Aslı Erdoğan | Actes Sud

    Actualités

    Aslı Erdoğan

     

    [février] Lectures dans les Landes

    Mercredi 15 février à 18h30 Librairie Le Vent Délire. 5 rue du Général de Gaulle 40130 Capbreton

    Mercredi 8 février à 18h30 Librairie Caractères. 17 rue du Maréchal Bosquet 40000 Mont-de-Marsan

    Mardi 7 février à 18h30 Editions Passiflore. 93 av. Saint-Vincent-de-Paul 40100 Dax

     

     

    [21 janvier à 17h] Au festival Le Livre à Metz

    Salle Claude Lefèbvre à l’Arsenal. Rencontre avec Timour Muhidine, animée par Francis Kochert et ponctuée extraits lus par la comédienne Amandine Truffy.

    Site du festival

     

     

    [19 janvier à 19h] Soirée-événement à la BPI, Centre Georges Pompidou (Paris, 4e)

     

    Présentation de l'œuvre d'Aslı Erdoğan par Timour Muhidine, directeur de la collection "Lettres turques" chez Actes Sud.

    Lecture d'extraits de son dernier ouvrage paru le 4 janvier 2017 : Le silence n'est même plus à toi, traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes.

    Projection du film inédit : Aslı Erdoğan. Aventurière entre le ciel et la mort, d'Osman Okkan, 2016, 30' suivie d'une discussion avec le réalisateur Osman Okkan, Timour Muhidine, éditeur, Julien Lapeyre de Cabanes, traducteur et Nora Šeni, professeure des universités à l'Institut français de Géopolitique, Paris 8

     

     

    [14 janvier] Journée de soutien à la librairie Maupetit (Marseille)

    10H - Atelier Phil’Osons : A qui appartient le pouvoir ?
    11H - Obsession Textuelle : L'identité Turque ? Table ronde avec Jean Kehayan, Olivier Bertrand et Patrick Coulomb.
    16H - Rencontre pour Aslı Erdoğan avec Pierre Astier (Agent littéraire), Timour Muhidine (Spécialiste de littérature turque contemporaine, directeur de la collection "Lettres turques" chez Actes Sud), Eva Chanet (Editrice chez Actes Sud).
    10H - 19H : Relais lecture du texte "Le Silence même n'est plus à toi", chroniques à paraître le 4 janvier 2017 dénonçant les atteintes à la liberté d'opinion. Ce relais lecture aura lieu grâce aux étudiants de l'ERAC qui ont accepté d'animer la librairie en donnant leurs voix à ces textes et en invitant les personnes qui voudraient y participer.

    Evénement sur Facebook

     

     

    [13 janvier à 19h] Soirée-rencontre à La Garance - Cavaillon (84)

    Lectrices et lecteurs : Simone Molina, Annie Drimaracci, Aude Briet, Olivier Barrère, Bruno Gerbi
    Débat avec Teri Briet
    Intermèdes musicaux : Sylvie Aniorte-Paz, Dominique Ottavi

    En collaboration avec la médiathèque La Durance et en présence de la librairie le Lézard amoureux.

     

     

    [4 janvier, en librairie] Le silence même n'est plus à toi

     

    Dans l’un de ses derniers livres parus en France, Aslı Erdoğan évoquait déjà ce lieu effrayant entre tous, le “Bâtiment de pierre” – autrement dit la prison de Bakırköy à Istanbul. Or voici qu’en août 2016, à la suite de la tentative de coup d’État de juillet, la romancière turque est arrêtée et s’y trouve incarcérée. Son délit : avoir écrit dans un journal pro-kurde (Özgür Gündem) pour clamer son indignation et dénoncer toutes les atteintes à la liberté d’opinion. Depuis lors, la situation en Turquie s’aggrave et Aslı Erdoğan – entre autres intellectuels, journalistes et universitaires – encourt une condamnation aussi infondée qu’inacceptable.

     

    Ce volume rassemble quelques-unes des chroniques qui lui ont valu cette accusation. Le lecteur y retrouvera l’exigence poétique d’Aslı Erdoğan, son amour de la liberté, sa lucidité et la beauté de sa langue. Que ce livre puisse briser l’étau du silence : tel est désormais le voeu de ses éditeurs, en France et à l’étranger, partout où son oeuvre a droit de cité.

     

     

     

     

     

    [29 décembre] Liberté provisoire. Procès en cours

    Aslı est en liberté conditionnelle jusqu'au 14 mars, date de la reprise de son procès.

    Entretien à lire sur Le Point (par Valérie Marin la Meslée 03.01.2017)

    Asli Erdogan : "Je n'étais absolument pas préparée à devenir un symbole"

    Entretien à lire sur RFI (par Stefanie Schüler 01.01.2017)

    Aslı Erdoğan : «Pour défendre la liberté d’expression nous devons nous unir.»

     

    Sur la chaîne Kedistan (01/01/2017)

     

     

    [19 décembre, Télérama] Adèle Haenel lit une sélection de textes

     

     

     

    [12 décembre à 20h] Soirée de soutien à la Maison de la poésie (Paris 3e)

     

    Soirée de soutien et de solidarité à Aslı Erdoğan, soutenue par le CNL et en présence, notamment, de Mine Aydoslu, la mère d’Asli Erdoğan, Françoise Nyssen, Présidente d’Actes Sud, Timour Muhidine, son éditeur, Yiğit Bener, écrivain, traducteur et interprète turc, Pierre Astier, son agent littéraire, Emmanuelle Collas, directrice des Editions Galaade et Selin Altiparmak, comédienne. Cette soirée sera animée par le journaliste Christian Tortel et la comédienne Sophie Bourel lira des textes du recueil à paraître le 4 janvier, Le Silence même n’est plus à toi.

    Diffusion également d’un film d’animation d’Eren Topcu, Chroniques du fascisme, AUJOURD’HUI.

     

     

    [décembre-janvier] Lectures

    Le 13 janvier 2017 à 18h, La Libairie L’Esperluète à Chartres organisera une lecture de textes.

    Le 12 décembre 2016 à 17h, La Machine à Musique à Bordeaux organisera une lecture de textes.

    Le 12 décembre 2016 à 18h, à l'espace LCause à Brest : Les comédiens Genneviève Robin, Guy Abgrall et Françoise Bachelier liront des extraits du Bâtiment de pierre, accompagnés au violoncelle par Marie-Pierre Pinard.

    Le 11 décembre 2016 à 16h, La Librairie Maupetit à Marseille accueillera le collectif « piedebiche » pour une lecture d’extraits du Bâtiment de pierre ainsi qu’une projection photographique.

    Le 10 décembre 2016 à 17h, au Théâtre de la Bastille à Paris, la comédienne Clotilde Hesme donnera une lecture du Bâtiment de pierre d’Asli Erdoğan.

     

     

    [décembre] Lire pour qu'elle soit libre

    Dans les librairies suisses, du 1er au 24 décembre, tous les jours à 18h, lectures publiques du Bâtiment de pierre d'Aslı Erdoğan. Une initiative de l'association La Maison éclose, avec le soutien de Amnesty International​.

     

     

     

     

    [novembre] Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, dans le cadre d’un entretien accordé à Livres Hebdo le 10 novembre, a qualifié « d’intolérable » son maintien en détention.

     

     

    [octobre] Allocution de soutien à Aslı Erdoğan, lue à la Foire du livre de Francfort, le 19 octobre 2016

    « Evet, Aslı yalniz degilsin. Yalnız kalmayacaksin. Oui, Aslı, tu n'es pas seule.

    Aucun auteur ne mérite d'être jeté en prison à cause de ses écrits.

    Personne n’ignore que ce fut le cas, au long du siècle précédent, dans beaucoup de lieux au monde, mais qui pouvait imaginer que cela arriverait de nouveau, il y a deux mois, à une romancière, en Turquie ? Aslı Erdoğan, écrivaine centrale de la littérature turque, collaboratrice de différents journaux sur le thème des minorités, a fait la preuve de son courage : elle s'est engagée du côté des opprimés et n’a cessé de dénoncer les défaillances de l'État.
    Tout en accomplissant son œuvre de romancière et de nouvelliste (mais sans se contenter de rester à sa table d'écrivain) elle a pris le parti des oubliés et des faibles, déchirés entre les guerres, le terrorisme et la répression de l'État. C'est sa fierté.
    Qu'aimons-nous en elle ? Il semble que l’on ait oublié ses qualités et son talent d'écrivaine, pour se focaliser sur la prisonnière. Quand elle apparut, au début des années 90, sa voix a été immédiatement perçue comme d'une originalité remarquable.
    Puis, à travers ses romans, et nouvelle après nouvelle, elle a imposé sa “petite musique”.
    Elle a toujours innové, et continue, ce qui n'est pas le moindre de ses talents, à travers ses oeuvres de fiction, introduisant des portraits de femmes issues de tous les niveaux de la société, femmes en souffrance et en décalage avec leur environnement social, avec les comportements attendus, étranges voyageuses au Brésil ou dans la Mitteleuropa. Elle a inventé des paysages nouveaux en bordure du monde, comme celui que traverse le groupe de trekkers dans le récit Les Oiseaux de bois (Tahta Kuşlar).
    Nous découvrons aujourd'hui ses articles écrits avec force et poésie, dont certains parurent dans le journal auquel elle est accusée d’avoir contribué. Puissamment politiques, profondément critiques et totalement convaincants !

    Mais le plus important, c'est de redire que ses articles n'ont rien à voir avec l'écriture militante ordinaire.
    Ce sont de purs bijoux, une poésie en prose sur un paysage de souffrance et de terreur.
    Parfois, ses textes approchent l'écriture apocalyptique et somptueuse des poèmes de Rilke, auquel elle fait si souvent allusion et que si souvent aussi elle cite.

    La Turquie vaut mieux que l'image que nous avons d'elle. Quoique problématique à plusieurs titres, ce pays n'a jamais cessé de donner de nouvelles générations d'auteurs et d'artistes qui ont, à travers leurs ambitions créatrices, combattu pour exister, pour imposer de nouvelles formes littéraires et défendre leur vision de l'humanisme. C'est pourquoi nous déplorons que ce pays dont nous avons, en tant que maison d'édition, promu la littérature depuis 15 ans, le pays dont nous continuons de soutenir avec foi la littérature, le pays qui régulièrement se plaint de sa mauvaise image à l'étranger, en est arrivé à ce point. Insensé, et cruel.
    Nous savons que les conditions de sa détention, loin de s'être améliorées, ont au contraire empiré.
    La meilleure chose que ses amis et ses éditeurs étrangers peuvent faire est de continuer d'exiger sa liberté. Des voix s’élèvent depuis la Turquie la Norvège, l'Italie, la France, l'Allemagne, la Pologne (et sûrement d'autres encore) et elles ne se tairont pas : nous réclamons le retour d'Aslı Erdoğan à une vie normale, il n'y a pas d'autre solution.
    Et nous ne baisserons pas les bras. »

    Timour Muhidine, directeur de la collection Lettres turques

     

    À l'initiative de l'agent Pierre Astier, une cinquantaine de professionnels du livre se sont réunis dans l'un des salons de la Foire de Francfort, mercredi 19 octobre, pour affirmer leur soutien à Aslı Erdoğan, emprisonnée à Istanbul depuis le 16 août.

    [Lire l'article sur Livres Hebdo]

     

     

    [août] La romancière turque Aslı Erdoğan arrêtée et incarcérée

    Aslı Erdoğan, l’une des voix les plus importantes de la littérature turque contemporaine, a été arrêtée à son domicile dans la nuit du 16 au 17 août.

    Romancière et nouvelliste, Aslı Erdoğan (dont le patronyme, courant en Turquie, n’a pas de lien avec le président du pays) est également une intellectuelle engagée, membre de la rédaction de Özgür Gündem, un quotidien soutenant les revendications des Kurdes, et dont la 8ème cour criminelle d’Istanbul a ordonné le 16 août, la fermeture et l’arrestation de ses collaborateurs.

    Mise en garde à vue au Bureau de lutte contre le terrorisme de la Sécurité turque, puis transférée à l’hôpital, certainement à la suite d’un malaise, Aslı Erdoğan a été déférée au tribunal le 19 août sur la base de trois chefs d’accusation : « propagande en faveur d’une organisation terroriste », « appartenance à une organisation terroriste », « incitation au désordre ».

    À ce jour, Aslı Erdoğan a quitté la garde à vue et a été placée en détention dans la prison stambouliote pour femmes, Barkirköy.

     

     

     

    « En ce qui concerne les écrivains, on s’interroge encore plus : pourquoi s’en prendre à ces voix sincères et talentueuses qui font honneur à la culture turque d’aujourd’hui ? Cela ne rapportera rien, c’est un mauvais calcul et une publicité désastreuse pour un pays qui se plaint toujours de souffrir d’une image négative. Et puis, méfiez vous des femmes fragiles ! Aslı Erdoğan ne l’est qu’en apparence et ce n’est pas demain qu’elle cessera de porter un regard critique sur le monde. »

     

    Timour Muhidine, enseignant à l’INALCO, directeur de la collection “Lettres turques” chez Actes Sud, extrait d’un article paru dans Le Monde diplomatique, le 19 août 2016.

     

     

    Aslı Erdoğan, née en 1967, vit à Istanbul où elle intervient dans le champ politique, notamment pour défendre les droits de l’homme.

    Physicienne de formation, elle a travaillé au Centre européen de recherches nucléaires de Genève. Elle a vécu et travaillé deux ans à Rio de Janeiro.

    Actes Sud a publié La Ville dont la cape est rouge (2003), Le Mandarin miraculeux (2006), Les Oiseaux de bois (2009) et Le Bâtiment de pierre (2013).

    Le 4 janvier 2017 paraîtra Le silence même n'est plus à toi, recueil de chroniques traduites du turc par Julien Lapeyre de Cabanes. Ce recueil rassemble vingt-neuf textes d’Aslı Erdoğan parus au cours des dix dernières années dans le journal Özgür Gündem, quotidien soutenant les revendications kurdes et dont la 8ème cour criminelle d’Istanbul a ordonné le 16 août, la fermeture et l’arrestation des collaborateurs. Ces chroniques politiques, réflexions sur l’écriture et l’exil, essais sur les actions gouvernementales, les pesanteurs archaïques et les clichés à l’œuvre dans la vie quotidienne en Turquie, éclaireront le profil d’essayiste engagée d’Aslı Erdoğan et permettront de comprendre pourquoi l’auteur, victime de la chasse aux sorcières déclenchée en juillet 2016, est actuellement en prison. Son écriture toujours soignée et traversée de fulgurances poétiques trouve ici un autre terrain d’expression que le roman, non moins convaincant.

    Le recueil Je t'interpelle dans la nuit (en version bilingue turc-français) est quant à lui publié aux Editions de la MEET (Saint-Nazaire) en 2009. Lauréate de nombreux prix, elle est également traduite en anglais, allemand, italien et suédois, norvégien et arabe et incarne le rayonnement de la nouvelle littérature turque, celle de la génération d’après Orhan Pamuk. Elle figure aux côtés de cinq autres auteurs dont Yachar Kemal et Orhan Pamuk, dans un documentaire tourné par Osman Okkan pour ARTE. 



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