamment de la période fondamentale du XIXe siècle. Le Soleil d'Alexandre (2011) est son grand œuvre, qui vient éclairer et compléter toutes ses publications et lectures ainsi que la traduction en Babel d'Eugène Onéguine (Babel n° 924) et du recueil Le Convive de pierre et autres scènes dramatiques (Babel n° 85) de Pouchkine, ou encore la pièce de Griboïédov Du malheur d'avoir de l'esprit (Babel n° 784).

Dans la presse
- «André Markowicz, notamment connu pour avoir traduit l'intégrale de l'œuvre romanesque de Dostoïevski, ainsi que celles théâtrales de Gogol et Tchekhov, retrace dans une passionnante anthologie poétique ponctuée de repères historiques, la construction, sous la contrainte, de la culture russe.»
Point de vue - «Le meilleur traducteur de la littérature russe tombe dans les bras de Pouchkine... Une anthologie poétique rare. Indispensable.»
Les Echos - André Markowicz est invité dans "Ouvert la nuit" | France Inter 15.09.2011
- André Markowicz est invité dans "Les nouveaux chemins de la connaissances" | France Culture 19.09.2011
- Dans le cercle de Pouchkine | le blog de Pierre Assouline
- Génération Pouchkine | Le Monde 29.09.2011
Alexandre Pouchkine
Tel l’enfant animé d’un espoir enchanteur,
Si je croyais que l’âme, après mille douleurs,
Emportait, échappant à la chair qui empeste,
La mémoire et l’amour vers l’abîme céleste,
J’aurais depuis longtemps quitté ce monde-ci,
J’aurais brisé la vie, idole sans merci,
Volant vers un pays de liberté, de fête,
Vers un pays sans mort, sans forme toute faite,
Où la pure pensée luit dans l’azur bleuté…
Mais je m’abuse en vain de ce rêve exalté,
Ma raison me poursuit, méprise toute ivresse :
A la mort, le néant est la seule promesse.
Quoi, rien ? ni la pensée, ni le premier amour ?
J’ai peur ! Et je retourne, avide, vers le jour,
Et je veux vivre, et vivre, et qu’une image chère
Se cache, vibre et brûle en mon âme éphémère.
Le Soleil d'Alexandre, p.170




