Marcel Duchamp. Un petit jeu entre moi et je | Actes Sud BD | Actes Sud

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    Marcel Duchamp. Un petit jeu entre moi et je | Actes Sud BD

    En coédition avec le Centre Pompidou

     

    Marcel Duchamp Actes Sud BD

    Sous le crayon astucieux de François Olislaeger, à l’occasion de la rétrospective au Centre Pompidou, Marcel Duchamp revisite son oeuvre, au fil d’une promenade amusée et documentée, de l’enfance à la postérité : il commente, donne des pistes, prend des notes… Le tout sur une frise de plus de 6 mètres, sous la forme d’un livre à déplier. Pierre Cabane, dans L’Avant-Garde au XXe siècle, explique : “Duchamp n’est pas un homme d’avant-garde, il est l’Avant-Garde, le seul sans doute, au XXe siècle, à s’identifier totalement, irréductiblement, agressivement, à cet état.”

    Le dessin de François Olislaeger nous rend l’intimité de ce personnage, dandy flegmatique qui dépose une bombe à retardement dans le monde de l’art et ses codes, entre deux parties d’échecs avec ses contemporains.

    Pour Breton, il est “l’homme le plus intelligent du siècle” ; Man Ray fige son portrait en Rrose Sélavy, repris à son compte par Desnos, à la fois “grand perturbateur” pour les uns et “doux mystificateur paresseux” pour les autres, “le marchand du sel” n’aura jamais cessé de ne pas créer.

    “J’aurais voulu travailler, mais il y avait en moi un fond de paresse énorme. J’aime mieux vivre, respirer que travailler… Donc, si vous voulez, mon art serait de vivre ; chaque seconde, chaque respiration est une oeuvre qui n’est inscrite nulle part, qui n’est ni visuelle ni cérébrale. C’est une sorte d’euphorie constante.”

     

    Né le 17 mai 1978 à Liège, en Belgique, François Olislaeger est diplômé de l’École d’arts graphiques Emil-Cohl de Lyon. Il vit aujourd’hui entre Paris et México. Depuis 2003, il travaille pour la presse (Le Monde, Libération, Les Inrockuptibles, Beaux-Arts Magazine…), publie quelques bandes dessinées de reportage et participe à différentes revues.
    Pendant ses études, il est ouvreur à l’Opéra de Lyon : il y découvre la danse contemporaine et la dramaturgie. Après sept années de reportage pendant le Festival d’Avignon, il publie ses Carnets d’Avignon (Actes Sud/Arte éditions, 2013), dans lesquels s’écrit une mémoire du théâtre contemporain.
    Cette expérience lui a permis de rencontrer Mathilde Monnier, avec qui il entame un travail scénique et biographique dans livre Mathilde danser après tout (Denoël Graphic, 2013).

    Exposition : Marcel Duchamp. La peinture même.
    Centre Pompidou, jusqu'au 5 janvier 2015.
    On a beaucoup glosé sur la rupture de Marcel Duchamp avec la peinture, mettant en avant, tel un leurre, le traumatisme psychologique originel causé par le rejet de son Nu descendant un escalier du Salon des indépendants de 1911 par ses amis et frères cubistes. À la lumière des quelques gestes iconoclastes dadaïstes et de l’invention du readymade, le créateur de Fountain, la « fontaine-pissotière », est généralement perçu comme celui qui a tué la peinture. Et pourtant le débat reste ouvert : le projet de Duchamp n’a-t-il pas été de la reformuler ? C’est cette lecture renouvelée de l’œuvre peint de l’une des figures les plus emblématiques de l’art du 20ème siècle que propose l’exposition du Centre Pompidou.

    Toute l'information sur l'exposition, sur le site du Centre Pompidou

     

    « Après ses ouvrages sur le Festival d'Avignon et sur le travail de la chorégraphe Mathilde Monnier, Olislaeger démontre une fois de plus son talent a faire dialoguer la bande dessinée avec d’autres formes d’expression artistique. »

    Trois Couleurs

    « Un superbe objet dessiné. C’est en noir et blanc que le génial François Olislaeger […] détricote l’histoire de cet iconoclaste qui porta un coup fatal aux beaux-arts.C’est une véritable saga, ultra-documentée, qui se dessine sous nos yeux. »

    Les Inrockuptibles



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